jeudi 24 juillet 2008
L'ultime, le final, le suprême...
Cher Serge, c’est grâce à vous que je poste cet ultime post… Et oui, pour ceux qui se souviennent encore de la petite Mélanie et de son amour littéraire, je viens déposer ici quelques fraîches nouvelles. Tout d’abord, le profil ci-contre est passé chez un visagiste et résume assez bien cette année loin de vous tous. Ne criez pas au sacrilège parce que je n’y parle point d’écriture, de mots baladeurs, de pensées sur papier… Oh les inconscients que de parler de « gâchis » que je ne mette plus la main à la plume ! Comment oserais-je ? Comment pourrais-je ? M’en empêcher ? Je reste moi ! J’aime écrire ! Je n’ai ni le temps de lire, ni celui de regarder des films, que critiquer ici? Sur un plateau d’argent, et par un besoin pressant (ne consistant pas en une miction résiduelle), m’a été livré un petit carnet relié. Et bien oui les amis, j’écris un journal ! Le seul bémol est qu’il est si secret qu’il n’est livré à personne, et que frasques et jeux de mots restent dans l’ombre d’un tiroir. Bah, d’autres en ont édité ! Ma vie n’est pas passionnante mais LA vie, elle, l’est, et chaque jour il y a de quoi en dire… Regardez, le soleil brille.
Et pour vous Serge, un petit dessin… J’en ai fait d’autres. L’un des cadeaux offert par la médecine… L’on apprend à savourer le galbe d’une hanche, la beauté d’un corps… nu… Qu’en pensez-vous ?
lundi 9 juin 2008
Bonsoirrrr. Bonjour. J’hésite. Ecrire, ne pas écrire ? Laisser ce site dans son sommeil profond de Belle au bois dormant ? Arf je suis tentée. J’ignore si j’ai envie de reprendre cela. Je vois que ledit site poursuit sa lancée grâce à de fidèles élèves ou autres explorateurs, tant mieux mais de mon côté je crois que j’ai quitté le bateau trop longtemps pour chercher de nouveau à prendre la barre. Alors, amis du soir, de la journée (et les autres) je vous annonce la « poursuite de la fin » de Mon aire de repos. Si le cœur m’en dit un de ces cinq peut-être. Que votre vie soit belle, fleurie et bénie de Dieu. Ah si, attendez avant de partir, quelques mots de Jean-Loup Chiflet, Les mots qui me font rire, extraits. « Vous aimez un peu ? C’est une amourette, un penchant, un badinage, une bagatelle, une fleurette, un béguin, un batifolage, une bluette, un caprice, du marivaudage. Beaucoup ? C’est une liaison, un engouement. A la folie ? Une passion. » Français : le meilleur des amants !!! ^^
vendredi 14 septembre 2007
Hypothèque… Hypocondrie ?
Ne cherchez pas d’interprétation du titre, c’est un peu comme la psychologie du pathologique ou la pathologie du psychologique… c’est subtil ^^. Petit interlude, intermède dramatique, lyrique, et théâtral … Allez, bientôt en librairie (donnez moi des adresses), mais après tout, qu’est-ce que cela change ? « On s’en fout », il y a bien plus important cette année…
Bonsoir, au plaisir…
lundi 27 août 2007
Epitaphe... ou non.
Cheveux épars sur le sol, cartons ébranlés, agitation de la main, au revoir murmurés, le frémissement, l’inconnu du départ… à la guerre ? Ma chevelure au bas des omoplates m’a quittée pour des faux airs de Cléopâtre et j’en suis à me demander gravement, si, comme des auteurs l’on déjà fait je ne vais pas rédiger une épitaphe… Mais non, pas la mienne, si je pars à la guerre c’est en conquérante et non en victime, je l’espère. Et cependant il me le faut bien, hélas, ce sera l’épitaphe d’une bouffée de liberté qui était destinée à une belle vie mais qui court le risque de se faire faucher pour la science…
Comment dit-on déjà ?
Ci-gît la regrettée Aire de Repos
Déversez pour l’usage,
Quelques larmes
Sur cette âme élevée
Mais pas trop,
L’humidité pourrait lui faire prendre froid…
Oui mais non, après je vais être triste… On ne tue pas une part de son esprit comme Harry a pu détruire les Horcruxes… Bref, quelle version plus joyeuse ?
Epitaphe temporaire :
Ci-gît Aire de repos,
Le temps d’une promenade
De quelques saisons.
Ne daignez pas vous signer
La littérature la ravira avant la mort…
Et bien, voilà qui est mieux ! Vous l’aurez compris, je vais laisser ce site le temps de réussir ma première année de médecine. Bien à vous tous ! Que chaque jour vous soit beau !
dimanche 26 août 2007
Spellman & Associés, Lisa Lutz.
Peut-être est-ce là la fin de mes lectures de l’été et, accessoirement de l’année, mais ne faisons pas de mauvaise foi… Donc, aujourd’hui, fin de Spellman & Associés par Lisa Lutz. On l’annonçait comme un mélange entre humour et suspense qui a fait craquer Hollywood, et bien, je le comprends bien ! Izzy Spellman est saisissante de réalisme, à elle seule elle collectionne les bourdes et considère chacun de ses petits-amis comme futur-ex… Sa famille est aussi pour le moins peu ordinaire et encore plus « fêlée », et chacun d’entre eux excelle dans l’art d’espionner, filer, faire chanter les membres de leur famille de préférence… Quelle vie à cent à l’heure que celle de ces détectives…
Plus en détails, Izzy a 28 ans « au moment des faits », elle tombe amoureuse du « futur ex », Daniel, un chirurgien-dentiste, profession faisant terreur à ses parents.
Izzy est imparfaite, normal, elle est normale. Par contre cela ne semble pas être le cas de son frère aîné, David. Lui, il a tout, il est beau, intelligent… et a réussi à quitter l’affaire familiale pour devenir un brillant avocat. Longtemps il s’est cru responsable de sa sœur et se montrait plus que gentil, seulement en grandissant, il s’est…déresponsabilisé disons et n’hésite pas à faire des remarques croustillantes qui font bien rire le lecteur à notre pauvre Izzy.
Puis il y a Rae. Rae a quatorze ans et « c’était une erreur » comme nous le fait remarquer Izzy. Rae, elle est bien lancée dans l’espionnage, elle excelle lorsqu’il s’agit de filer sa sœur pour rendre des comptes aux chefs de l’agence, c-à-d maman, papa. Aussi c’est une parfaite petite « arnaqueuse », avec elle tout fonctionne dans les transactions des dessous de tables, elle ne connait pas la gratuité d’un bon geste.
Et aussi, Oncle Ray peuple souvent les pages. Once Ray menait une existence exemplaire au niveau de son hygiène, pas d’alcool, pas de tabac, une seule femme. Bref, un ange. Et il eut un cancer, chimio, phase terminale… Et alors que tout le monde le voyait mort, le voilà qui guérit. De désespoir, sa femme le quitte. Commence alors pour lui une toute nouvelle existence, s’il eut son cancer avec son ancienne vie, il estime qu’il peut en entamer une nouvelle sans crainte. Et le voilà lancé dans les interminables parties de poker, alcool, tabac et femmes à gogo qui le conduisent souvent à disparaitre des jours entiers.
Puis les parents Spellman qui s’inquiètent pour leurs enfants, enfin surout pour Izzy et qui n’hésitent pas à la filer, la mettre sur micro, entravant à chaque instant le principe de «vie privée ».
Bref, vraiment exquis pour se détendre. Un exemple ? Et cela dans l’une des toutes premières pages :
Isabel. 8ans. Interrogée par son père.
« Isabel, tu t’es bien faufilée hier soir dans la chambre de ton frère pour lui couper les cheveux ?
- Non.
- Tu es sûre ? Tu as peut-être besoin d’un peu de temps pour te rafraîchir la mémoire ?
- Couper les cheveux ? Ah bon ?
- Tu les connais ces ciseaux ?
- Ils pourraient être à n’importe qui.
- Oui, mais on les a retrouvés dans ta chambre.
- C’est un piège. »
samedi 25 août 2007
Koh-Lanta : Ah parce qu’ils n’ont pas honte ?
Bonjour à tous ! Comment vont les affaires ? Bon alors, comme cela fait quelques temps que je n’ai pas fait de petit coup de tête ici (il faut dire que les vacances sont drôlement pacifiques), j’estime que le jour est arrivé. Hier soir, un ‘tit frère très enthousiaste me demanda de rester à ses doux côtés alors qu’il regardait la télé. C’est fou, à son âge de p’tit-grand bonhomme, il gère mieux son emploi du temps que moi. Par exemple, pendant les vacances et quand la bénédiction de maman a été faite il sait que, le soir, il regarde la télé. C’est comme ça. Pas les questions de « ô et ce livre que je n’ai pas terminé ? », « ce compte-rendu que je dois faire pour quelqu’un ? », « Ce film que j’ai sur mon ordinateur et que je n’ai pas encore vu ? », il sait.
Donc, c’est paresseusement installés que nous avons regardé Koh Lanta, rejoins par maman. Comme p’tit frère a suivi avec alacrité et aisance tous les épisodes et qu’il se faisait une obligation de me tenir informée, j’avais en ma connaissance quelques têtes : le jardinier Grégoire, Adrien, Laurent, Simon, Jade… Puis j’aimais bien Grégoire car je trouvais que c’était vraiment le type même de l’aventurier qui est là pour le jeu et qui a un bon esprit. Et là BAM, la seule fois où je regarde voilà que j’assiste à des monticules de mésententes dans le genre « sa tête ne me revient pas »… Et l’esprit de jeu ? L’osmose que l’on peut voir dans des jeux d’équipes comme Interville (parce que ‘tit frère a aussi vu un épisode d’Interville l’autre jour) ? Où qu’elle est ? On se le demande bien… A croire que de manque d’aliments, chacun a fini par engloutir sa part d’humanité. L’on donnait naissance à une équipe blanche et au final l’on entend « Je nomme X parce que les Rouges éliminent les Jaunes ». Au moins cela a le mérite d’être clair.
Et Grégoire est parti, voilà, l’aventurier est parti car justement aventurier il l’était dans l’âme et était « trop fort ». Charmant, il méritait de continuer l’aventure et fut éliminé par des « Je n’avais aucune affinité envers lui », oui et alors c’est un bon argument ? « Je le fais contre moi », mais bien sûr, dans la vie on ne fait pas les choses malgré soi, surtout dans ce cadre. « Bon vent », grrrrr ! Pffff cela m’énerve de voir si peu d’esprit. Pauvre Greg, qu’il fasse bonne route…
mardi 21 août 2007
Harry Potter and the Deathly Hallows : SCOOP, SPOILLERS la fin des fins.
Bonsoir à tous ! Certes j’ai tardé plus qu’il n’était nécessaire pour dévorer Harry Potter and the Deathly Hallows… Mais j’ai la meilleure des excuses : Dieu a voulu qu’une journée ne dure que 24 heures, alors…
Chers lecteurs, je ne voudrais pas dévoiler ici tout le croustillant de la plume de JK Rowling pour ceux qui, comme moi, tiennent à
PRESERVER LE SECRET
FERMEZ LES YEUX
SUR CET ARTICLE!!!
Allez, ainsi tout le monde est content, vous patientez, frémissant jusqu’en octobre pour la version française, ceux qui l’ont lu, nous aurons beaucoup à nous dire, et moi, je garde une trace écrite du passage de Harry Potter and the Deathly Hallows dans ma vie littéraire !
Tout au scoop ! Un résumé bien garni !
Si vous souhaitez réellement lire ce qui suit, et que vous en acceptez les conséquences, allez-y… Mais je vous le répète, après le mystère n’en sera plus un…
Au commencement, évidemment, les journaux font du bruit sur la mystérieuse mort de Dumbledore, seul sorcier craint par He Who Must Not Be Named. Et c’est une véritable épopée sur une vie bien remplie. On retrouve Rita Skeeter et sa scandaleuse plume qui déchaîne les ragots… Par delà les intox, bientôt la vérité sur la famille Dumbledore transparait. La mère d’Albus mourut tôt, laissant trois enfants. Deux sorciers et une petite qui, terriblement choquée après un incident de rue ne fut plus à mène de contrôler ses pouvoirs. Déferlante de cataclysmes, enfer vivant pour les deux frères qui ne pouvaient lutter contre l’autodestruction de leur propre sœur. Lors d’une violente dispute entre eux, Alberforth s’emportant sur les fréquentations de son frère Albus qui entendait bien fonder un code-moldus, la jeune fille est accidentellement tuée. Voilà pour le premier scoop, Dumbledore ne fut pas toujours ce vieillard calme aux yeux pétillants d’intelligence. Ajoutons à cela que la fougue de ses dix-sept ans ne fut pas un exemple de sagesse, le passage où il entend dominer les moldus est particulièrement choquant car l’on ne le pensait pas tant obsédé par le pouvoir. Il se justifiera.
Ensuite, vu le dramatique de la situation, les moindres recoins contrôlés par les Mangemorts et les catastrophes naturelles mais pas tant que ça s’enchainant, continuer de résider au 4 Privet Drive pour les Dursleys aurait véritablement été suicidaire, leur lien avec le célèbre Harry Potter plus indéniable que jamais. De facto, les membres de l’Ordre du Phénix organisent le départ de la famille. On assistera alors au premier moment d’humanité visible. Alors que Vernon affichait un dédain parfait envers Harry, l’un des membres de l’Ordre s’en étonne, ce à quoi Harry répond qu’il a toujours été considéré comme de la vermine. Et là, ô magie, Dudley qui l’interrompt ‘I don’t think you’re a waste of space’. Bingo ! Pas trop tôt ! Et s’ensuit une poignée de main entre les deux jeunes hommes, ponctuée par un ‘See you, Harry’ de Dudley et un ‘Take care, Big D.’ de Harry. J’en avais les larmes aux yeux, si si. Et Pétunia qui lorsqu’elle passe devant Harry s’arrête et s’apprête à parler puis finalement s’en va sans un mot… Delicious !
Après, bon, je ne fais pas dans les détails, on se trouve en présence de sept Harry identiques, dans le but de tromper les Mangemorts. Intersection de Harry, alias Georges avec des disciples mal intentionnés qui lui feront perdre une oreille. Maugrey Fol-œil ne reviendra pas de l’expédition, de même qu’Hedwige.
Quelques temps après, première rencontre entre Harry et Ginny, mais il n’est plus question de la légèreté du tome 6. Un autre moment d’intimité leur fera partager un baiser qui sera surpris par Ron. Ce dernier avertira Harry qu’il n’entend pas faire souffrir sa sœur. La situation n’est que re-clarifiée pour Harry.
Mariage tant attendu entre Bill Weasley et Fleur Delacour, après celui de Lupin et Tonks. Harry est déguisé en cousin lointain des Weasley de sorte que l’on ne le reconnaisse pas. Victor Krum, en déplacement pour l’occasion s’approche pour demander une danse à Hermione. C’est sans compter sur Ron qui s’empare de la main de cette dernière car toutes les danses lui sont accordées à lui et lui seul. Enfin, le petit Ron se bouge. Du coup, Krum demande qui est cette charmante jeune fille qui danse un peu plus loin. Ginny. Harry déclare qu’elle voit quelqu’un, un type jaloux, un bon morceau et qu’il ne voudrait sûrement pas s’y frotter… Au moins voilà qui est fait.
Blablabla, on apprend la légende des reliques de la mort, d’où le titre lors de la rencontre de nos trois sorciers chez le père de Luna (dont la fille a été enlevée par les Mangemorts qui savaient qu’Harry contacterait Mister Lovegood, dans le but d’un échange). Conte pour enfants sorciers, comme nous avons eu Cendrillon et Blanche Neige, c’était l’histoire de trois frères à qui la mort avait décidé de faire un cadeau. Le premier demanda une baguette qui vaincrait toujours, le second une pierre qui ferait revenir les morts et le troisième enfin, un moyen d’avancer sans être vu. Le premier rejoignit le premier village et gagna une bataille contre un sorcier redouté, il partit dans la forêt et, fatigué, s’endormit. On lui vola sa baguette et on le tua, la mort avait gagné le premier des frères. Le second demanda à voir celle qu’il aimait, et il se tua pour la rejoindre. La mort eut le second des frères. Le troisième quant à lui, il « foutu le camp » bien loin avec sa cape d’invisibilité qu’il légua après à son fils… Tadam, légende ? Non, et c’est parti pour la recherche des deux éléments manquants, Harry possédant déjà la cape.
On apprendra la grossesse de Tonks par un Lupin dans un sale état. Il annoncera avoir quitté Tonks de peur que l’enfant ne devienne comme lui un loup-garou, et de crainte de ne pas être un bon père. Harry, outré lui répondra par des mots bien choisis. Lupin s’en ira profondément fâché, après avoir sorti sa baguette. Plus tard, il avouera par radio son tort. Leur enfant aura dès la naissance des cheveux violets…
Ron disparaitra quelques temps, laissant Harry et Hermione seuls, n’oublions pas sa terreur des araignées, il n’y avait pas d’araignée, mais il eut peur tout de même. La découverte des Horcruxes dans le tome 6, objets magiques contenant une part de l’être du grand méchant de l’histoire annonçait une belle suite. Et en effet, ce septième volet est avant tout consacré à leur recherche, afin de mettre fin aux trop nombreux jours de He Who Must Not Be Named. Cette folle poursuite conduira nos trois amis dans les mains des Mangemorts où Hermione sera sauvagement torturée par Bellatrix, pendant que Ron, Harry se retrouveront dans une cellule avec trois autres personnes dont Luna, Ollivander (le marchand de baguettes). Grâce à Dobby et son don d’elfe de maison qui lui permet de se volatiliser, ils parviendront tous à s’échapper, saisissant Hermione, la baguette de Drago Malefoy (le sale gosse) et celle de Bellatrix au passage. Harry à qui Hermione avait par mégarde cassé sa baguette (horreur !!!) quelques pages plus tôt trouvera le substitut de sa baguette dans celle du jeune Malefoy. Dobby y perdra sa vie. Les elfes de maisons sont bien redorés ici, même le sacré Kreattur, qui a toujours fait ses commentaires à voix haute aidera son nouveau maître Harry, et étrangement de gaieté de cœur. Il n’est pas celui que l’on croyait.
Il est utile de signaler qu’Harry, Ron et Hermione ne retourneront pas à Poudlard à la rentrée. Ils regagneront le château que pour l’ultime bataille. Des pages qui défilent. Les voilà donc au château. Sa présence est signalée aux Mangemorts, on les sait en route, accompagnés par He Who Must Not Be Named. Les élèves sont évacués par une McGonagall forte d’esprit qui gère tout comme à son habitude. Poudlard résonne désormais de la voix du Lord qui annonce qu’il ne ferra de mal à personne si Harry lui est livré. Les Mangemorts pénètrent dans le château. Début des combats, Ron, Harry et Hermione sauve Draco Malefoy de la mort à deux reprises. Fred meurt, bientôt rejoint par Tonks et Lupin (tiens, cela ne vous rappelle rien, qui laisseront Teddy, leur fils…), et l’on se sent triste car on s’y était attaché depuis le temps. Pendant ce temps, Voldemort est assis dans une salle, avec son serpent Nagini et Rogue. Il ne se bat pas car sait qu’Harry viendra de lui-même (Nagini est un Horcrux). D’un geste dépourvu, comme à son habitude d’humanité, il lance Nagini sur Rogue. Dumbledore était le légitime possesseur de la baguette à tout vaincre, Rogue l’ayant tué il en devenait le maître, en le tuant à son tour, la baguette lui appartenait donc de droit. Caché sous sa cape d’invisibilité Harry assiste à la scène. Voldemort quitte les lieux, Harry s’approche de Rogue, ce dernier lui tend un flacon contenant ses pensées et lui demande de le regarder une ultime fois. Harry se rend à l’ancien bureau de Dumbledore et se plonge dans les pensées de Rogue grâce à la pensine. Le moment où j’ai le plus pleuré je crois, j’ai toujours adoré Rogue. On apprend tout, on comprend tout. Trois enfants jouant ensemble, Severus, Lily, Petunia… Plus tard, découverte par Lily et Severus d’une lettre écrite par Petunia à Dumbledore qui le prie, comme sa sœur et leur voisin de lui permettre d’aller à Poudlard (voilà pourquoi Dumbledore connaissait Petunia !). Plus tard encore, une amitié plus qu’immense entre deux jeunes sorciers de deux maisons différentes, Lily et Severus inséparables. Les années passent, Severus déteste l’arrogant Potter qui lui vole sa bien aimée. Voilà l’origine de tout, Severus a toujours été amoureux de Lily… Nuit du meurtre des parents d’Harry, Rogue est dans le bureau de Dumbledore, brisé, il a perdu celle qu’il aimait. Il jure qu’il défendra la vie du garçon qu’elle a laissé comme la sienne. Bien des années après, Dumbledore a la main brûlée, son corps est en train d’être empoisonné lentement. Rogue est à bout de nerfs, il annonce à Dumbledore que ce dernier ne va pas survivre au poison, et qu’il a un an tout au plus. Fin de l’année, Dumbledore a dit à Harry ce qu’il fallait, il meurt en ayant choisi sa mort, le Avada Kedavra lancé par Rogue ne fait rien sur un corps déjà sans vie. Rogue s’engage à mettre Harry sur la voie des Horcruxes, sans jamais se montrer. Sa vie il l’aura consacré à son unique amour, Lily, grâce à l’aide de Dumbledore. Son patronus était une biche, comme celui de Lily autrefois…
Harry sent que s’il ne rend pas il perdra ceux qu’il aime. Il se dirige vers la forêt
interdite où Voldemort lui a donné rendez-vous. Dans sa poche, le vif d’or que lui avait laissé Dumbledore et son message « je ne m’ouvre qu’à la fin ». Harry annonce que voilà la fin, qu’il va mourir, le vif d’or révèle la pierre de résurrection. C’est accompagné par l’image de sa mère, son père, Sirius et Lupin qu’il se dirige vers Voldemort. Ce dernier lance un Avada Kedavra sur Harry. Silence. Harry voit Dumbledore, il ne connait pas cet endroit. Ils se parlent, Dumbledore pleure, il lui explique tout. Harry demande s’il est mort, Dumbledore répond par la négative. Que c’est-il passé ? Harry était le dernier des Horcruxes, en tentant de le tuer, Voldemort a en réalité tué la part de lui qui se trouvait dans Harry. Voldemort le pense mort, il somme à Narcissa Malefoy d’aller vérifier, elle entend battre son cœur. Dans un murmure elle lui demande si son fils est vivant, il acquiesce. Elle se relève et annonce la mort de celui qui avait survécu… Précédés par Voldemort, les Mangemorts retournent au château annoncer la nouvelle. Eh eh mais Harry n’est pas mort, dans un moment d’inattention il se couvre de sa cape. Voldemort comprend son erreur. Par la suite vient l’affrontement final, et quelle belle issue, la baguette choisit son maitre… C’est la fin de Voldemort.
Et le fameux dix-neuf ans plus tard… Contre toute attente, Harry vit avec Ginny, ils ont trois enfants, l’aîné James, la petite Lily, et Albus Severus. Ce dernier, avant sa première rentrée à Poudlard s’inquiètera d’être à Serpentard, ce à quoi son père, Harry, répondra : « Tu as le nom de deux directeurs de Poudlard. L’un d’entre eux était à Serpentard et c’était probablement l’homme le plus brave que j’ai jamais connu». Divin. Enfin, notre Ron aura compris, il est désormais marié à Hermione et ont deux enfants, Hugo et Rose… A la gare de King Cross, Draco Malefoy saluera nos amis d’un hochement de tête, accompagné par sa femme et son fils. Ron glissera un discret « Sois certaine de le battre à tous les tests, Rosie. Remercie Dieu d’avoir hérité du cerveau de ta mère… » à sa fille. Quant à notre Neville, héroïque face à Voldemort, il sera devenu ce à quoi on le destinait : Professeur de botanique… Et Teddy Lupin, la vingtaine d’années semblerait bien attiré par une certaine Victoire, cousine de la nouvelle famille Potter (James les aurait vu s'embrasser)… Victoire, nom français, ne serait-ce pas la fille de Fleur et Bill ? …
Tout est éclairci ? Pas tant que cela, peut-être pourrions-nous espérer une suite ? Que font nos héros dans la vie? Harry voulait être Aurore... Comment, après tous les tableaux faits de James, Lilly a-t-elle pu l’épouser ? Et Ron qui, regardé par des élèves de Poudlard à la gare s'écrie "C'est moi qu'ils regardent, je suis très célèbre"... Mystère...
Et voilà la fin des aventures de nos sorciers préférés. Qu’ils soient heureux. Be happy ! Ils vont me manquer à n’en point douter…
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La fille coupée en deux, par Claude Chabrol.
Parce que le cinéma c’est important… Je profite de l’occasion pour remercier Edouard qui m’a conduite à voir le film La fille coupée en deux.
La trame s’inspire d’un fait divers, qui a défaut d’être d’actualité, fut retentissant. En 1906 un célèbre architecte qui aimait les jeunes femmes fut assassiné alors qu’il assistait à un spectacle. L’assassin, un playboy millionnaire était l’époux d’une ex-maitresse de l’architecte. Et oui, les crimes passionnels ce n’est pas nouveau…
Voilà pour le squelette de l’histoire…historique. La clarification étant faite, nous pouvons désormais aborder le film. Gabrielle Deneige (Ludivine Sagnier) est une jeune femme qui, comme Blanche-Neige a croqué dans une pomme, croque à pleines dents dans la vie. Sa présence séduit tous ceux qui l’entourent. Un jour, alors que Charles Saint-Denis (François Berléand), célébrissime écrivain qui excelle dans l’emprunt des mots aux autres, abattant avec dextérité ses cartes, heu des citations (tiens, cela me rappelle quelqu’un…) dédicaçait l’un de ses livres, il fait la connaissance de Gabrielle. La jeune femme au nom d’ange s’éprend immédiatement de lui. Il a la cinquantaine passée, elle a tout juste vingt ans, elle est innocente, il est un peu pervers. A son sens il lui apprendra la vie, et après lui avoir offert une rencontre échangiste pour son anniversaire, s’en ira sans laisser d’adresse. Brisée, Gabrielle refusera de se nourrir et de sortir. Surgit alors une ancienne rencontre, Paul Gaudens (l’excellent Benoît Magimel), héritier milliardaire et amoureux qui s’engage à lui redonner goût à la vie. Le personnage est intéressant, c’est le « quéqué » des villes par excellence, préoccupé par son look, mais pas par les
PV qu’il jette négligemment sur la voie publique. Il est le fils à maman, ne respecte rien car il est habitué à avoir tout ce qu’il veut. Et cependant on en tomberait presque amoureux tant Benoît Magimel donne du charme à Paul. Bref, il demande Gabrielle en mariage, ne voyant plus de sens à sa vie, elle accepte. La publication des bans est faite par radio et entendue par Charles. Il reviendra en courant auprès de Gabrielle alors qu’elle est désormais mariée. Par sincérité elle annoncera à son mari, Paul, ce que lui a fait faire Charles, Charles son seul amour. Paul, qui est déséquilibré mais qui le cachait bien sera comme fou. Lors d’une soirée où l’écrivain avait été invité à discourir, il monte sur l’estrade et le tue de plusieurs balles.
samedi 18 août 2007
Une trace de pas, Margaret Fishback Powers.
C’est bercée par l’Ave Maria interprété par Maria Callas que je prends quelques instants pour poursuivre sur le chemin emprunté par ce blog : rapporter tout ce qui m’émeut. En ce samedi 18 août 2007, je tiens à remercier sincèrement une personne qui, par ses mains courant sur un clavier, exhale sérénité et harmonie et m’apporte beaucoup.
Je ne ferai pas vitrine de ma vie et des enrichissantes rencontres que Dieu a mis sur ma route, car je mets déjà suffisamment à nu, je pense, livres et films…
Alors, je vous quitte sur ces derniers mots, appréciez la beauté de ces quelques vers, croyants ou non. « Le beau est toujours étonnant » écrivait Baudelaire…
Une trace de pas, Margaret Fishback Powers
Une nuit, un homme fit un songe.
Il rêva qu'il marchait
en compagnie de Jésus, sur la rive.
À chaque scène, il remarquait une
Double trace de pas dans le sable,
la sienne et celle de Jésus.
Quand la dernière image s'effaça, il repensa aux
Traces de pas et s'aperçut qu'à diverses reprises,
Le long du sentier, il n'y avait
qu'une empreinte de pas dans le sable.
Il se rendit compte que cela correspondait aux
Moments les plus sombres de sa vie.
Il s'adresse à Jésus :
" Jésus, dit-il, tu m'avais dit que tu
M'accompagnerais tout le long de la route.
Mais je constate qu'aux heures
les plus pénibles de ma vie,
je ne puis voir qu'une seule
série d'empreintes sur le sable.
Je ne comprends pas qu'aux moments
où j'avais le plus besoin de toi, tu m'aies délaissé. "
Jésus répondit : " Mon enfant, je t'aime et je ne saurais t'abandonner. Aux jours d'épreuves et de souffrances, quand tu ne vois qu'une seule
trace de pas, c'est qu'alors je te portais. "
vendredi 17 août 2007
L’affaire Dominici, de Pierre Boutron, avec Michel Serrault, Michel Blanc et Thomas Jouannet.
Dans un cadre peut-être peu propice, au beau milieu du contenu de l’intérieur de mes placards, pour le moment étalé sur le sol, je mets la main au clavier, gagnée par l’émotion. Troisième fois déjà que je regarde l’excellent L’Affaire Dominici de Pierre Boutron.
L’histoire, comme bien d’autres tout aussi horribles, est tristement célèbre. Nuit du 4 au 5 août 1952, six coups de feu sont tirés vers 1 heure 10 du matin. Quelques heures plus tard sont retrouvés les corps sans vie de trois anglais, sir Jack Drummond (deux balles), sa femme Anne (3) et leur fille Elizabeth, la tête fracassée par des coups de crosse, borne 32 de la nationale 96, à quelques kilomètres de Lurs et sur les terres de Gaston Dominici. Le commissaire Sébeille (joué par un Michel Blanc hautain et détestable) est chargé de l’affaire. Instantanément, il soupçonne Gaston Dominici (Michel Serrault), ce vieux bougre amoureux de sa Grand-Terre et poussera au
grand jour les vieilles histoires de famille afin de faire avouer son coupable tout trouvé. Abusant de la vulnérabilité du fils cadet, Gustave (Bruno Slagmulder) et de la haine déclarée de Clovis qui se pense détesté de son père, Sébeille amènera les deux fils à accuser leur propre père. Cette affaire fut suivie avec alacrité par plusieurs journalistes, qu’ils soient français ou étrangers. Dans la représentation filmographique, la conscience même du journaliste professionnel est interprétée par le plus beau et le plus exaltant des acteurs français, Thomas Jouannet, qui joue Lukas Fabre. Lukas, dégoûté par les membres de sa profession qui se jettent sur les ragots et les sales histoires comme des lions affamés, transforme cette affaire en une affaire personnelle où il se charge de mettre à jour la vérité. Rapidement, il se prend d’amitié pour le vieux frustre, et l’aide autant qu’il peut, il ne vivra que pour sa défense durant de longues années. Le procès débutera le 17 novembre 1954. Après une douzaine de jours d’audience, où s’accumuleront des aveux grotesques tels que Gaston, 77 ans, ayant possédé Lady Dummond, une défense maladroite et peu loquace, et malgré l’absence de preuve, Gaston Dominici est déclaré coupable, sans circonstance atténuante, donc condamné à la mise à mort. Une contre-enquête fut menée, et en 1957 la peine fut commuée. En 1960, sous ordre du Général de Gaulle, Gaston Dominici fut libéré. Il mourut en 1965 sans que l’on sache exactement son degré d’implication.
Bien, ce film est excellent et bien impliqué. La thèse beaucoup plus ardue selon
laquelle Jack Drummond aurait en réalité été un agent secret à la retraite est celle défendue avec alacrité par Lukas Fabre. L’assassinat des Drummond serait donc lié à des règlements de comptes post-résistance et n’aurait rien à voir avec un conflit familial autour de la grand-terre. De facto, on ressort de ce film avec la sensation d’une énorme erreur de justice, où un innocent aurait servi d’exemple dans des conflits internationaux, patriarche s’accusant pour sauver sa famille. Le crime passionnel, qui fut la thèse officielle à l’époque porte plus du grotesque dans cette représentation, surtout lorsque l’on sait qu’au moment des faits, Gaston avait 75 ans.
NB: En réponse à la question que j'ai remarquée à plusieurs reprises sur internet, à savoir si le personnage de Lukas Fabre a réellement existé. Contrairement à tous les autres personnages du film, Lukas a été inventé. Mais attention, rien de fantaisiste à cela, Lukas symbolise à lui seul tous les journalistes de l'époque ayant défendu l'innocence de Gaston Dominici. Et il faut reconnaitre que voilà là un très beau rôle pour Thomas Jouannet, et un beau clin d'oeil aux journalistes défendant l'honneur de leur profession corps, coeurs, et âmes...
mercredi 15 août 2007
L’alchimiste, Paulo Coelho.
L’on se croirait plongé chez Voltaire et son révolutionnaire Zadig, mais non, c’est en réalité le premier roman, ou plutôt conte philosophique de Paulo Coelho qui nous subjugue dès les premières lignes : L’Alchimiste. C’est l’histoire d’un berger andalou, heureux de la communication qu’il entretient avec ses moutons qui, à la suite d’un rêve, décide de partir à la recherche d’un trésor au pied des Pyramides. Il entreprend ce long voyage, où il apprendra à écouter les voix de la sagesse, grâce au désert et à l’Alchimiste qu’il rencontrera dans une Oasis. Véritable expérience cathartique, son cœur deviendra son premier guide sur le chemin qui mène au bout des rêves.
Absolument instructive, cette part absolue de philosophie vous conduit à croire en vos objectifs, et avant tout en vous. Il suffit de le vouloir, le monde jouera en votre faveur. A chacun sa Légende Personnelle et ses outils… « Mektoub »… « C’est écrit »…
De simples mots luttent à dépeindre la philosophie de vie proposée, pour cela, comme je l’ai déjà fait pour d’autres romans, je reprendrai quelques citations. Bonne lecture.
« Il existe un langage qui est au-delà des mots. »
« C’est [mon rêve] qui me maintient en vie. C’est ce qui me donne la force de supporter tous ces jours qui se ressemblent. […] J’ai peur de réaliser mon rêve et n’avoir ensuite plus aucune raison de continuer à vivre. […] Mais j’ai peur que [le réaliser] ne soit qu’une immense déception, de sorte que je préfère encore me contenter de rêver. » => Ce passage est incroyable, il résume admirablement ma dynamique dans un certain domaine… Dernier exemple en date, regard d’alias Alfred, ne pas lui avoir parlé avant le dernier jour de peur que la personne soit différente et destructrice de l’admiration que je lui accordais.
« Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »
« Notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites par la même Main. »
« Les livres sont tout à fait comme les caravanes. […] Elles font beaucoup de détours, mais se dirigent toujours vers le même point. »
« Si tu peux demeurer toujours dans le présent, alors tu seras un homme heureux. Tu comprendras que dans le désert il y a de la vie, que le ciel a des étoiles, et que les guerriers se battent parce que c’est là quelque chose d’inhérent à la vie humaine. La vie alors sera une fête, un grand festival, parce qu’elle est toujours le moment que nous sommes en train de vivre, et cela seulement. »
« Pourquoi un revolver ? demanda le jeune homme _ Pour m’aider à me fier aux gens, répondit l’Anglais. »
« Le courage est la vertu majeure pour qui cherche le Langage du Monde. »
« Le mal, dit l’Alchimiste, ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme. Le mal est dans ce qui en sort. »
« Personne ne peut fuir son cœur. C’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit. »
« Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas au trésor. »
« Les vents parcourent le monde sans avoir jamais de lieu de naissance ni de lieu où mourir. »
« Je suis un vieil Arabe superstitieux, qui crois aux proverbes de mon pays. Et il en est un qui dit ceci : ‘Tout ce qui arrive une fois peut ne plus jamais arriver. Mais tout ce qui arrive deux fois arrivera certainement une troisième fois.’. » => Et c’est si vrai…
lundi 13 août 2007
Bulgarie, Albena, Malibu (Lookéa)
Bonsoir à tous ! A croire que je suis déjà partie… Voilà de nombreux jours que je n’ai rien écrit sur ce blog. Alors, que dire ? Et bien, l’été fut aux vacances, je suis rentrée hier d’une superbe semaine sur le sol bulgare que j’ai effleuré de mes pieds pour la première fois, découvrant ainsi la mer noire, étrangement très peu salée. Bon, sans faire de pub, et ce sera assez limité étant donné que je n’ai vu que Varna et Albena, détaillons un peu. Les bulgares ne sont pas si froids que les prospectus pouvaient l’annoncer, bien au contraire, j’ai trouvé que lorsqu’il s’agissait de vendre quelque chose, ils excellaient dans l’approche des étrangers… (Bon, après, le commis de cuisine, lui je pense que c’était un problème strictement physique, quoiqu’il se soit calmé vers la fin). En plus des bulgares, la bulgarie, c’est le pays de l’eau de rose, les petites poupées aux vêtements locaux qui les cachent sont charmantes. L’Eglise orthodoxe de Varna est à voir, j’ai eu l’honneur d’assister à un baptême, bien différent de
Voilà pour le général, abordons maintenant Albena. Alors, je n’avais jamais vu cela auparavant, c’est une ville-touristes, composée uniquement de clubs de vacances, un hôtel de 17 étages (un piano au 15 ème mais pas le droit d’y jouer, hum), stands à touristes (20 levas = 10€, beaucoup de bonnes affaires), de plages (même que j’ai réussi à me perdre le premier jour, ce sont des choses qui arrivent) et d’une discothèque où l’âge ne pose aucun problème (de bébé à mémé, tout le monde peut s’y aventurer et y rester jusqu’à point d’heure si l’idée dit). J’imagine que hors-saison, voici l’illustration parfaite d’une ville fantôme en Europe. Puisque nous voilà bien imbibés dans le tourisme, je suis dans l’obligation de signaler les stands de la rue principale où vous pouvez vous faire prendre en photos, costumés dans des robes genre XVII ou XVIII ème siècle. Jouissif que de se retrouver dans ces panoplies de marquises, maquillées, ornées de gants, colliers, bagues, ombrelles et évidemment merveilleux chapeaux pour mesdames (cf. profil perso pour la photo témoin, hihi). En marquis, capitaines, ou Napoléon pour messieurs. Oui, cette allée était bien sympa, surtout le soir, où l’on se retrouvait plongé dans un véritable bain de toutes nationalités (je crois qu’il va vraiment falloir que je me mette à l’allemand dans une vie prochaine, esthétiquement parlant, ils sont divinement beaux les allemands mais chut, ah Marcel, tu m’as initiée aux chefs-d’œuvre blonds aux yeux bleus… alias Alfred qui ne se reconnaitra pas car ses parents lui ont choisi un autre prénom). Niveau esthétique, la discothèque, le Tzar dans le jargon, avait bien des atouts physiques, hélas c’est tout ce qu’elle avait, et cela n’a pas réussi à me retenir plus de 10 minutes mais ceux qui aiment la fête s’y trouveront comme des poissons dans l’eau (alcoolisée oblige). Bon, je ne vais pas passer ma vie à faire des éloges, il faut aussi remarquer que les mains glissent rapidement. Mais nan, pas les mains baladeuse de l’un des animateurs et de quelques vacanciers, mais des mains voleuses. Vous laissez un objet, et bien vous pouvez être sûr que vous ne le retrouverez pas, alias Alfred sa serviette, ‘tit frère la bouée, mes lunettes… wolé… Le hall du club Malibu présente par contre un fort attrait !
Bon, cet article n’est pas comme les autres, je n’ai pas de livre à présenter car je n’ai eu que le temps d’ouvrir le Closer et ses frivolités de Marie (fort instructif hum), qu’il n’y avait qu’une seule chaîne française et que les vacances ne sont pas faites pour cela… De ce pas enthousiaste je salue donc toute la troupe, Marie, chtit bonhomme, Guillaume, Geoffrey (mon pauvre tu as eu de la chance que l’on ne se soit connu que pour deux heures ^^), les anglais (yeh, heureusement que j’ai oublié l’heure de venir vous saluer, dommage pour le « I’ll see you later » cependant), tous les autres bien sûr, et j’embrasse particulièrement Alfred pour le fun comme l’on dit.
Have a nice night !
mercredi 1 août 2007
Le libertin, avec Vincent Perez.
« Au XVIII ème siècle, le philosophe Diderot et ses amis écrivent la première Encyclopédie de l’Histoire de l’Humanité. Ils mettent le savoir à la disposition de tous, l’arrachant aux mains du pouvoir et des prêtres. C’est une révolution qui en annonce une prochaine : celle de 1789.
Immédiatement, l’Encyclopédie est censurée et interdite. Mais rien ne les arrête.
Qu’est ce que l’on était libre, lorsque l’on inventait la liberté ! »
Le livre d’Eric-Emmanuel Schmitt était déjà « génialissimement » croquant quant à l’image frivole du sieur Diderot qui nous était offerte. Le film poursuit merveilleusement dans cette direction, avec un Vincent Perez saisissant par son interprétation du philosophe. Je ne retracerai pas l’histoire ici puisqu’elle suit avec précision le roman. Alors, laissons-nous emporter par diverses remarques.
Pour commencer, on est rapidement saisi par le brio des philosophes. XVIII ème siècle, les Philosophes des Lumières… des français ! Des français ! Si ce n’est pas magnifique, le berceau de la lutte contre l’Obscurantisme situé dans notre pays rien qu’à nous… J’en suis toujours émerveillée, ils peuvent courir et se montrer les Américains, l’Encyclopédie elle est française ! Diderot, Voltaire… et bien ils sont aussi à nous ! Ah ce qu’il est beau que de redorer…
Et le débat intérieur de Diderot sur la morale… Succulentes interrogations sur le fait qu’il y ait ou non deux morales, l’une du corps, l’autre de l’esprit. « La morale c’est l’art d’être heureux ? » après une discussion avec sa femme, rapidement renversée par un « l’Encyclopédie se doit d’aider les pères » après que sa fille lui ait demandé l’autorisation d’avoir un enfant avec un chevalier. Enfin, se référant à l’article « Ethique » où il était écrit « Se référer article Morale », il rédige habilement « Morale : Se référer à l’article Ethique », invitant ainsi les lecteurs à penser par eux-mêmes lorsqu’ils en chercheront la définition. Et si de morale il n’y avait pas ? ! Et le libertinage défendu avec une fougue exemplaire par Diderot…
Et les acteurs ! Vincent Perez qui se promène en tenue d’Adam, « comme Dieu l’a fait » tout en philosophant avec sa femme (il tente de lui expliquer que c’est en la trompant qu’il l’aime plus). Josiane Balasko en la baronne d’Holbach qui n’est préoccupée que par l’alimentation (le passage où le cochon sensé produire la note Fa Dièse termine en saucisson ainsi que le reste de la chorale provoque le rire à souhait). Michel Serrault (hommage à lui que j’appréciais beaucoup), en cardinal sidéré par tant de frivolités. (L’arrivée du cardinal et le dialogue entre son frère et un autre homme : « Mon frère ! Mon frère arrive ! _ Pas celui qui porte des robes ? _ Si, celui qui porte des robes. » ). La marquise de Jerfeuil par Arielle Dombasle qui se dit dévote et s’ouvre aux plaisirs jusqu’à l’intérieur même d’une chapelle. Son mari, le chevalier, attiré par les hommes qui ne se l’avoue pas de manière implicite, quoiqu’il adore les sabres pour « leur forme, leur puissance, leur position… Sabres se portant bas le long de la jambe lorsqu’ils ne servent pas, puis haut et droit lors de la montée à l’assaut »… Le bel humour grivois à savourer. Ses tendances seront mises à jours par deux marquis, le marquis de Cambrol et le marquis de Luiz que vous aurez sûrement remarqué pour son incroyable beauté de mannequin. Et en effet, pour la petite histoire, le maquis de Luiz, Arnaud Lemaire est bien mannequin et est actuellement du haut de ses 34 ans avec Claire Chazal. Et bien…
Bref, une fois de plus, Diderot n’est pas celui que l’on pensait…« L’Encyclopédie donne ses lettres de noblesse au plaisir. »
http://aire0de0repos.canalblog.com/archives/2007/02/11/3971475.html
lundi 30 juillet 2007
Fascination, par Stephenie Meyer.
Bonjour à tous ! Honte à moi que d’être encore partie (visite de la famille en Ariège, puis en Espagne fort agréable) sans même déposer un petit article ici… Les vacances sont le cadre idéal pour la lecture (quoi que tout prétexte me semble bon). Je remercie donc ma cousine Cécile pour m’avoir prêté le divin Fascination de Stephenie Meyer que j’attendais avec une impatience difficilement contenue. Souvenez-vous, il y a de cela plusieurs mois (dimanche 18 février 2007), je découvrais en frémissant le roman de Stephenie Meyer, Tentation, sans savoir que c’était le second d’une série de trois. Avec celui-ci, je recouvre les douces sensations procurées en ce mois passé d’hiver, et chaque page me bouleversant jusqu’à me demander si je parviendrai à survivre sans le souffle d’Edward contre moi.
L’histoire voulez-vous. Bella va sur ses seize ans quand elle décide de quitter Phoenix et son amoureuse, excentrique et délurée de mère pour rejoindre son père, Charlie, dans les brumes et pluies de Forks. Elle voit en ce temps maussade ce que lui réserve sa nouvelle vie. Au volant de sa vieille Chevrolet (offerte par papa), elle rejoint dans le brouillard son nouveau lycée. Elle croise le chemin d’Edward Cullen, lycéen de son âge à la beauté parfaite, qui lui renvoie un regard haineux. Pourquoi tant de venin alors qu’ils ne se connaissent guère ? Cette ambiance tendue perdurera plusieurs jours. Puis, alors qu’elle ne s’y attendait plus, Edward n’y tenant plus, lui parle, la questionne sur sa vie à Phoenix, ses décisions, tout en évitant brillamment de la toucher ou frôler. Bella qui s’est toujours crue insignifiante est étonnée et un peu sceptique par cet intérêt soudain. Comme ce Dieu grec peut-il s’intéresser à elle, que jamais personne n’a regardée ? Quels dangers cachent ses si brusques changements d’humeur ? Très uni à ses frères et sœurs adoptifs, Edward quitte cependant à chaque repas leur table pour en partager une avec Bella. Malheureuse en équilibre et en chance, le merveilleux Edward lui sauvera la vie à plusieurs reprises. Et de quelle manière ! Bella commencera à s’interroger sur ce qu’il est vraiment, plus qu’humain, elle en devient certaine. Comment peut-on être aussi parfait ? Que dissimule son regard parfois noir et terrifiant, parfois doré et chaud comme du miel ? Chacun découvrira les petits secrets de l’autre, se plongeant ainsi dans un amour inaliénable dépassant la chaire et la raison.
Chers lecteurs, je ne peux que vous inviter vivement, voire vous prier de découvrir cette éruption de saveur littéraire.
NB : Juste pour écrire le nom du père adoptif d’Edward, que je trouve charmant : Carlisle.
http://aire0de0repos.canalblog.com/archives/2007/02/18/4047787.html
dimanche 22 juillet 2007
Je l’aimais d’Anna Gavalda & Une touche d’amour de Jonathan Coe
J’ai retardé un maximum le moment d’écrire les articles sur les livres lus car il me faut être seule dans ma chambre et que cela me fait passer du tout au rien avec une bonne dose de cafard. Vacances en Tunisie terminée, ma parole, c’était fantastique, tant de monde, et de découvertes de l’autre que cette solitude qui m’a toujours enchantée me parait désormais bien désagréable. Nostalgie… Alala, mon cher Saïïïmon, unique et comme moi pourtant, mon Marcel Ich liebe dich, toi Julien que j'apprécie sincèrement, Richard qui vit à 10 km de mon « bledos » et tous ceux avec qui j'ai passé de bon moments (allez, ok, Matthias aussi, je t'aimais bien)… Les garçons, c’est vide là, très vide… Vive Monastir !
Bref, je ne m’étale pas trop sur cela car j’ai le cœur gros une fois de plus. Les livres donc. Sur les bons conseils d’Edouard, lecture de Je l’aimais d’Anna Gavalda. Après avoir vu Ensemble c’est tout, on ne pouvait s’attendre qu’à du brio et ce fut le cas. Pas toutes mais beaucoup de choses sont dites. L’on entend trop souvent parler de ces couples, hommes et femmes qui restent sous le même toit pour ne pas perturber leurs petits conforts et habitudes. Ils s’accommodent de l’un, de l’autre, ne se voient plus, ne s’aiment plus, l’amour étant parti sans crier gare et en refermant la porte en un murmure. C’est confortable (?). Adrien, lui, a tout quitté, sa femme et ses deux filles car il s’est rendu compte qu’il s’était trompé. Chloé est bouleversée, elle ne s’y attendait pas. Elle passe quelques jours avec ses filles chez son beau-père, qu’elle pensait inapte aux sentiments. Ils se parlent beaucoup, une certaine admiration pour l’égoïsme du geste de son fils pointe parfois dans sa voix. Lui sa vie, il ne l’a pas vécue, il a tout gâché dans son souhait de la préserver, la femme de sa vie, il l’a laissée passer…
« La passion, la passion ! Je mettais ça entre hypnose et superstition, moi… C’était presque un gros mot dans ma bouche. Et puis, ça m’est tombé dessus au moment où je m’y attendais le moins. Je… J’ai aimé une femme. Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre. »
« Non ce n’est pas incroyable. C’est la vie. C’est la vie de presque tout le monde. On biaise, on s’arrange on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatiguant de s’accommoder. »
Puis aussi, Une touche d’amour par Jonathan Coe. Pas de la mauvaise foi mais ma parole ce que ce livre peut-être bizarre ! Mon Dieu ! « Pourriez-vous énumérer les principales caractéristiques de votre groupe ? – La pâleur, la dépression, une extrême gaucherie sociale, la malnutrition, et l’inexpérience sexuelle. ». Je ne peux pas parler car je n’en sais absolument rien, que peut-être on doit admettre que l’auteur écrit bien mais tout de même ! Il m’est arrivé de lire certains livres où l’on sent de la torture d’esprit, de la méditation, des questions sur le suicide ou des choses bien sales de ce genre, et je me suis toujours demandé si c’était à commercialiser. Je veux dire par là, que l’on vend le malaise d’un homme, à moins que ce ne soit son inconscient ou entre instance qui nous parle… A-t-il un suivi psychologique ? Non, ce n’est pas comme les quelques lignes que j’avais trouvé au fin fond d’une libraire où un homme violait une jeune fille (descriptions incluses) mais l’on se sent mal en lisant cette « touche d’amour ». Quel nom étrange pour des récits conduisant sans autre choix un homme solitaire à son suicide. L’auteur peint cet homme, Robin Grant, étudiant trainant une thèse en littérature depuis plus de quatre ans, et Robin écrit ses personnages, tous tarabiscotés et en mal d’amour, déception, platonique, tromperie, et bien évidemment suicide entre les lignes. Bref, absolument pas jouissif, à moins de chérir un gène constant au fil des pages. Je terminerai comme je l’ai commencé : bizarre. A vous de voir.
« J’imagine que l’université jouait un rôle important dans votre vie intellectuelle collective. – Oui en effet. C’était là que nous achetons nos sandwiches. »
_ Avec en haut de la page, une photo du maréchal Montgomery se tenant devant un énorme tank. _ « J’étais en train de penser à l’obscénité phallique de ces engins. Je me dis parfois que la guerre n’est qu’une invention des hommes pour exhiber leurs érections en public. ». [Par une femme]
« Tu débarques ici comme un point d’interrogation ambulant. »
Et bien voilà qui est fait, je n’avais que ces deux livres et quoi qu’il en soit je n’aurais guère eu le temps d’en lire d’autres. Si quelqu’un a lu Une touche d’amour, je serais curieuse d’en lire les impressions. Mince, de nouveau serrement de cœur maintenant que je n’ai plus rien à écrire…
PS : Yeh mon Saïïïmon, toute à l’heure on m’a qualifiée de «déesse italienne» en me priant de participer au concours des Miss du bledos et alentours… Hi, hi et la vague de séduction se poursuit ^^.
samedi 14 juillet 2007
Des vacances en Tunisie…
Deux transats… Deux… Je le dis en passant mais bon, la seule présence masculine de l’expédition sera celle de ‘tit frère, hi hi. Edouard tu devais venir je crois non ? On se revoit d’ici une semaine, moi toute bronzée et vous… et bien contents de me retrouver !
Je vous salue tous et vous embrasse si plus d’affinités… (Un de mes baisers est tout un cadeau, à savourer…)…
Tcho !
===>Ecouter<===Tunisie_musique_du_club
vendredi 13 juillet 2007
Entretien avec un vampire, par Neil Jordan.
Vingt-trois heures, allez soyons fou, je pose sans attendre mes pensées sur ce film. Il y a quelques semaines (oh mince ce que le temps passe vite) je découvrais avec un intérêt sans feinte le premier roman d’Anne Rice sur le thème du vampirisme (cf. quelques articles plus loin). Ce soir, découverte du film, Entretien avec un vampire, avec la même attention.
Que dire ? Et bien ma foi, une réussite. Les passages longuets ont su être coupés avec dextérité et le choix des acteurs est digne de toute attente. Pour commencer Brad Pitt nous submerge en un Louis, vampire s’accrochant à sa mortelle humanité telle la véhémence accordée au dernier lever de soleil. Lestat… Ah pernicieux Lestat, magnifiquement interprété par Tom Cruise, immoral, désirable et félin à souhait dans ses habits aristocratiques du XVIII ème. « A croquer » pourrais-je même dire en badinant avec les jeux de mots et le double sens. Quant à Claudia qui demeura déplaisante et inamicale au possible dans le roman, elle tint ce soir grâce à mes yeux, peut-être en raison de l’interprétation de Kirsten Dunst. Le fait que Claudia paraisse moins petite fille (la poupée aux robes de marquises que je voudrais essayer) et que l’on la voit réellement adulte participe dans la compréhension de l’amour charnel entre elle et Louis, elle qui désire un corps de femme qu’elle n’obtiendra jamais. Cela est bouleversant, son tracas s’accroissant au fil des ans, de l’immoralité qu’elle avait copié à Lestat (mmm, quelle complicité lors des interprétations au piano, doigts fins parcourant les touches), elle est transportée par ses démons intérieurs tout comme son père et son amant à la fois, Louis. Et dans cet univers de plus en plus sombre, progressent l’amant et la bien aimée, laissant Lestat pour mort. Arrivée à Paris. Dans un moment de tourment, déambulant, Louis croise Armand. Armand qui est comme lui, un vampire, le plus âgé de tous. L’on aurait pu s’attendre à croiser un Dumbledore mais c’est en réalité un captivant Antonio Banderas qui nous fait face. Armand est immédiatement conquis. Louis perdra Claudia. Il refusera de ce joindre à Armand, craignant que ce dernier lui apprenne à ne pas regretter et ainsi le privant à jamais de sa souffrance qui le rend si différent. Et là je me de
mande à très haute voix comment peut-on être en mesure de décliner quoique ce soit face à notre Zorro des temps modernes. Peut-être que s’appeler Brad Pitt est un fait aidant…
Et comme pour beaucoup (mais pas l’Amour hein), il faut bien qu’il y ait une fin. Louis achève son récit par un Lestat amorphe et brûlé dont il ignore ce qu’il est devenu. Son jeune interlocuteur lui demande sa vie. Louis s’emporte d’être si peu compris et se volatilise après lui avoir proposé la mort. Apeuré, le journaliste s’enfuit dans sa décapotable où il glisse l’enregistrement dans sa radiocassette... Tadam, au volant il se fait mordre (sans que mort s’ensuive pour le moment) et pousser sur le siège passager par… Lestat en personne. Totalement affriolant, miam. Avec son air désabusé il annonce que cela fait deux siècles qu’il écoute ces jérémiades. « Ah Louis, Louis… ». Et il met de la musique en augmentant le son… La lutte pour s’intégrer à la modernité est bien engrenée…
Sympa vous ne trouvez pas ?
PS : J’avais quatre ans quand ce film est sorti, j’en ai désormais dix-sept. Comme quoi…
Harry Potter et l’Ordre du Phénix
Mais bien sûr que je suis la légitime sœur de mon frère ! Je n’allais pas oublier de rédiger un article sur le sujet de chacun de ses doux mots… Harry Potter ! Car sachez que l’on ne fait pas un pas dans sa chambre sans se cogner à une baguette, magiquement aimantée à l’angle de sa lampe, sans apercevoir une ribambelle de nos chers sorciers en photo, et sans reconnaitre un petit air de famille en ses lunettes rondes… Alors, pour la toutounette (c’est lui) à sa Nana (c’est moi), voici !
Harry Potter… Ah Harry Potter, roman entrainant inconsciemment un amaigrissement visible de votre personne (vous avez le temps de manger vous alors que vous dévorez des yeux les mots de J.K. Rowling ?), des cernes bleuâtres (vous avez le temps de dormir vous alors que vous dévorez des yeux les mots de J.K. Rowling ?), et un ciel bien noir (vous êtes capables de laisser les étoiles au firmament et de ne pas toutes les réunir en vos yeux vous alors que vous dévorez des yeux les mots de J.K. Rowling ?)… Mmm Harry Potter, c’est magique, et dans tous les sens du terme. Ce que j’ai toujours adoré c’est d’avoir le même âge que nos sorciers préférés lorsque je lisais les romans, l’identification était si facile… Puis il y a eu les films, où les acteurs cette fois avaient mon âge… Au premier battement de cils de Daniel (Harry) j’avais trouvé un amoureux, à la première phrase de Rupert (Ron) un ami, à l’apparition d’Emma (Hermione) une sorte d’antipathie ^^, un coup de foudre (glacé ?) indéniable pour la froideur de ce divin Alan Rickman (Severus Rogue) et un attachement inviolable pour David Thewlis (R.J. Lupin), qui soit dit en passant interprète Paul Verlaine dans Eclipse Totale alors immense respect. Bref, véritable extase à la vue et à l’ouïe. Succulent.
Et en ce mercredi 11 juillet 2007 tant attendu par la Pottermania sortait sur nos écrans (si, si le jour même dans ma montagne ignorée) Harry Potter et l’Ordre du Phénix. Même si le livre fut lu en 2003 (mon Dieu quatre ans déjà ??? Mais ce n’est pas possible, c’était hier ! ) on replonge à la seconde même où l’écran s’éclaire dans notre second monde.
Mmm, mais tu sais que tu m’avais manqué Harry ? Son esprit est torturé tout le long, la tension est palpable, l’ambiance est plus sombre, Harry a grandi, il ne combat plus des dragons ou autres bébêtes qui plairaient à Hagrid mais ses propres démons intérieurs. L’expérience cathartique, même dans des films tout public si ce n’est pas merveilleux… Oh mais pourquoi les passages sur l’Ordre sont-ils si abrégés ? Il est où l’arnaqueur de chaudrons ? Il est où Severus ? Elles sont où les œillades de Tonks sur notre loup garou préféré ? Bref, elles sont où toutes ces pages ? Mais c’est merveilleux tout de même. Fred et Georges sont toujours ces véritables bouffées de bonne humeur (mais quelle idée de tronquer leur départ de Poudlard, et ceci pendant les BUSES en plus ? Non, non, non, il fallait nous l’accorder, de même que la complicité du professeur McGonagall). Ginny commence a vraiment faire peur, hi hi, admirable, son aura de sorcière est de plus en plus palpable, quelle puissance pour celle qui n’est plus un petit bout de chou. Luna Lovergood a trouvé L’Actrice parfaite pour l’interpréter, ma parole, elle est née pour ce rôle à n’en point douter. Et cette douce façon de chercher le bien chez tous, cette douce ignorance (mais pourquoi ne parle-t-on pas du directeur de journal qu’est son père ? Et les services rendus alors ?)… Ron est de plus en plus charmant, vraiment. La complicité qu’il développe réellement avec Hermione est superbe, on est heureux pour eux. Et enfin, et bien oui, il y a eu le fameux French Kiss (si, si « C’était comment ? » … « Humide »… Merci ;-) ) entre Harry et Cho. Et oh bande de petits coquinous de même pas 10 ans, vous pensez que je ne vous ai pas vu dans la salle regarder des choses de grands avec un vif intérêt et le rouge aux joues ? Et bien c’est raté, la température ayant grimpé de 3 degrés au minimum ne plaide pas en votre faveur. Dommage tout de même que cette scène n’ait pas eu l’influence qu’on lui donnait quand le tome 6 n’était pas encore sorti… Benh oui, là, elle ne nous intéressait pas Cho, nous c’est Ginny et Harry que l’on veut voir s’embrasser, c’est bon quoi. Puis aussi, avec tout ce sombre qui parsème réellement les trois derniers romans, on s’était tant et si bien forcés à oublier la mort de Sirius que l’on y était presque parvenus, et là bam, naannn, ne meurs pas ! Le passage sans voix remplacé musicalement où Lupin retient Harry qui hurle la mort de son parrain est divin. Puis Bellatrix, du coup, on ne peut se concentrer sur la beauté de la folie pure, tant pis pour elle… Ah, et heu, les professeurs, on ne les voit pas vous ne trouvez pas ? J’ai été perturbée de ne pas assister à un méchamment rabaissant court de Rogue ! Et puisque je suis lancée sur lui, les cours d’occlumancie, un coup de baguette et il en reste qu’
une unique minute ? C’est tout ? Il sait se défendre là Harry ? Et tout ce que l’on voit dans le livre, on n’a pas le droit aux images ? Elle est où l’intervention de Lilly lorsque James humilie Rogue ? James est si arrogant dans ce court extrait, dans le livre aussi mais au moins on se tenait informé de la position de Lilly sur celui qui deviendrait son mari (et on se demandait bien comment d’ailleurs). Voilà alors du coup c’est tout ? Coupé, James Potter était l’équivalent des skis-études actuels ? Se croyant au dessus du monde ? Belle image pour le fils et pour nous ! Non, non, et non! Pourquoi nous donner des miettes et ne pas nous offrir le pain dont elles sont issues? Je refuse cela, sachez-le bien ! Voilà que je m’emporterais presque, pardonnez cet élan, mais avouez tout de même que c’est fort dommage. Tout de même je suis soulagée que dans la dynamique cut-cut du roman, la torture physique et mentale infligée à Harry au moment où Lord V… s’infiltre en lui n’ait pas été supprimée, j’ai eu très peur un instant.
Mais c’est Harry Potter, alors c’est MERVEILLEUX c’est tout ! Vivement le prochain film ! And the book in english, dear… Enfin, s’il ne meurt pas, parce que là, mais alors là, ce ne sera plus la peine de me parler, sachez le bien.
Cerises givrées & Papa, j’ai encore raté l’amour.
Bonjour à tous ! Comment vont les affaires ? Hier, deux livres achevés… Mon esprit de synthèse, témoin de mon passage en série scientifique à n’en point douter, m’encourage à lier les deux romans en un seul post ^^. Lire deux livres en même temps (pas un dans la main gauche et l’autre dans la droite hein, j’ai déjà lu ceci quelque part, assez spécial), passe en général facilement quand le style et le thème est différent, mais là, j’avoue craindre de m’emmêler quelque peu les pinceaux entre Camille et Sadie…
Bref, le thème est commun aux deux livres, la vingtaine, un physique plaisant, de superbes amies avec qui nos héroïnes passent beaucoup de leur temps (et moi qui aie mes deux chères amies à chaque bout de la France, ô désespoir…), et la quête indéniable du Grand Amour, avec le A majuscule. Et bien oui, c’est un sujet sur lequel il y a indéniablement à blablater…entre filles ou entre deux lignes…
Tout d’abord, Papa j’ai encore raté l’Amour , de Julia et Christel Noir. Camille qui a passé cinq ans de sa vie avec son premier amour d’étudiante, vient de quitter Grégoire son compagnon, parce que justement, il était trop Grégoire. Et la voilà qui, épaulée par ses amies en cas de crise ou non, se lance à corps perdu dans la recherche de l’homme idéal. Et elle voit défiler du monde : le Vieux (riche mais vaniteux et trop vieux), le sportif (obsédé par la nature et l’entretien de son corps), le quadragénaire (voix suave, du nom de Gabriel, l’on croirait voir un ange jusqu’à ce que…) , le coq (et il parade et il parade…) , le factotum (homme à tout faire (?) ), le manipulateur (l’ancien prof de philo, peu lui importe le facteur humain, il y va), l’Homo (le meilleur ami), le Père (toujours le complexe d’Œdipe)... Et après chacun d’eux, l’on partage sa petite évaluation du coco. Amusant. Au final, après rencontre avec un psychanalyste la conclusion surgit, Camille est à la recherche d’un père tandis que les hommes quêtent une mère… L’osmose sera-t-elle obtenue, trouvera-t-elle des bras réconfortant dans lesquels se sentir en sécurité ? Ah ah… A découvrir ! 
Puis Cerises givrées, d’Emma Forrest, que, en toute légitimité, j’ai beaucoup aimé. Ici l’histoire de Sadie, vingt-quatre ans. A l’idée de départ j’ai choisi ce roman car elle avait des idées montantes sur la littérature et souhaitait écrire un livre, cela me plaisait comme dynamique. Puis je me suis réellement laissée emporter. Elle a un travail poétique consistant à trouver des noms plus ou moins sucrés à du maquillage… son talent d’écrivain y réside tout entier… Mais elle aussi est en quête d’Amour, certes elle est restée longtemps avec Isaac, qui a l’âge de son père (tiens tiens), mais elle le quitte sur une mésentente givrée de descente à ski. Et elle poursuit sa vie, encadrée de ses collègues de travail. Jusqu’au jour où arrive Marley au bureau pour peindre une fresque. Et là, sensation inconnue pour notre Sadie, elle tombe littéralement sous le charme… de quelqu’un de son âge. L’attirance est réciproque. Mais demeure un problème, son fiancé a déjà une femme dans sa vie : Montana, huit ans, fille de ce dernier et pas prête à céder son père. S’entame un réel combat de « gamines », Sadie se fait petite fille pour plaire à Montana, qui elle se fait femme pour garder son père. Et elles luttent, elles luttent à qui le conservera. Ce qu’elles ignorent c’est que Marley ne fera pas de choix : ce sera les deux ou rien. La cohabitation s’amorce haute en couleurs… Délicieusement ficelé, un pur moment de détente, je conseille vivement !
mercredi 11 juillet 2007
Un an au jour le jour...
C’était hier, c’est aujourd’hui, ce sera demain (mais à faible échelle, car seulement jusqu’à fin août).
Né en pleine crise d’adolescence, d’identité, et de couperose accessoirement, engendré au beau milieu d’un fracas sentimental voué au platonique et à l’inexistence, petit blog, fruit qui n’était que graine, a mûri. Même qu’aujourd’hui il fête son premier anniversaire avec un embonpoint qui est prêt à témoigner d’une nutrition vocable parfois exagérée (l’abus d’articles n’est pas conseillé pour garder sa ligne de jeunot-blog faisant ses premiers pas). Un an, pour lui, c’est long et enrichissant, un an pour moi, ce fut enrichissant mais court. Juste le passage d’une étoile filante, et voilà que l’on entame un nouveau cycle…
Les anniversaires, et c’est la coutume, sont irrémédiablement imprégnés d’un petit bilan, ce qui a été fait durant l’année, les métamorphoses subies par le protagoniste… Toute une histoire, empreinte plus ou moins de nostalgie (ce qui n’est pas mon cas, j’avance et j’en suis heureuse, vive l’avenir !).
Bref, ce qui a changé depuis ce 11 juillet 2006, naissance de Mon Aire de Repos ? •Un an après, je n’ai plus les larmes qui furent essentielles à la création du sieur (et Dieu sait que l’écran fut embué pendant de longs jours pourtant). Contrariétés littéraires et chagrin amoureux ont été effacés (mais pas tous les articles s’y référant, je reverrai cela), même si cela a pris son temps (ce qui était nécessaire, le travail est mieux fait). Je dois même dire que désormais j’ai le sourire, tout le temps ou presque. Un rien me réjouit, c’est magnifique, je dois être dans cette phase un peu niaise où je concurrence Leibniz et son « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes » (tout en demeurant sceptique sur « le meilleur des mondes »). •Mes petits boutons d’adolescente (pas pour autant complexée mais tout de même) ont pris un autre cap, pardonnez l’innocent que le bourgeonnement tracassera à ma place… J’ai gagné une frange au change. Mais que c’est intéressant que tout cela me direz-vous, hum. •Celui qui fut ma divine source d’inspiration première a sombré dans le futile et c’est tout juste si sa désormais insignifiance retrouve un prénom en ma mémoire pour nommer un visage et une voix que j’ai oubliés. Qui l’aurait cru ? Pas moi en tout cas, je pensais vous avoir gravé dans chaque parcelle de ma mémoire, ce qui n’est pas le cas à n’en point douter. •Domaine du scolaire, gagné un an, donc gain du blog en vocabulaire et naissance de la pensée philosophique avec prise de conscience de ^^… Et boni du bac, subsidiairement (?). • Un an c’est aussi des minutes, des heures, des jours et des mois, assez pour, si l’on gère bien enrichir son esprit de lectures ou visions diverses (témoignage sur les collatéraux). Comme l’encombrer d’inutile d’ailleurs, mais seulement s’il y a de la marge, marge que j’ai eue … parfois. •Niveau sentiments, quoi de plus ou de moins à ce jour ? Un moins, quelqu’un n’y a plus sa place. Un moyen, des écarts frivoles au cours de l’année scolaire dus à l’âge (que c’est rassurant d’accuser en permanence ses anciens 16 ans !). Et un très bien, je pense, regard sémillant, silhouette agréable, démarche juste assez présomptueuse, un charmant qui devrait se faire prince, mais d’ici quelques années. Promesse à long terme, offre de l’avenir… • Quoi d’autre ? Enfin, tout cela pour dire qu’un an, cela fait peu mais largement assez pour que je me sois attachée langoureusement (?), nan, bon, sensiblement, poétiquement, et affectivement à ce blog. Et que de signer son arrêt expressif pour un an ou plus me donne la désagréable sensation d’être un assassin ou tout du moins un étouffeur qui empêchera petit blog de s’exprimer aux yeux de nos amis internautes. Et oui, car c’est là que réside le triste sort de Mon Aire de Repos, le silence, pas de la censure mais un soupçon de sagesse, de sérieux et de nécessité… Car Mélanie, chers internautes va accoster près d’un domaine thérapeutique océanique où l’on pratique l’apnée sur… dix mois. (Métaphore ^^). Ce qui est long en soi, et ne tolèrera pas d’écarts lyriques ou chevaleresques. De la futilité littéraire d’un esprit d’adolescente de 17 ans, je vais embrasser la carrière médicale dès fin août… Mais d’ici là… on s’écrit !
Et pour finir, 12 000 visiteurs et plus de 22 000 pages vues. Merci à tous.
« Ne pleurons pas sur le temps qui passe… Cela éteint les bougies. »
NB : « En somme la beauté est partout. Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux, ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir »... Et je peux vous dire que j’ai rencontré aujourd’hui une statue grecque en mouvement. Dieu que c’est beau un garçon. Je peux me mettre à la barre pour témoigner.
























