ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: "Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour..."... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

mercredi 4 novembre 2009

Ferragus, Honoré de Balzac, 1833, Mme Jules

7182637« À qui n'est-il pas arrivé de partir, le matin, de son logis pour aller aux extrémités de Paris, sans avoir pu en quitter le centre à l'heure du dîner ? Ceux-là sauront excuser ce début vagabond qui, cependant, se résume par une observation éminemment utile et neuve, autant qu'une observation peut être neuve à Paris où il n'y a rien de neuf, pas même la statue posée d'hier sur laquelle un gamin a déjà mis son nom. Oui donc, il est des rues, ou des fins de rue, il est certaines maisons, inconnues pour la plupart aux personnes du grand monde, dans lesquelles une femme appartenant à ce monde ne saurait aller sans faire penser d'elle les choses les plus cruellement blessantes. Si cette femme est riche, si elle a voiture, si elle se trouve à pied ou déguisée, en quelques-uns de ces défilés du pays parisien, elle y compromet sa réputation d'honnête femme. Mais si, par hasard, elle y est venue à neuf heures du soir, les conjectures qu'un observateur peut se permettre deviennent épouvantables par leurs conséquences. Enfin, si cette femme est jeune et jolie, si elle entre dans quelque maison d'une de ces rues ; si la maison a une allée longue et sombre, humide et puante ; si au fond de l'allée tremblote la lueur pâle d'une lampe, et que sous cette lueur se dessine un horrible visage de vieille femme aux doigts décharnés ; en vérité, disons-le, par intérêt pour les jeunes et jolies femmes, cette femme est perdue. Elle est à la merci du premier homme de sa connaissance qui la rencontre dans ces marécages parisiens. Mais il y a telle rue de Paris où cette rencontre peut devenir le drame le plus effroyablement terrible, un drame plein de sang et d'amour, un drame de l'école moderne. Malheureusement, cette conviction, ce dramatique sera, comme le drame moderne, compris par peu de personnes ; et c'est grande pitié que de raconter une histoire à un public qui n'en épouse pas tout le mérite local. Mais qui peut se flatter d'être jamais compris ? Nous mourons tous inconnus. C'est le mot des femmes et celui des auteurs.

À huit heures et demie du soir, rue Pagevin, dans un temps où la rue Pagevin n'avait pas un mur qui ne répétât un mot infâme, et dans la direction de la rue Sol, la plus étroite et la moins praticable de toutes les rues de Paris, sans en excepter le coin le plus fréquenté de la rue la plus déserte ; au commencement du mois de février, il y a de cette aventure environ treize ans, un jeune homme, par l'un de ces hasards qui n'arrivent pas deux fois dans la vie, tournait, à pied, le coin de la rue Pagevin pour entrer dans la rue des Vieux-Augustins, du côté droit, où se trouve précisément la rue Soly. Là, ce jeune homme, qui demeurait, lui, rue de Bourbon, trouva dans la femme, à quelques pas de laquelle il marchait fort insouciamment, de vagues ressemblances avec la plus jolie femme de Paris, une chaste et délicieuse personne de laquelle il était en secret passionnément amoureux, et amoureux sans espoir : elle était mariée. En un moment son cœur bondit, une chaleur intolérable s’ourdit de son diaphragme et passa dans toutes ses veines, il eut froid dans le dos, et sentit dans sa tête un frémissement superficiel. Il aimait, il était jeune, il connaissait Paris ; et sa perspicacité ne lui permettait pas d'ignorer tout ce qu'il y avait d'infamie possible pour une femme élégante, riche, jeune et jolie, à se promener là, d'un pied criminellement furtif. Elle, dans cette crotte, à cette heure ! L'amour que ce jeune homme avait pour cette femme pourra sembler bien romanesque, et d'autant plus même qu'il était officier dans la garde royale. S'il eût été dans l'infanterie, la chose serait encore vraisemblable ; mais officier supérieur de cavalerie, il appartenait à l'arme française qui veut le plus de rapidité dans ses conquêtes, qui tire vanité de ses mœurs amoureuses autant que de son costume. Cependant la passion de cet officier était vraie, et à beaucoup de jeunes cœurs elle paraîtra grande. Il aimait cette femme parce qu'elle était vertueuse, il en aimait la vertu, la grâce décente, l'imposante sainteté, comme les plus chers trésors de sa passion inconnue. Cette femme était vraiment digne d'inspirer un de ces amours platoniques qui se rencontrent comme des fleurs au milieu de ruines sanglantes dans l'histoire du Moyen Age ; digne d'être secrètement le principe de toutes les actions d'un homme jeune ; amour aussi haut, aussi pur que le ciel quand il est bleu ; amour sans espoir et auquel on s'attache, parce qu'il ne trompe jamais ; amour prodigue de jouissances effrénées, surtout à un âge où le cœur est brûlant, l'imagination mordante, et où les yeux d'un homme voient bien clair. Il se rencontre dans Paris des effets de nuit singuliers, bizarres, inconcevables. Ceux-là seulement qui se sont amusés à les observer savent combien la femme y devient fantastique à la brune. Tantôt la créature que vous y suivez, par hasard ou à dessein, vous paraît svelte ; tantôt le bas, s'il est bien blanc, vous fait croire à des jambes fines et élégantes ; puis la taille, quoique enveloppée d'un châle, d'une pelisse, se révèle jeune et voluptueuse dans l'ombre ; enfin les clartés incertaines d'une boutique ou d'un réverbère donnent à l'inconnue un éclat fugitif, presque toujours trompeur qui réveille, allume l'imagination et la lance au delà du vrai. Les sens s'émeuvent alors, tout se colore et s'anime ; la femme prend un aspect tout nouveau ; son corps s'embellit ; par moments ce n'est plus une femme, c'est un démon, un feu follet qui vous entraîne par un ardent magnétisme jusqu'à une maison décente où la pauvre bourgeoise, ayant peur de votre pas menaçant ou de vos bottes retentissantes, vous ferme la porte cochère au nez sans vous regarder. La lueur vacillante que projetait le vitrage d'une boutique de cordonnier illumina soudain, précisément à la chute des reins, la taille de la femme qui se trouvait devant le jeune homme. Ah ! certes, elle seule était ainsi cambrée ! Elle seule avait le secret de cette chaste démarche qui met innocemment en relief les beautés des formes les plus attrayantes. C'était et son châle du malin et le chapeau de velours du matin. À son bas de soie gris, pas une mouche, à son soulier pas une éclaboussure. Le châle était bien collé sur le buste, il en dessinait vaguement les délicieux contours, et le jeune homme en avait vu les blanches épaules au bal ; il savait tout ce que ce châle couvrait de trésors. À la manière dont s'entortille une Parisienne dans son châle, à la manière dont elle lève le pied dans la rue, un homme d'esprit devine le secret de sa course mystérieuse. Il y a je ne sais quoi de frémissant, de léger dans la personne CM clans la démarche : la femme semble peser moins, elle va, elle va, ou mieux elle file comme une étoile, et vole emportée par une pensée que trahissent les plis et les jeux de sa robe. Le jeune homme hâta le pas, devança la femme, se retourna pour la voir… Pst ! elle avait disparu dans une allée dont la porte à claire-voie et à grelot claquait et sonnait. Le jeune homme revint, et vit cette femme montant au fond de l'allée, non sans recevoir l'obséquieux salut d'une vieille portière, un tortueux escalier dont les premières marches étaient fortement éclairées ; et madame montait lestement, vivement, comme doit monter une femme impatiente.

— Impatiente de quoi ? se dit le jeune homme qui se recula pour se coller en espalier sur le mur de l'autre côté de la rue. Et il regarda, le malheureux, tous les étages de la maison avec l'attention d'un agent de police cherchant son conspirateur. »

Introduction :

            Ferragus de Balzac, paru en 1833 dans La revue de Paris, appartient à une trilogie au titre pour le moins énigmatique : L’histoire des treize. A l’époque des romans feuilletons, « Mme Jules » est le premier extrait de cette anthologie offerte au public. On découvre dans cette Comédie Humaine une véritable fresque de la vie parisienne. Amoureux de sa ville, qu’il connait parfaitement, Balzac nous  projette jusque dans les fins de rues, où l’animation accueille parfois le hasard d’une rencontre… Entre mise en texte du social et entrecroisement fictionnel de destinées diverses, comment Balzac parvient-il à créer l’intrigue ?

I.  Mise en texte du social

                                    

1. Les rues de Paris

            Balzac, que l’on sait passionné du lumineux comme en témoigne le champ sémantique « le matin, neuve, personnes du grand monde, riche, voiture, lueur », commence sur plusieurs antinomies. D’emblée le lecteur est projeté dans un tout autre univers que celui connu du « grand monde » fastueux. L’on découvre un Paris indéniablement sale « rien de neuf, maison a une allée sombre, humide et puante, marécages parisiens, rue n’avait pas un mur qui ne répétât un mot infâme ».

Là où tout se termine, avec le champ sémantique suivant « extrémités de Paris, quitter, fin de rues, au fond de la rue » commence pourtant l’histoire : une histoire de femme(s)…

2. Un défilé de femmes clandestines

C’est le théâtre qui commence « déguisé, défilés du pays parisien », le narrateur épouse la vie qu’il côtoie dans les rues, il y a comme une naturalisation d’un univers à découvir. On y rencontre comme un cliché, tous les types de femmes du grand monde sont représentés « riche, ayant voiture, à pied ou déguisée, honnête femme, jeune, jolie » qui parallèlement se retrouvent dans un lieu où elles ne devraient être. Une sorte de seconde vue permet de deviner la vérité dans toutes les situations possibles lorsque les « deux mondes » se croisent…

3. L’apparence d’une véritable démonstration

            La conjonction « si » en introduction à une protase hypothétique est répétée à 8 reprises.  L’exposition des conditions et des différentes situations s’y adapte  à la limite du syllogisme, le lecteur est convaincu, de toute évidence toutes les possibilités ont été imaginées, il n’y a plus qu’à obtempérer. On remarquera l’absence de l’habituel « alors » ponctuant le « si », devenu inutile par l’implacabilité du raisonnement.

            L’utilisation du présent gnomique vient confirmer cette idée. Ce n’est pas comme si Balzac avait écrit au passé en parlant de plusieurs femmes.

            Les adverbes « mais, enfin, malheureusement » indiquent une sorte de hiérarchie comme un fil de Marianne. Dès les premières lignes, le lecteur est « pris en mains » par ces formes invariables auxquelles il peut se rattacher pour ne pas s’égarer dans le récit.

Transition : Typique du roman balzacien, après une copieuse phase de préparation formée de phrases longues, l’exposition minutieuse laisse place à l’intrigue.

II. Un horizon d’attente

1. La lancement de l’intrigue

          

Le style hypotaxique devient parataxe avec une accumulation de phrases juxtaposées « les sens s’émeuvent alors… ».  De l’abondance d’adjectifs typiques d’un désir descriptif, l’on est précipité dans une avalanche de verbes d’action marquant un véritable dynamisme, « tourner à pied, marcher, bondit, passer, promener, se rencontrer, suivre, lancer, se hâter, revenir, monter ». On constate ainsi une relance continuelle de l’attention du lecteur qui est invité à suivre l’action mais aussi les déambulations des personnages entre démarche pressée de l’inconnue « une femme impatiente » et celle de l’officier qui « marchait fort insoucieusement ».

De plus, les temps évoluent, du présent de vérité général l’on bascule dans le récit fictionnel avec de nombreux verbes à l’imparfait, et enfin le passé simple scelle comme le pacte de lancement du suspens.

L’on passe du général au particulier, laissant mûrir la réflexion sur le cas du rapport des femmes et du dramatique. Tout comme un entonnoir, les lieux et les personnages se précisent. De « Paris » l’on marche dans « des rues, ou des fins de rue » pour arriver à l’« une de ces rues » et enfin la « rue Pagevin ».  L’entrée en scène d’  « un jeune homme » qui devient « ce jeune homme » jusqu’à sa présentation comme un « officier supérieur de cavalerie ». De « certaines maisons » à « une femme » quelconque. Puis « des femmes » en général jusqu’à « la femme ». Il est à noter que l’article indéfini gagne en précision en devenant article défini.          

2. L’observateur

            Le rapport avec le lecteur est immédiat, d’entrée Balzac l’interpelle par une interrogation rhétorique «  à qui n’est-il pas arrivé […] ? », il le prend à partie, « ceux-là sauront ». Le lecteur est incité à réfléchir à des questions pouvant frôler l’existentialisme, « Mais qui peut se flatter d’être jamais compris ? ». On constate une évolution dans les pronoms qui d’impersonnels en viennent à impliquer l’auteur et le lecteur même, n’en faisant qu’un groupe uni « nous mourrons tous inconnus ».

            On remarquera à trois fois l’insistance sur l’ « observation ». En effet la focalisation du texte change. Dans le premier paragraphe, elle est externe, d’où cet « observateur » puis interne dans le second où l’on s’immisce jusque dans les pensées de l’officier « impatiente de quoi ? se dit le jeune homme. ».

            Mais le romancier de génie n’est pas seulement un observateur, il pénètre la réalité par l’imagination donnant forme vivante à ses pensées…

3. Mise en œuvre théâtrale

La ville de Paris est vue comme un théâtre où l’on se trouverait de l’autre côté de la scène « il est certaines maisons, inconnues pour la plupart aux personnes du grand monde ». D’où une grande place pour le mystère « déguisée ». Entre mystère et peur il n’y a qu’un pas, que Balzac franchit aisément, en n’hésitant pas à user d’adjectifs axiologiques et d’hyperboles « épouvantables, horrible, effroyablement terrible ». L’on se croirait retourné dans les contes de princesses et de sorcières avec « cette femme et jeune et jolie » qui croise cet « horrible visage de femme aux doigts décharnés ». L’accumulation d’adjectifs augmente le trouble jusqu’à devenir angoissant « allée longue, sombre, humide et puante »

            Balzac use de l’inversion du sujet pour tenir en haleine « si au fond de l’allée tremblote…la lueur pâle d’une lampe »

            Un aperçu du dramatique, en trois lignes, le mot « drame » est répété cinq fois. On imagine aisément, en cette ville parisienne, un drame mondain ou romantique, un crime passionnel « un drame plein de sang et d’amour »…

Transition : Le thème des femmes ravivé par celui du drame se situant en fin de paragraphe semble comme la prémisse d’un prétendu de crise, de violentes passions à venir, ou tout du moins de situations périlleuses...

III. Entrecroisement de destinées diverses

1. Le hasard

            Le schème du hasard est par plusieurs fois présent, apparaissant comme une porte d’entrée de la fiction « par un de ces hasards qui n’arrive pas deux fois dans la vie », il existe un « hasard social » qui veut que l’on naisse, dans une vision assez manichéenne, riche ou pauvre et le « hasard d’une rencontre »…

            Ce récit diptyque semble construit sur un réseau d’antagonisme social.  On retrouve souvent chez Balzac une esthétique socio poétique où se croisent les différentes « classes ». D’une part il y a cette femme du « grand monde », « bourgeoise, élégante, riche, châle du matin, chapeau de velours du matin, madame» et d’autre part ce jeune homme, « officier de la garde royale, officier supérieur de la cavalerie ». On verra ici le désir balzacien de peindre dans son intégralité et non dans sa singularité les mœurs parisiennes. 

Croisée des classes mais aussi croisée des mondes, le contraste est fort avec la présence incongrue « Elle, dans cette crotte, à cette heure ! », d’une femme bourgeoise avançant « d’un pied criminellement furtif » en un lieu où elle ne devrait pas décemment être.

2. Le motif amoureux

Comme Balzac l’écrivit lui-même dans la préface de La peau de chagrin, « il ne s’agit pas seulement de voir, il faut encore […] empreindre ces impressions dans un certain choix de mots et les parer de toute la grâce des images ou leur communiquer le vif des sensations primordiales. ». La « vraie passion de cet officier » se dépeint au travers un champ lexical très fourni de l’amour passionnel, « délicieux, en secret passionnément amoureux, cœur bondit, chaleur, frémissement, il aimait, amour, romanesque, mœurs amoureuses, cœur brûlant ». Balzac n’hésite pas à user de chaînes anaphoriques «amours platoniques […], amour aussi haut […], amour prodigue » ainsi que de déterminatifs portant les marques de l’emphase « La femme». D’autre part la pureté du sentiment est mise en exergue frôlant la redondance  « était vertueuse, grâce, imposante sainteté, digne »

            Le portrait élogieux de la femme aimée est peint par le champ lexical du laudatif « chaste et délicieuse personne, femme élégante, riche, jeune et jolie, vertueuse, grâce décente, imposante sainteté, digne d’inspirer un de ces amours, taille jeune et voluptueuse, son corps s’embellit, chaste démarche, délicieux contours du buste, comme une étoile ». Cette femme n’est plus femme, elle est plus que femme comme le montre la gradation « ce n’est plus une femme, c’est un démon, un feu follet » et la comparaison « elle file comme une étoile » . A cela s’ajoute une profusion d’hyperboles « la plus jolie femme de Paris, plus chers trésors, beautés des formes les plus attrayantes».

            Face à cet imposant tableau de charmes quasi divins où tout semble immensément beau, femme ou nature-même de la passion, Balzac, au moyen de l’antéposition d’adjectifs axiologiques « la jolie femme », « ce jeune homme » ajoute du réalisme à la situation en lui donnant une valeur plus affective donc plus accessible.

3. Le roman noir

La présence d’un officier qui « marchait fort insoucieusement », met en exergue l’énigme de la situation, cet officier est « jeune » (…et fou ?), il ignore la situation dans laquelle il va s’engager à son insu. Il a vu cette femme honorable et soupçonne une infamie possible quand à sa présence en ce lieu. Le lecteur, par la focalisation interne, devient un peu cet homme insouciant, il ne sait pas dans quoi il s’est engagé en lisant cet extrait… sauf à devoir poursuivre sa lecture. L’identification est d’autant plus aisée que les noms propres, qui pourraient personnaliser l’incipit, brillent par leur absence.

Lorsque Balzac nous quitte, le suspens est au plus haut entre        un jeune homme, passionnément amoureux d’une femme mariée et la jolie femme, mariée pourtant, se retrouvant seule à une heure indue dans la rue jusqu’à disparaître dans un escalier tortueux…

En ce sens Ferragus est digne du roman noir revenu à la mode au XIXème siècle, prémisse du roman policier, l’extrait s’achève sur un regard avec « l’attention d’un agent de police cherchant son conspirateur »…

Conclusion

            En conclusion, Balzac tient promesse avec cet incipit de Ferragus.  Il offre à son lecteur un tableau qu’il souhaite exhaustif des rues inconnues parisiennes et de leurs vies clandestines. Par-delà les pas pressés d’une femme dissimulée sous un châle, Paris perd de son brillant au profit d’un obscur mystère, hôte probable du couple passion et drame…

culture_urbaine_48666

Posté par MelanieLP à 20:53:00 - ღ0ღ. LETTRES MODERNES - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 1 novembre 2009

Rondeau III, Au même baigneur, quand il s'en va,

Rondeau III,

Au même baigneur, quand il s’en va,

000

De ton absence me vient tout mon tracas

Mes yeux s’embuent, je ne sais, je me noie,

En suivant tes pas qui s’éloignent trop tôt,

Me laissant combattre ô bien des maux

D’absurde, de solitude, quand tu t’en vas.

000

Je voudrais te prier de rester là

Juste quelques instants encore près de moi

Juste quelques longueurs, je souffre bien trop

De ton absence

000

De tous ces frissons que tu animas

Chacun lentement parcouru mes bras

Car quand tu t’en vas glacée est cette eau

D’avoir perdu des soleils le plus beau

Et elle comme moi faisons un très grand cas

De ton absence.

Posté par MelanieLP à 00:02:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 28 octobre 2009

Rondeau II, Au même baigneur,

The_Love_Letter

Rondeau II

Au même baigneur,

000

Tant est subtil qu’au grand jamais je n’ose

Défendre auprès de toi ma noble cause

Noble cause ? Enclos où mon être est pris !

Car de toi tout entier il s’est épris,

Toi qui chaque jour à ma pensée s’impose.

000

O j’aimerais que mon cœur se propose

A s’ouvrir, comme au printemps une rose,

Teinte sous la rosée de mille fééries

Tant est subtil.

000

J’aimerais te parler en toute prose,

Que pour toi mes mots soient des virtuoses,

De douces pensées sans prix,

Te dire que l’Amour tu me l’as appris

Te dire que dans tes bras, mon cœur repose

Tant est subtil.

Posté par MelanieLP à 22:02:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 22 octobre 2009

Rondeau I, A un baigneur, quelques mots,

goutte_20d_eauRondeau I

A un baigneur, quelques mots,

000

Tant seulement de toi je suis accro

Au cœur de moi, toujours brille ton flambeau

Loin de toi chaque jour me semble carême,

Loin de toi, désert et vie de bohème

Et, en mon sein, de ce feu le berceau.

000

O toi inconnu ôte ce rideau

De mystères, sois joyeux, bavard et beau,

Sois mon extrême, mon suprême, mon poème

Tant seulement.

000

Je ne suis que glace ou sucre en morceau,

Je ne suis que fragile, je fonds dans l’eau,

Par ta seule présence, ô toi que j’aime.

Accorde-moi ta peau, je serai crème,

Et hors de l’eau, tu seras le gâteau

Tant seulement.

            Petit exercice de jeunesse en deux rimes, pas les plus riches, destiné à illustrer le rondeau et à adorer quelqu’un. Aucune prétention de belle écriture, aucune concurrence avec Clément Marot.

            Amis du soir, curieux de rondeau, je vous le peins en quelques mots. Remarquez la forme générale ronde du poème, « après avoir discouru toute la circonférence », on retourne toujours au premier point duquel le « discours » avait commencé. En terme littéraire, cela s’appelle un « rentrement ». Pour un rondeau en décasyllabe (noble), comme c’est le cas ici, ce rentrement sera de quatre syllabes : « tant seulement ». Ce rentrement, aux dires de Thomas Sébillet entraîne plus de vivacité et de grâce mais aussi un phénomène de suspens dilatatoire (ou tout du moins il s’y essaie). Effet de suspension repris, de facto, à trois fois. Il est de coutume de dire que ce type de rondeau est composé d’un quintil  (rimes aabba), d’un tercet (rimes aab) et d’un autre quintil. Comme votre œil d’aigle l’aura relevé, on ne tient pas compte du rentrement.

            De manière plus fantaisiste, vous ressentirez la rime en [èm] (que je n’arrive pas  à retranscrire en phonétique) comme rappelant constamment le « aime », vous vous arrêterez sur l’anaphore, l’insistance sur l’eau, l’attente de l’auteure, les apostrophes et ô combien d’autres choses joyeuses.

            Méfiez-vous d’une chose cependant, déjà au temps de Clément Marot (XVIème siècle), ce type d’écrit était considéré comme de la vieille école… Je vous laisse imaginer aujourd’hui… Il vaut donc mieux qu’il y ait un site internet permettant la diffusion de ce genre d’âneries, cela évite d’avoir l’air bête en face du ô feu ténébreux…

            Pour ce qui est du reste, et bien… c’est à lire ^^.

Posté par MelanieLP à 21:24:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 6 octobre 2009

Commentaire éclair sur Le maître de Garamond, d’Anne CUNEO,

gothique         L’intérêt de mêler histoire et roman ? On découvre un personnage historique que l’on ne connaissait pas (ce qui ne nous rendait pas ignare pour autant mais passons). Ce personnage, on apprend à l’aimer, l’on y parvient, ça y est, on l’aime, comme un ami, comme un frère, comme un mari épousé un beau dimanche à Poitiers… Il faut bien reconnaître que l’on a tout le temps d’en apprécier la compagnie et de se familiariser avec le personnage aux vues du nombre d’heures passées avec le bouquin entre les mains… L’auteur, bien souvent très habile de ses mains et de ses pensées, crée aisément une dépendance, ou tout comme, de sorte que l’on ne trouve plus l’oxygène, le vrai, que dans ces douces pages, de sorte que l’on en viendrait à regretter de n’être pas d’un siècle aussi démuni que le XVI ème, de sorte que l’on ait en horreur le fait de n’avoir étudié à l’école ni le latin ni le grec… Et là, bam, c’est le drame : IL meurt. LUI. Sur un bûcher. Et nous, lecteurs, on se retrouve abandonné dans un état allant d’une solitude que l’on ne peut partager à l’effondrement le plus profond. Comme si d’une mort ne suffisait pas, la vraie mort, celle de celui dont on n’avait jamais entendu parler avant d’ouvrir ce livre (et dont, de facto, on se foutait), il faut qu’elle ressuscite sous nos yeux. « Maître Antoine Augereau, mort deux fois, en exclusivité  pour vous lecteurs ce soir… ». Vrai que de nos jours nous sommes tellement épanouis dans notre quotidien que l’on peut se permettre ce duplicata…  Au final, l’on souffre encore plus du sentiment d’injustice que s’il n’y avait eu là que roman et chevalerie, et bien heureux notre siècle qui n’est pas en espérance d’une Révolution… Je serais déjà dans la rue, le poing brandi… A moins que je ne fus déjà en feu sur un dernier bûcher commun avec le chevalier de Berquin… Et ce genre de réjouissance ne pouvant arriver seule, l'on finit de vous désarmer... Comment? Assez simplement... le livre s'achève. Ces douces heures passées cramponné à votre recueil ne sont plus qu'un cuisant souvenir, vous avez désormais tout votre temps voire plus que nécessaire pour pleurer tant de pertes... Joyeux.

         Ciel, ciel, que d’émotion ne serait-ce que de taper ceci sur un clavier… Aviez-vous déjà remarqué que chaque lettre dactylographiée avait une petite voûte sous la plante ? Un empattement avec une légère courbure, pratiquement imperceptible, mais qui rend la lecture plus douce au regard ? N’est-ce pas magnifique ?

         Ah, avant que l'idée ne parte aussi vite qu'elle m'est venue je voudrais encore signaler quelque chose. J'ai très souvent préféré la plume masculine à la féminine. Pas cette fois. Je m'explique. Nous sommes au milieu de XVI ème siècle au moment de l'histoire, les femmes présentes dans le roman sont toujours d'une douce sagesse, d'un grand esprit et offrent à leurs maris tout l'amour dont on peut rêver... Vous pensez réellement qu'un auteur HOMME aurait mis tant de délicatesse dans la représentation féminine? Non, non, surtout en ce siècle (rgardez la mysoginie de Voltaire par exemple, et cela deux siècles après !...). Non, non, franchement, il nous fallait UNE auteur(e)! Merci à elle.

Posté par MelanieLP à 21:42:00 - ღ0ღ. LETTRES MODERNES - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 3 octobre 2009

Mozart, l’Opéra Rock

Pourquoi une rubrique réservée à Mozart, L’Opéra Rock ? Parce que voilà la plus profonde révérence que je puisse faire ici pour montrer ô comme j’idolâtre ces joyaux là! Il faut bien reconnaître que l’impétuosité et l’impertinence de Wolfgang Amadeus est saisissante. « Il leur fallait quelqu’un d’un peu taré » comme l’a gentiment précisé Mikelangelo Loconte, son interprète.

Le chef-d’œuvre de cette troupe c’est sa divine musique aux notes parfois scintillantes parfois sibyllines, ses timbres ensorcelant, ses sublimes figures où se côtoient corsets et jupons, satin et velours, escarpins et plis Watteau, vestes de brocard et jabots blancs… Tout y est exquis.

Le trait noir ne souligne pas seulement le regard de Mikelangelo, il est le cœur devenu visible de la déception, de l’austérité, du génie non reconnu… Le voilà notre homme fatal, notre héros romantique… Mozart s’éteindra seul et démuni en 1791, à l’aube (ou crépuscule ?) de la période romantique…

Je serais tentée, par pure provocation de dire : Amen.

mikelangelo

 

Posté par MelanieLP à 15:12:00 - ღUღ. MOZART, L'OPERA ROCK - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 2 octobre 2009

Extrait de René [Chateaubriand] : commentaire de texte

Photo_034

TEXTE

« On m'accuse d'avoir des goûts inconstants; de ne pouvoir jouir longtemps de la même chimère, d'être la proie d'une imagination qui se hâte d'arriver au fond de mes plaisirs, comme si elle était accablée de leur durée on m'accuse de passer toujours le but que je puis atteindre: hélas! je cherche seulement un bien inconnu, dont l'instinct me poursuit. Est‑ce ma faute, si je trouve par tout des bornes, si ce qui est fini n'a pour moi aucune valeur? Cependant je sens que j'aime la monotonie des sentiments de la vie, et si j'avais encore la folie de croire au bonheur, je le chercherais dans l'habitude.

La solitude absolue, le spectacle de la nature, me plongèrent bientôt dans un  état presque impossible à décrire. Sans parents, sans amis, pour ainsi dire seul sur la terre, n'ayant point encore aimé, j'étais accablé d'une surabondance de vie. Quelquefois je rougissais subitement, et je sentais couler dans mon cœur comme des ruisseaux d'une lave ardente; quelquefois je poussais des cris involontaires, et la nuit était également troublée de mes songes et de mes veilles. Il me manquait quelque chose pour remplir l'abîme de mon existence : je descendais dans la vallée, je m’élevais sur la montagne, appelant de toute la force de mes désirs l’idéal objet d’une flamme future ; je l’embrassais dans les vents ; je croyais l’entendre dans les gémissements du fleuve ; tout était ce fantôme imaginaire, et les astres dans les cieux, et le principe même de vie dans l’univers. »

Attention ! Ce qui suit n’est qu’une aide pour rédiger un éventuel commentaire. Les grandes idées sont là mais vous êtes vivement encouragés à “broder” autour (et à en trouver d’autres)... Pensez cependant à ménager les transitions. Naturellement votre problématique peut être différente...

INTRODUCTION

-         par Chateaubriand

-         publication en 1802, tout début du XIXème siècle

-         suite d’Atala

-         situation géographique, paysages du Nouveau Monde, tribu de Chactas

-         récit introspectif à la 1ère personne (Attention ! Il semblerait que l’on ait souvent tendance à omettre ce qui nous semble le plus logique : c’est un roman ? dites-le ! une pièce de théâtre ? dites-le ! Pensez au genre !)

PROBLEMATIQUE

        En quoi la description du mal-être et l’extrême sensibilité de René font de ce personnage un héros romantique ?

ou

En quoi les incertitudes de René font de ce personnage un héros romantique ?

ð     Annonce du plan

PLAN

Rq : Bien penser à introduire dans votre commentaire des remarques sur les figures de style, la mise en forme, les changements de temps, de voix... Certes ça ne parait pas toujours d’un intérêt déboussolant mais c’est indispensable ! Ainsi vous montrez que non seulement le texte a été compris mais qu’en plus vous savez vous resservir des outils gentiment donnés par votre professeur (adoré).

I. Une manifestation d’un mal-être moral et physique

1. mal-être moral

=> champ lexical de l’accusation, de la faute « on m’accuse, est-ce ma faute ?, accablé, un état presque impossible à décrire » / champ sémantique de la confusion, René est perdu dans le néant « l’abîme de mon existence »

2. mal-être physique

=> champ lexical de la sensation d’enfermement « proie, instinct me poursuit, fond, borne» / un comportement impulsif quasi bestial « instinct, cris involontaires » / embarras visible, physique « je rougissais subitement»

        II. La douleur d’un état mais aussi ses attraits

1. douleur

=> la négation « ne pouvoir jouir, aucune valeur, n’ayant point encore aimé »  / répétition de la préposition « sans » / interjection « hélas » / souffrance « cris, gémissements, folie, nuit troublée »

2. attraits

=> le bonheur dans la monotonie (cf. vie monastique qui tenta l’auteur comme René) / « une surabondance de vie », René ressent le besoin de s’abandonner dans ses passions (et les passions font vivre…) / une allusion à l’amour, source d’espoir « désirs, flamme, jouir, embrassais, gémissements »

Rq : Contrairement à d’autres héros romantiques comme Oberman de Senancour, René n’est pas si désespéré, au contraire il semblerait tirer quelque satisfaction à sa souffrance qui lui donne une grande imagination et qui confirme sa grandeur d’âme « une grande âme doit contenir plus de douleur qu’une petite »… Et, à la différence du Werther de Goethe, comme l’a dit Ste Beuve pas très gentiment « on sent en le lisant qu’il guérira, ou du moins qu’il se distraira »…

III. Traits essentiels du héros romantique

1. inconstance

=> René, homme de contrastes « goûts inconstants », des plaisirs éphémères / parallélisme de construction « je descendais dans la vallée, je m’élevais dans la montagne » / adverbe « cependant » qui indique plusieurs penchants

2. imagination fertile

=> « chimère », « idéal » / un rapprochement à la nature « vallée, montagne » qui porte à écrire, l’imagination gambade, la poétique des paysages (cf. le 1er romantisme) / abondance des « , » , des « ; » qui font des phrases longues, le lecteur se trouve noyé par un flot d’images à l’image des pensées de René

3. solitude

=> un portrait spirituel et moral à la 1ère personne « m’, je, ma » / une solitude hypertrophiée « sans parents, sans amis, pour ainsi dire seul sur la terre » / remarquer l’absence d’autres personnages pouvant troubler l’introspection du bonhomme / typique du romantisme, un homme sans attache humaine qui n’a de complicité qu’avec l’immense nature, petit René monté sur la haute montagne

4. sentiment d’incomplétude

=> « appelant l’idéal objet d’une flamme future », « manquait », « la folie de croire » / un besoin d’infini « univers, les astres dans les cieux » comme s’il existait un néant des choses terrestres (une quête impossible ?)

CONCLUSION

Une certaine jouissance du personnage à l’analyse de son propre ennui (après tout, c’est son droit). Remarquer les traits communs avec l’auteur, cf. François-René Chateaubriand (le mal de René et « le mal du siècle » de Chateaubriand. Reprendre en une phrase les grands traits du romantique du XIXème. Eventuellement ouvrir intelligemment sur un autre héros du même genre (?)

Posté par MelanieLP à 15:46:00 - ღ0ღ. LETTRES MODERNES - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 16 septembre 2009

En latence...

stendhal

Bonjour à tous, élèves ou lecteurs passagers... Petit mot après bien du silence... C'est-à-dire que... j'ai le regret pour la communauté médicale d'annoncer que mon 350ème rang sur 1300 n'a pas suffi à me permettre de rejoindre vos bancs... et le "bonheur" de signer ici mon retour dans le monde littéraire... Voilà qui est dit: je suis désormais inscrite en Lettres Modernes, alors peut-être que ce site sera réactualisé... Qui sait? Verrons-nous naître un jour la catégorie "ღZღ. Littérature et faculté"? Quoi qu'il en soit, vous en serez les premiers informés ^^!

En attendant, j'espère que vous continuerez  de trouver ici ce que vous cherchez...

Posté par MelanieLP à 12:15:00 - ღSღ. QUELQUE CHOSE A SIGNALER? Scoop ^^ - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 24 juillet 2008

L'ultime, le final, le suprême...

Cher Serge, c’est grâce à vous que je poste cet ultime post… Et oui, pour ceux qui se souviennent encore de la petite Mélanie et de son amour littéraire, je viens déposer ici quelques fraîches nouvelles. Tout d’abord, le profil ci-contre est passé chez un visagiste et résume assez bien cette année loin de vous tous. Ne criez pas au sacrilège parce que je n’y parle point d’écriture, de mots baladeurs, de pensées sur papier… Oh les inconscients que de parler de « gâchis » que je ne mette plus la main à la plume ! Comment oserais-je ? Comment pourrais-je ? M’en empêcher ? Je reste moi ! J’aime écrire ! Je n’ai ni le temps de lire, ni celui de regarder des films, que critiquer ici? Sur un plateau d’argent, et par un besoin pressant (ne consistant pas en une miction résiduelle), m’a été livré un petit carnet relié. Et bien oui les amis, j’écris un journal ! Le seul bémol est qu’il est si secret qu’il n’est livré à personne, et que frasques et jeux de mots restent dans l’ombre d’un tiroir. Bah, d’autres en ont édité ! Ma vie n’est pas passionnante mais LA vie, elle, l’est, et chaque jour il y a de quoi en dire… Regardez, le soleil brille.

            Et pour vous Serge, un petit dessin… J’en ai fait d’autres. L’un des cadeaux offert par la médecine… L’on apprend à savourer le galbe d’une hanche, la beauté d’un corps… nu… Qu’en pensez-vous ?

Num_riser0004

Posté par MelanieLP à 18:00:00 - ღSღ. QUELQUE CHOSE A SIGNALER? Scoop ^^ - Quelques mots? [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 9 juin 2008

Bonsoirrrr. Bonjour. J’hésite. Ecrire, ne pas écrire ? Laisser ce site dans son sommeil profond de Belle au bois dormant ? Arf je suis tentée. J’ignore si j’ai envie de reprendre cela. Je vois que ledit site poursuit sa lancée grâce à de fidèles élèves ou autres explorateurs, tant mieux mais de mon côté je crois que j’ai quitté le bateau trop longtemps pour chercher de nouveau à prendre la barre. Alors, amis du soir, de la journée (et les autres) je vous annonce la « poursuite de la fin » de Mon aire de repos. Si le cœur m’en dit un de ces cinq peut-être. Que votre vie soit belle, fleurie et bénie de Dieu.

Ah si, attendez avant de partir, quelques mots de Jean-Loup Chiflet, Les mots qui me font rire, extraits.

« Vous aimez un peu ? C’est une amourette, un penchant, un badinage, une bagatelle, une fleurette, un béguin, un batifolage, une bluette, un caprice, du marivaudage.

Beaucoup ? C’est une liaison, un engouement.

A la folie ? Une passion. »

Français : le meilleur des amants !!! ^^

Posté par MelanieLP à 14:17:00 - ღSღ. QUELQUE CHOSE A SIGNALER? Scoop ^^ - Quelques mots? [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 14 septembre 2007

Hypothèque… Hypocondrie ?

Ne cherchez pas d’interprétation du titre, c’est un peu comme la psychologie du pathologique ou la pathologie du psychologique…  c’est subtil ^^. Petit interlude, intermède dramatique, lyrique, et  théâtral … Allez, bientôt en librairie (donnez moi des adresses), mais après tout, qu’est-ce que cela change ? « On s’en fout », il y a bien plus important cette année…

Bonsoir, au plaisir…

Num_riser0001Num_riser0002

lundi 27 août 2007

Epitaphe... ou non.

        

epitaphe

   Cheveux épars sur le sol, cartons ébranlés, agitation de la main, au revoir murmurés, le frémissement, l’inconnu du départ… à la guerre ? Ma chevelure au bas des omoplates m’a quittée pour des faux airs de Cléopâtre et j’en suis à me demander gravement, si, comme des auteurs l’on déjà fait je ne vais pas rédiger une épitaphe… Mais non, pas la mienne, si je pars à la guerre c’est en conquérante et non en victime, je l’espère. Et cependant il me le faut bien, hélas, ce sera l’épitaphe d’une bouffée de liberté qui était destinée à une belle vie mais qui court le risque de se faire faucher pour la science…

            Comment dit-on déjà ?

Ci-gît la regrettée Aire de Repos

Déversez pour l’usage,

Quelques larmes

Sur cette âme élevée

Mais pas trop,

L’humidité pourrait lui faire prendre froid…

            Oui mais non, après je vais être triste… On ne tue pas une part de son esprit comme Harry a pu détruire les Horcruxes… Bref, quelle version plus joyeuse ?

Epitaphe temporaire :

Ci-gît Aire de repos,

Le temps d’une promenade

De quelques saisons.

Ne daignez pas vous signer

La littérature la ravira avant la mort…

            Et bien, voilà qui est mieux ! Vous l’aurez compris, je vais laisser ce site le temps de réussir ma première année de médecine. Bien à vous tous ! Que chaque jour vous soit beau !

Posté par MelanieLP à 15:31:03 - ღSღ. QUELQUE CHOSE A SIGNALER? Scoop ^^ - Quelques mots? [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 26 août 2007

Spellman & Associés, Lisa Lutz.

        spellman___associ_s

    Peut-être est-ce là la fin de mes lectures de l’été et, accessoirement de l’année, mais ne faisons pas de mauvaise foi… Donc, aujourd’hui, fin de Spellman & Associés par Lisa Lutz. On l’annonçait comme un mélange entre humour et suspense qui a fait craquer Hollywood, et bien, je le comprends bien ! Izzy Spellman est saisissante de réalisme, à elle seule elle collectionne les bourdes et considère chacun de ses petits-amis comme futur-ex… Sa famille est aussi pour le moins peu ordinaire et encore plus « fêlée », et chacun d’entre eux excelle dans l’art d’espionner, filer, faire chanter les membres de leur famille de préférence… Quelle vie à cent à l’heure que celle de ces détectives…

            Plus en détails, Izzy a 28 ans « au moment des faits », elle tombe amoureuse du « futur ex », Daniel, un chirurgien-dentiste, profession faisant terreur à ses parents.

            Izzy est imparfaite, normal, elle est normale. Par contre cela ne semble pas être le cas de son frère aîné, David. Lui, il a tout, il est beau, intelligent… et a réussi à quitter l’affaire familiale pour devenir un brillant avocat. Longtemps il s’est cru responsable de sa sœur et se montrait plus que gentil, seulement en grandissant, il s’est…déresponsabilisé disons et n’hésite pas à faire des remarques croustillantes qui font bien rire le lecteur à notre pauvre Izzy.

            Puis il y a Rae. Rae a quatorze ans et « c’était une erreur » comme nous le fait remarquer Izzy. Rae, elle est bien lancée dans l’espionnage, elle excelle lorsqu’il s’agit de filer sa sœur pour rendre des comptes aux chefs de l’agence, c-à-d maman, papa. Aussi c’est une parfaite petite « arnaqueuse », avec elle tout fonctionne dans les transactions des dessous de tables, elle ne connait pas la gratuité d’un bon geste.

            Et aussi, Oncle Ray peuple souvent les pages. Once Ray menait une existence exemplaire au niveau de son hygiène, pas d’alcool, pas de tabac, une seule femme. Bref, un ange. Et il eut un cancer, chimio, phase terminale… Et alors que tout le monde le voyait mort, le voilà qui guérit. De désespoir, sa femme le quitte. Commence alors pour lui une toute nouvelle existence, s’il eut son cancer avec son ancienne vie, il estime qu’il peut en entamer une nouvelle sans crainte. Et le voilà lancé dans les interminables parties de poker, alcool, tabac et femmes à gogo qui le conduisent souvent à disparaitre des jours entiers.

            Puis les parents Spellman qui s’inquiètent pour leurs enfants, enfin surout pour Izzy et qui n’hésitent pas à la filer, la mettre sur micro, entravant à chaque instant le principe de «vie privée ».

            Bref, vraiment exquis pour se détendre. Un exemple ? Et cela dans l’une des toutes premières pages :

Isabel. 8ans. Interrogée par son père.

« Isabel, tu t’es bien faufilée hier soir dans la chambre de ton frère pour lui couper les cheveux ?

-          Non.

-          Tu es sûre ? Tu as peut-être besoin d’un peu de temps pour te rafraîchir la mémoire ?

-          Couper les cheveux ? Ah bon ?

-          Tu les connais ces ciseaux ?

-          Ils pourraient être à n’importe qui.

-          Oui, mais on les a retrouvés dans ta chambre.

-          C’est un piège. »

samedi 25 août 2007

Koh-Lanta : Ah parce qu’ils n’ont pas honte ?

koh_lantaBonjour à tous ! Comment vont les affaires ? Bon alors, comme cela fait quelques temps que je n’ai pas fait de petit coup de tête ici (il faut dire que les vacances sont drôlement pacifiques), j’estime que le jour est arrivé. Hier soir, un ‘tit frère très enthousiaste me demanda de rester à ses doux côtés alors qu’il regardait la télé. C’est fou, à son âge de p’tit-grand bonhomme, il gère mieux son emploi du temps que moi. Par exemple, pendant les vacances et quand la bénédiction de maman a été faite il sait que, le soir, il regarde la télé. C’est comme ça. Pas les questions de « ô et ce livre que je n’ai pas terminé ? », « ce compte-rendu que je dois faire pour quelqu’un ? », « Ce film que j’ai sur mon ordinateur et que je n’ai pas encore vu ? », il sait.

Donc, c’est paresseusement installés que nous avons regardé Koh Lanta, rejoins par maman. Comme p’tit frère a suivi avec alacrité et aisance tous les épisodes et qu’il se faisait une obligation de me tenir informée, j’avais en ma connaissance quelques têtes : le jardinier Grégoire, Adrien, Laurent, Simon, Jade… Puis j’aimais bien Grégoire car je trouvais que c’était vraiment le type même de l’aventurier qui est là pour le jeu et qui a un bon esprit. Et là BAM, la seule fois où je regarde voilà que j’assiste à des monticules de mésententes dans le genre « sa tête ne me revient pas »… Et l’esprit de jeu ? L’osmose que l’on peut voir dans des jeux d’équipes comme Interville (parce que ‘tit frère a aussi vu un épisode d’Interville l’autre jour) ? Où qu’elle est ? On se le demande bien… A croire que de manque d’aliments, chacun a fini par engloutir sa part d’humanité. L’on donnait naissance à une équipe blanche et au final l’on entend « Je nomme X parce que les Rouges éliminent les Jaunes ». Au moins cela a le mérite d’être clair.

Et Grégoire est parti, voilà, l’aventurier est parti car justement aventurier il l’était dans l’âme et était « trop fort ». Charmant, il méritait de continuer l’aventure et fut éliminé par des « Je n’avais aucune affinité envers lui », oui et alors c’est un bon argument ? « Je le fais contre moi », mais bien sûr, dans la vie on ne fait pas les choses malgré soi, surtout dans ce cadre. « Bon vent », grrrrr ! Pffff cela m’énerve de voir si peu d’esprit. Pauvre Greg, qu’il fasse bonne route…

Posté par MelanieLP à 10:25:08 - ღSღ. QUELQUE CHOSE A SIGNALER? Scoop ^^ - Quelques mots? [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 21 août 2007

Harry Potter and the Deathly Hallows : SCOOP, SPOILLERS la fin des fins.

            Bonsoir à tous ! Certes j’ai tardé plus qu’il n’était nécessaire pour dévorer Harry Potter and the Deathly Hallows… Mais j’ai la meilleure des excuses : Dieu a voulu qu’une journée ne dure que 24 heures, alors…

            Chers lecteurs, je ne voudrais pas dévoiler ici tout le croustillant de la plume de JK Rowling pour ceux qui, comme moi, tiennent à

PRESERVER LE SECRET

FERMEZ LES YEUX

SUR CET ARTICLE!!!

Allez, ainsi tout le monde est content, vous patientez, frémissant jusqu’en octobre pour la version française, ceux qui l’ont lu, nous aurons beaucoup à nous dire, et moi, je garde une trace écrite du passage de Harry Potter and the Deathly Hallows dans ma vie littéraire !

Tout au scoop ! Un résumé bien garni !

Si vous souhaitez réellement lire ce qui suit, et que vous en acceptez les conséquences, allez-y… Mais je vous le répète, après le mystère n’en sera plus un…

harrypotter7

Au commencement, évidemment, les journaux font du bruit sur la mystérieuse mort de Dumbledore, seul sorcier craint par He Who Must Not Be Named. Et c’est une véritable épopée sur une vie bien remplie. On retrouve Rita Skeeter et sa scandaleuse plume qui déchaîne les ragots… Par delà les intox, bientôt la vérité sur la famille Dumbledore transparait. La mère d’Albus mourut tôt, laissant trois enfants. Deux sorciers et une petite qui, terriblement choquée après un incident de rue ne fut plus à mène de contrôler ses pouvoirs. Déferlante de cataclysmes, enfer vivant pour les deux frères qui ne pouvaient lutter contre l’autodestruction de leur propre sœur. Lors d’une violente dispute entre eux, Alberforth s’emportant sur les fréquentations de son frère Albus qui entendait bien fonder un code-moldus, la jeune fille est accidentellement tuée. Voilà pour le premier scoop, Dumbledore ne fut pas toujours ce vieillard calme aux yeux pétillants d’intelligence. Ajoutons à cela que la fougue de ses dix-sept ans ne fut pas un exemple de sagesse, le passage où il entend dominer les moldus est particulièrement choquant car l’on ne le pensait pas tant obsédé par le pouvoir. Il se justifiera.

Ensuite, vu le dramatique de la situation, les moindres recoins contrôlés par les Mangemorts et les catastrophes naturelles mais pas tant que ça s’enchainant, continuer de résider au 4 Privet Drive pour les Dursleys aurait véritablement été suicidaire, leur lien avec le célèbre Harry Potter plus indéniable que jamais. De facto, les membres de l’Ordre du Phénix organisent le départ de la famille. On assistera alors au premier moment d’humanité visible. Alors que Vernon affichait un dédain parfait envers Harry, l’un des membres de l’Ordre s’en étonne, ce à quoi Harry répond qu’il a toujours été considéré comme de la vermine. Et là, ô magie, Dudley qui l’interrompt ‘I don’t think you’re a waste of space’. Bingo ! Pas trop tôt ! Et s’ensuit une poignée de main entre les deux jeunes hommes, ponctuée par un ‘See you, Harry’ de Dudley et un ‘Take care, Big D.’ de Harry. J’en avais les larmes aux yeux, si si. Et Pétunia qui lorsqu’elle passe devant Harry s’arrête et s’apprête à parler puis finalement s’en va sans un mot… Delicious !

Après, bon, je ne fais pas dans les détails, on se trouve en présence de sept Harry identiques, dans le but de tromper les Mangemorts. Intersection de Harry, alias Georges avec des disciples mal intentionnés qui lui feront perdre une oreille. Maugrey Fol-œil ne reviendra pas de l’expédition, de même qu’Hedwige.

Quelques temps après, première rencontre entre Harry et Ginny, mais il n’est plus question de la légèreté du tome 6. Un autre moment d’intimité leur fera partager un baiser qui sera surpris par Ron. Ce dernier avertira Harry qu’il n’entend pas faire souffrir sa sœur. La situation n’est que re-clarifiée pour Harry.

Mariage tant attendu entre Bill Weasley et Fleur Delacour, après celui de Lupin et Tonks. Harry est déguisé en cousin lointain des Weasley de sorte que l’on ne le reconnaisse pas. Victor Krum, en déplacement pour l’occasion s’approche pour demander une danse à Hermione. C’est sans compter sur Ron qui s’empare de la main de cette dernière car toutes les danses lui sont accordées à lui et lui seul. Enfin, le petit Ron se bouge. Du coup, Krum demande qui est cette charmante jeune fille qui danse un peu plus loin. Ginny. Harry déclare qu’elle voit quelqu’un, un type jaloux, un bon morceau et qu’il ne voudrait sûrement pas s’y frotter… Au moins voilà qui est fait.

Blablabla, on apprend la légende des reliques de la mort, d’où le titre lors de la rencontre de nos trois sorciers chez le père de Luna (dont la fille a été enlevée par les Mangemorts qui savaient qu’Harry contacterait Mister Lovegood, dans le but d’un échange). Conte pour enfants sorciers, comme nous avons eu Cendrillon et Blanche Neige, c’était l’histoire de trois frères à qui la mort avait décidé de faire un cadeau. Le premier demanda une baguette qui vaincrait toujours, le second une pierre qui ferait revenir les morts et le troisième enfin, un moyen d’avancer sans être vu. Le premier rejoignit le premier village et gagna une bataille contre un sorcier redouté, il partit dans la forêt et, fatigué, s’endormit. On lui vola sa baguette et on le tua, la mort avait gagné le premier des frères. Le second demanda à voir celle qu’il aimait, et il se tua pour la rejoindre. La mort eut le second des frères. Le troisième quant à lui, il « foutu le camp » bien loin avec sa cape d’invisibilité qu’il légua après à son fils… Tadam, légende ? Non, et c’est parti pour la recherche des deux éléments manquants, Harry possédant déjà la cape.

On apprendra la grossesse de Tonks par un Lupin dans un sale état. Il annoncera avoir quitté Tonks de peur que l’enfant ne devienne comme lui un loup-garou, et de crainte de ne pas être un bon père. Harry, outré lui répondra par des mots bien choisis. Lupin s’en ira profondément fâché, après avoir sorti sa baguette. Plus tard, il avouera par radio son tort. Leur enfant aura dès la naissance des cheveux violets…

Ron disparaitra quelques temps, laissant Harry et Hermione seuls, n’oublions pas sa terreur des araignées, il n’y avait pas d’araignée, mais il eut peur tout de même. La découverte des Horcruxes dans le tome 6, objets magiques contenant une part de l’être du grand méchant de l’histoire annonçait une belle suite. Et en effet, ce septième volet est avant tout consacré à leur recherche, afin de mettre fin aux trop nombreux jours de He Who Must Not Be Named. Cette folle poursuite conduira nos trois amis dans les mains des Mangemorts où Hermione sera sauvagement torturée par Bellatrix, pendant que Ron, Harry se retrouveront dans une cellule avec trois autres personnes dont Luna, Ollivander (le marchand de baguettes). Grâce à Dobby et son don d’elfe de maison qui lui permet de se volatiliser, ils parviendront tous à s’échapper, saisissant Hermione, la baguette de Drago Malefoy (le sale gosse) et celle de Bellatrix au passage. Harry à qui Hermione avait par mégarde cassé sa baguette (horreur !!!) quelques pages plus tôt trouvera le substitut de sa baguette dans celle du jeune Malefoy.  Dobby y perdra sa vie. Les elfes de maisons sont bien redorés ici, même le sacré Kreattur, qui a toujours fait ses commentaires à voix haute aidera son nouveau maître Harry, et étrangement de gaieté de cœur. Il n’est pas celui que l’on croyait.

Il est utile de signaler qu’Harry, Ron et Hermione ne retourneront pas à Poudlard à la rentrée. Ils regagneront le château que pour l’ultime bataille. Des pages qui défilent. Les voilà donc au château. Sa présence est signalée aux Mangemorts, on les sait en route, accompagnés par He Who Must Not Be Named. Les élèves sont évacués par une McGonagall forte d’esprit qui gère tout comme à son habitude. Poudlard résonne désormais de la voix du Lord qui annonce qu’il ne ferra de mal à personne si Harry lui est livré. Les Mangemorts pénètrent dans le château. Début des combats, Ron, Harry et Hermione sauve Draco Malefoy de la mort à deux reprises. Fred meurt, bientôt rejoint par Tonks et Lupin (tiens, cela ne vous rappelle rien, qui laisseront Teddy, leur fils…), et l’on se sent triste car on s’y était attaché depuis le temps. Pendant ce temps, Voldemort est assis dans une salle, avec son serpent Nagini et Rogue. Il ne se bat pas car sait qu’Harry viendra de lui-même (Nagini est un Horcrux). D’un geste dépourvu, comme à son habitude d’humanité, il lance Nagini sur Rogue. Dumbledore était le légitime possesseur de la baguette à tout vaincre, Rogue l’ayant tué il en devenait le maître, en le tuant à son tour, la baguette lui appartenait donc de droit. Caché sous sa cape d’invisibilité Harry assiste à la scène. Voldemort quitte les lieux, Harry s’approche de Rogue, ce dernier lui tend un flacon contenant ses pensées et lui demande de le regarder une ultime fois. Harry se rend à l’ancien bureau de Dumbledore et se plonge dans les pensées de Rogue grâce à la pensine. Le moment où j’ai le plus pleuré je crois, j’ai toujours adoré Rogue. On apprend tout, on comprend tout. Trois enfants jouant ensemble, Severus, Lily, Petunia… Plus tard, découverte par Lily et Severus d’une lettre écrite par Petunia à Dumbledore qui le prie, comme sa sœur et leur voisin de lui permettre d’aller à Poudlard (voilà pourquoi Dumbledore connaissait Petunia !). Plus tard encore, une amitié plus qu’immense entre deux jeunes sorciers de deux maisons différentes, Lily et Severus inséparables. Les années passent, Severus déteste l’arrogant Potter qui lui vole sa bien aimée. Voilà l’origine de tout, Severus a toujours été amoureux de Lily… Nuit du meurtre des parents d’Harry, Rogue est dans le bureau de Dumbledore, brisé, il a perdu celle qu’il aimait. Il jure qu’il défendra la vie du garçon qu’elle a laissé comme la sienne. Bien des années après, Dumbledore a la main brûlée, son corps est en train d’être empoisonné lentement. Rogue est à bout de nerfs, il annonce à Dumbledore que ce dernier ne va pas survivre au poison, et qu’il a un an tout au plus. Fin de l’année, Dumbledore a dit à Harry ce qu’il fallait, il meurt en ayant choisi sa mort, le Avada Kedavra lancé par Rogue ne fait rien sur un corps déjà sans vie. Rogue s’engage à mettre Harry sur la voie des Horcruxes, sans jamais se montrer. Sa vie il l’aura consacré à son unique amour, Lily, grâce à l’aide de Dumbledore. Son patronus était une biche, comme celui de Lily autrefois…

Harry sent que s’il ne rend pas il perdra ceux qu’il aime. Il se dirige vers la forêt prophecyal3interdite où Voldemort lui a donné rendez-vous. Dans sa poche, le vif d’or que lui avait laissé Dumbledore et son message « je ne m’ouvre qu’à la fin ». Harry annonce que voilà la fin, qu’il va mourir, le vif d’or révèle la pierre de résurrection. C’est accompagné par l’image de sa mère, son père, Sirius et Lupin qu’il se dirige vers Voldemort. Ce dernier lance un Avada Kedavra sur Harry. Silence. Harry voit Dumbledore, il ne connait pas cet endroit. Ils se parlent, Dumbledore pleure, il lui explique tout. Harry demande s’il est mort, Dumbledore répond par la négative. Que c’est-il passé ? Harry était le dernier des Horcruxes, en tentant de le tuer, Voldemort a en réalité tué la part de lui qui se trouvait dans Harry. Voldemort le pense mort, il somme à Narcissa Malefoy d’aller vérifier, elle entend battre son cœur. Dans un murmure elle lui demande si son fils est vivant, il acquiesce. Elle se relève et annonce la mort de celui qui avait survécu… Précédés par Voldemort, les Mangemorts retournent au château annoncer la nouvelle. Eh eh mais Harry n’est pas mort, dans un moment d’inattention il se couvre de sa cape. Voldemort comprend son erreur. Par la suite vient l’affrontement final, et quelle belle issue, la baguette choisit son maitre… C’est la fin de Voldemort.

Et le fameux dix-neuf ans plus tard… Contre toute attente, Harry vit avec Ginny, ils ont trois enfants, l’aîné James, la petite Lily, et Albus Severus. Ce dernier, avant sa première rentrée à Poudlard s’inquiètera d’être à Serpentard, ce à quoi son père, Harry, répondra : « Tu as le nom de deux directeurs de Poudlard. L’un d’entre eux était à Serpentard et c’était probablement l’homme le plus brave que j’ai jamais connu». Divin. Enfin, notre Ron aura compris, il est désormais marié à Hermione et ont deux enfants, Hugo et Rose… A la gare de King Cross, Draco Malefoy saluera nos amis d’un hochement de tête, accompagné par sa femme et son fils. Ron glissera un discret « Sois certaine de le battre à tous les tests, Rosie. Remercie Dieu d’avoir hérité du cerveau de ta mère… » à sa fille. Quant à notre Neville, héroïque face à Voldemort, il sera devenu ce à quoi on le destinait : Professeur de botanique… Et Teddy Lupin, la vingtaine d’années semblerait bien attiré par une certaine Victoire, cousine de la nouvelle famille Potter (James les aurait vu s'embrasser)… Victoire, nom français, ne serait-ce pas la fille de Fleur et Bill ? …

Tout est éclairci ? Pas tant que cela, peut-être pourrions-nous espérer une suite ? Que font nos héros dans la vie? Harry voulait être Aurore... Comment, après tous les tableaux faits de James, Lilly a-t-elle pu l’épouser ? Et Ron qui, regardé par des élèves de Poudlard à la gare s'écrie "C'est moi qu'ils regardent, je suis très célèbre"... Mystère...

Et voilà la fin des aventures de nos sorciers préférés. Qu’ils soient heureux. Be happy ! Ils vont me manquer à n’en point douter…

title

Harry Potter et les Reliques de la mort, horcruxes, fin de l'histoire, scoop, spoilier, mort et survie, nineteen years later, mythe, the end JK Rowling, Snape, Albus Severus Potter

La fille coupée en deux, par Claude Chabrol.

la_fille_coup_e_en_deuxParce que le cinéma c’est important… Je profite de l’occasion pour remercier Edouard qui m’a conduite à voir le film La fille coupée en deux.

La trame s’inspire d’un fait divers, qui a défaut d’être d’actualité, fut retentissant. En 1906 un célèbre architecte qui aimait les jeunes femmes fut assassiné alors qu’il assistait à un spectacle. L’assassin, un playboy millionnaire était l’époux d’une ex-maitresse de l’architecte. Et oui, les crimes passionnels ce n’est pas nouveau…

            Voilà pour le squelette de l’histoire…historique. La clarification étant faite, nous pouvons désormais aborder le film. Gabrielle Deneige (Ludivine Sagnier) est une jeune femme qui, comme Blanche-Neige a croqué dans une pomme, croque à pleines dents dans la vie. Sa présence séduit tous ceux qui l’entourent. Un jour, alors que Charles Saint-Denis (François Berléand), célébrissime écrivain qui excelle dans l’emprunt des mots aux autres, abattant avec dextérité ses cartes, heu des citations (tiens, cela me rappelle quelqu’un…) dédicaçait l’un de ses livres, il fait la connaissance de Gabrielle. La jeune femme au nom d’ange s’éprend immédiatement de lui. Il a la cinquantaine passée, elle a tout juste vingt ans, elle est innocente, il est un peu pervers. A son sens il lui apprendra la vie, et après lui avoir offert une rencontre échangiste pour son anniversaire, s’en ira sans laisser d’adresse. Brisée, Gabrielle refusera de se nourrir et de sortir. Surgit alors une ancienne rencontre, Paul Gaudens (l’excellent Benoît Magimel), héritier milliardaire et amoureux qui s’engage à lui redonner goût à la vie. Le personnage est intéressant, c’est le « quéqué » des villes par excellence, préoccupé par son look, mais pas par les benoitPV qu’il jette négligemment sur la voie publique. Il est le fils à maman, ne respecte rien car il est habitué à avoir tout ce qu’il veut. Et cependant on en tomberait presque amoureux tant Benoît Magimel donne du charme à Paul. Bref, il demande Gabrielle en mariage, ne voyant plus de sens à sa vie, elle accepte. La publication des bans est faite par radio et entendue par Charles. Il reviendra en courant auprès de Gabrielle alors qu’elle est désormais mariée. Par sincérité elle annoncera à son mari, Paul, ce que lui a fait faire Charles, Charles son seul amour. Paul, qui est déséquilibré mais qui le cachait bien sera comme fou. Lors d’une soirée où l’écrivain avait été invité à discourir, il monte sur l’estrade et le tue de plusieurs balles. 

Posté par MelanieLP à 12:19:22 - ღGღ .BIBLIOTHEQUE FILMOGRAPHIQUE - Quelques mots? [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 18 août 2007

Une trace de pas, Margaret Fishback Powers.

            C’est bercée par l’Ave Maria interprété par Maria Callas que je prends quelques instants pour poursuivre sur le chemin emprunté par ce blog : rapporter tout ce qui m’émeut. En ce samedi 18 août 2007, je tiens à remercier sincèrement une personne qui, par ses mains courant sur un clavier, exhale sérénité et harmonie et m’apporte beaucoup.

Je ne ferai pas vitrine de ma vie et des enrichissantes rencontres que Dieu a mis sur ma route, car je mets déjà suffisamment à nu, je pense, livres et films…

Alors, je vous quitte sur ces derniers mots, appréciez la beauté de ces quelques vers, croyants ou non. « Le beau est toujours étonnant » écrivait Baudelaire…

Une trace de pas, Margaret Fishback Powers

Une nuit, un homme fit un songe.
Il rêva qu'il marchait
en compagnie de Jésus, sur la rive.
À chaque scène, il remarquait une
Double trace de pas dans le sable,
la sienne et celle de Jésus.
Quand la dernière image s'effaça, il repensa aux
Traces de pas et s'aperçut qu'à diverses reprises,
Le long du sentier, il n'y avait
qu'une empreinte de pas dans le sable.

Il se rendit compte que cela correspondait aux
Moments les plus sombres de sa vie.

Il s'adresse à Jésus :
" Jésus, dit-il, tu m'avais dit que tu
M'accompagnerais tout le long de la route.
Mais je constate qu'aux heures
les plus pénibles de ma vie,
je ne puis voir qu'une seule
série d'empreintes sur le sable.
Je ne comprends pas qu'aux moments
où j'avais le plus besoin de toi, tu m'aies délaissé. "

Jésus répondit : " Mon enfant, je t'aime et je ne saurais t'abandonner. Aux jours d'épreuves et de souffrances, quand tu ne vois qu'une seule
trace de pas, c'est qu'alors je te portais. "

pas

vendredi 17 août 2007

L’affaire Dominici, de Pierre Boutron, avec Michel Serrault, Michel Blanc et Thomas Jouannet.

            dominici2

Dans un cadre peut-être peu propice, au beau milieu du contenu de l’intérieur de mes placards, pour le moment étalé sur le sol, je mets la main au clavier, gagnée par l’émotion. Troisième fois déjà que je regarde l’excellent L’Affaire Dominici de Pierre Boutron.

L’histoire, comme bien d’autres tout aussi horribles, est tristement célèbre. Nuit du 4 au 5 août 1952, six coups de feu sont tirés vers 1 heure 10 du matin. Quelques heures plus tard sont retrouvés les corps sans vie de trois anglais, sir Jack Drummond (deux balles), sa femme Anne (3) et leur fille Elizabeth, la tête fracassée par des coups de crosse, borne 32 de la nationale 96, à quelques kilomètres de Lurs et sur les terres de Gaston Dominici. Le commissaire Sébeille (joué par un Michel Blanc hautain et détestable) est chargé de l’affaire. Instantanément, il soupçonne Gaston Dominici (Michel Serrault), ce vieux bougre amoureux de sa Grand-Terre et poussera au dominici1grand jour les vieilles histoires de famille afin de faire avouer son coupable tout trouvé. Abusant de la vulnérabilité du fils cadet, Gustave (Bruno Slagmulder) et de la haine déclarée de Clovis qui se pense détesté de son père, Sébeille amènera les deux fils à accuser leur propre père. Cette affaire fut suivie avec alacrité par plusieurs journalistes, qu’ils soient français ou étrangers. Dans la représentation filmographique, la conscience même du journaliste professionnel est interprétée par le plus beau et le plus exaltant des acteurs français, Thomas Jouannet, qui joue Lukas Fabre. Lukas, dégoûté par les membres de sa profession qui se jettent sur les ragots et les sales histoires comme des lions affamés, transforme cette affaire en une affaire personnelle où il se charge de mettre à jour la vérité. Rapidement, il se prend d’amitié pour le vieux frustre, et l’aide autant qu’il peut, il ne vivra que pour sa défense durant de longues années. Le procès débutera le 17 novembre 1954. Après une douzaine de jours d’audience, où s’accumuleront des aveux grotesques tels que Gaston, 77 ans, ayant possédé Lady Dummond, une défense maladroite et peu loquace, et malgré l’absence de preuve, Gaston Dominici est déclaré coupable, sans circonstance atténuante, donc condamné à la mise à mort. Une contre-enquête fut menée, et en 1957 la peine fut commuée. En 1960, sous ordre du Général de Gaulle, Gaston Dominici fut libéré. Il mourut en 1965 sans que l’on sache exactement son degré d’implication.

Bien, ce film est excellent et bien impliqué. La thèse beaucoup plus ardue selondominici_fabre laquelle Jack Drummond aurait en réalité été un agent secret à la retraite est celle défendue avec alacrité par Lukas Fabre. L’assassinat des Drummond serait donc lié à des règlements de comptes post-résistance et n’aurait rien à voir avec un conflit familial autour de la grand-terre. De facto, on ressort de ce film avec la sensation d’une énorme erreur de justice, où un innocent aurait servi d’exemple dans des conflits internationaux, patriarche s’accusant pour sauver sa famille. Le crime passionnel, qui fut la thèse officielle à l’époque porte plus du grotesque dans cette représentation, surtout lorsque l’on sait qu’au moment des faits, Gaston avait 75 ans. 

NB: En réponse à la question que j'ai remarquée à plusieurs reprises sur internet, à savoir si le personnage de Lukas Fabre a réellement existé. Contrairement à tous les autres personnages du film, Lukas a été inventé. Mais attention, rien de fantaisiste à cela, Lukas symbolise à lui seul tous les journalistes de l'époque ayant défendu l'innocence de Gaston Dominici. Et il faut reconnaitre que voilà là un très beau rôle pour Thomas Jouannet, et un beau clin d'oeil aux journalistes défendant l'honneur de leur profession corps, coeurs, et âmes...

Posté par MelanieLP à 14:57:00 - ღGღ .BIBLIOTHEQUE FILMOGRAPHIQUE - Quelques mots? [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 15 août 2007

L’alchimiste, Paulo Coelho.

alchimiste2L’on se croirait plongé chez Voltaire et son révolutionnaire Zadig, mais non, c’est en réalité le premier roman, ou plutôt conte philosophique de Paulo Coelho qui nous subjugue dès les premières lignes : L’Alchimiste. C’est l’histoire d’un berger andalou, heureux de la communication qu’il entretient avec ses moutons qui, à la suite d’un rêve, décide de partir à la recherche d’un trésor au pied des Pyramides. Il entreprend ce long voyage, où il apprendra à écouter les voix de la sagesse, grâce au désert et à l’Alchimiste qu’il rencontrera dans une Oasis. Véritable expérience cathartique, son cœur deviendra son premier guide sur le chemin qui mène au bout des rêves.

            Absolument instructive, cette part absolue de philosophie vous conduit à croire en vos objectifs, et avant tout en vous. Il suffit de le vouloir, le monde jouera en votre faveur. A chacun sa Légende Personnelle et ses outils… « Mektoub »… « C’est écrit »…

            De simples mots luttent à dépeindre la philosophie de vie proposée, pour cela, comme je l’ai déjà fait pour d’autres romans, je reprendrai quelques citations. Bonne lecture.

« Il existe un langage qui est au-delà des mots. »

« C’est [mon rêve] qui me maintient en vie. C’est ce qui me donne la force de supporter tous ces jours qui se ressemblent. […] J’ai peur de réaliser mon rêve et n’avoir ensuite plus aucune raison de continuer à vivre. […] Mais j’ai peur que [le réaliser] ne soit qu’une immense déception, de sorte que je préfère encore me contenter de rêver. » => Ce passage est incroyable, il résume admirablement ma dynamique dans un certain domaine… Dernier exemple en date, regard d’alias Alfred, ne pas lui avoir parlé avant  le dernier jour de peur que la personne soit différente et destructrice de l’admiration que je lui accordais.

« Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

« Notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites par la même Main. »

« Les livres sont tout à fait comme les caravanes. […] Elles font beaucoup de détours, mais se dirigent toujours vers le même point. »

« Si tu peux demeurer toujours dans le présent, alors tu seras un homme heureux. Tu comprendras que dans le désert il y a de la vie, que le ciel a des étoiles, et que les guerriers se battent parce que c’est là quelque chose d’inhérent à la vie humaine. La vie alors sera une fête, un grand festival, parce qu’elle est toujours le moment que nous sommes en train de vivre, et cela seulement. »

« Pourquoi un revolver ? demanda le jeune homme _ Pour m’aider à me fier aux gens, répondit l’Anglais. »

« Le courage est la vertu majeure pour qui cherche le Langage du Monde. »

« Le mal, dit l’Alchimiste, ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme. Le mal est dans ce qui en sort. »

« Personne ne peut fuir son cœur. C’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit. »

« Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas au trésor. »

« Les vents parcourent le monde sans avoir jamais de lieu de naissance ni de lieu où mourir. »

« Je suis un vieil Arabe superstitieux, qui crois aux proverbes de mon pays. Et il en est un qui dit ceci : ‘Tout ce qui arrive une fois peut ne plus jamais arriver. Mais tout ce qui arrive deux fois arrivera certainement une troisième fois.’. » => Et c’est si vrai…

lundi 13 août 2007

Bulgarie, Albena, Malibu (Lookéa)

albena_01

Bonsoir à tous ! A croire que je suis déjà partie… Voilà de nombreux jours que je n’ai rien écrit sur ce blog. Alors, que dire ? Et bien, l’été fut aux vacances, je suis rentrée hier d’une superbe semaine sur le sol bulgare que j’ai effleuré de mes pieds pour la première fois, découvrant ainsi la mer noire, étrangement très peu salée. Bon, sans faire de pub, et ce sera assez limité étant donné que je n’ai vu que Varna et Albena, détaillons un peu. Les bulgares ne sont pas si froids que les prospectus pouvaient l’annoncer, bien au contraire, j’ai trouvé que lorsqu’il s’agissait de vendre quelque chose, ils excellaient dans l’approche des étrangers… (Bon, après, le commis de cuisine, lui je pense que c’était un problème strictement physique, quoiqu’il se soit calmé vers la fin). En plus des bulgares, la bulgarie, c’est le pays de l’eau de rose, les petites poupées aux vêtements locaux qui les cachent sont charmantes. L’Eglise orthodoxe de Varna est à voir, j’ai eu l’honneur d’assister à un baptême, bien différent de chez nous où le prêtre semble hanté (guidé par la voix/e divine). La seule chose qui m’a choquée fut la présence d’un bonhomme dans l’entrée, habillé genre évêque, qui se faisait payer pour vous faire des signes de croix, mais après tout, chacun son business. Je n’ai hélas pas pu visiter les monastères dont on fait tant éloge car il fallait quitter le club deux jours et ‘tit frère se sentait plus attiré par l’eau de mer que par le murmure des pierres.

Voilà pour le général, abordons maintenant Albena. Alors, je n’avais jamais vu cela auparavant, c’est une ville-touristes, composée uniquement de clubs de vacances, un hôtel de 17 étages (un piano au 15 ème mais pas le droit d’y jouer, hum), stands à touristes (20 levas = 10€, beaucoup de bonnes affaires), de plages (même que j’ai réussi à me perdre le premier jour, ce sont des choses qui arrivent) et d’une discothèque où l’âge ne pose aucun problème (de bébé à mémé, tout le monde peut s’y aventurer et y rester jusqu’à point d’heure si l’idée dit). J’imagine que hors-saison, voici l’illustration parfaite d’une ville fantôme en Europe. Puisque nous voilà bien imbibés dans le tourisme, je suis dans l’obligation de signaler les stands de la rue principale où vous pouvez vous faire prendre en photos, costumés dans des robes genre XVII ou XVIII ème siècle. Jouissif que de se retrouver dans ces panoplies de marquises, maquillées, ornées de gants, colliers, bagues, ombrelles et évidemment merveilleux chapeaux pour mesdames (cf. profil perso pour la photo témoin, hihi). En marquis, capitaines, ou  Napoléon pour messieurs. Oui, cette allée était bien sympa, surtout le soir, où l’on se retrouvait plongé dans un véritable bain de toutes nationalités (je crois qu’il va vraiment falloir que je me mette à l’allemand dans une vie prochaine, esthétiquement parlant, ils sont divinement beaux les allemands mais chut, ah Marcel, tu m’as initiée aux chefs-d’œuvre blonds aux yeux bleus… alias Alfred qui ne se reconnaitra pas car ses parents lui ont choisi un autre prénom).  Niveau esthétique, la discothèque, le Tzar dans le jargon, avait bien des atouts physiques, hélas c’est tout ce qu’elle avait, et cela n’a pas réussi à me retenir plus de 10 minutes mais ceux qui aiment la fête s’y trouveront comme des poissons dans l’eau (alcoolisée oblige). Bon, je ne vais pas passer ma vie à faire des éloges, il faut aussi remarquer que les mains glissent rapidement. Mais nan, pas les mains baladeuse de l’un des animateurs et de quelques vacanciers, mais des mains voleuses. Vous laissez un objet, et bien vous pouvez être sûr que vous ne le retrouverez pas, alias Alfred sa serviette, ‘tit frère la bouée, mes lunettes… wolé… Le hall du club Malibu présente par contre un fort attrait !

Bon, cet article n’est pas comme les autres, je n’ai pas de livre à présenter car je n’ai eu que le temps d’ouvrir le Closer et ses frivolités de Marie (fort instructif hum), qu’il n’y avait qu’une seule chaîne française et que les vacances ne sont pas faites pour cela… De ce pas enthousiaste je salue donc toute la troupe, Marie, chtit bonhomme, Guillaume, Geoffrey (mon pauvre tu as eu de la chance que l’on ne se soit connu que pour deux heures ^^), les anglais (yeh, heureusement que j’ai oublié l’heure de venir vous saluer, dommage pour le « I’ll see you later » cependant), tous les autres bien sûr, et j’embrasse particulièrement Alfred pour le fun comme l’on dit.

Have a nice night !

Posté par MelanieLP à 22:37:00 - ღSღ. QUELQUE CHOSE A SIGNALER? Scoop ^^ - Quelques mots? [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »