ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: "Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour..."... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

dimanche 1 novembre 2009

Rondeau III, Au même baigneur, quand il s'en va,

Rondeau III,

Au même baigneur, quand il s’en va,

000

De ton absence me vient tout mon tracas

Mes yeux s’embuent, je ne sais, je me noie,

En suivant tes pas qui s’éloignent trop tôt,

Me laissant combattre ô bien des maux

D’absurde, de solitude, quand tu t’en vas.

000

Je voudrais te prier de rester là

Juste quelques instants encore près de moi

Juste quelques longueurs, je souffre bien trop

De ton absence

000

De tous ces frissons que tu animas

Chacun lentement parcouru mes bras

Car quand tu t’en vas glacée est cette eau

D’avoir perdu des soleils le plus beau

Et elle comme moi faisons un très grand cas

De ton absence.

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mercredi 28 octobre 2009

Rondeau II, Au même baigneur,

The_Love_Letter

Rondeau II

Au même baigneur,

000

Tant est subtil qu’au grand jamais je n’ose

Défendre auprès de toi ma noble cause

Noble cause ? Enclos où mon être est pris !

Car de toi tout entier il s’est épris,

Toi qui chaque jour à ma pensée s’impose.

000

O j’aimerais que mon cœur se propose

A s’ouvrir, comme au printemps une rose,

Teinte sous la rosée de mille fééries

Tant est subtil.

000

J’aimerais te parler en toute prose,

Que pour toi mes mots soient des virtuoses,

De douces pensées sans prix,

Te dire que l’Amour tu me l’as appris

Te dire que dans tes bras, mon cœur repose

Tant est subtil.

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jeudi 22 octobre 2009

Rondeau I, A un baigneur, quelques mots,

goutte_20d_eauRondeau I

A un baigneur, quelques mots,

000

Tant seulement de toi je suis accro

Au cœur de moi, toujours brille ton flambeau

Loin de toi chaque jour me semble carême,

Loin de toi, désert et vie de bohème

Et, en mon sein, de ce feu le berceau.

000

O toi inconnu ôte ce rideau

De mystères, sois joyeux, bavard et beau,

Sois mon extrême, mon suprême, mon poème

Tant seulement.

000

Je ne suis que glace ou sucre en morceau,

Je ne suis que fragile, je fonds dans l’eau,

Par ta seule présence, ô toi que j’aime.

Accorde-moi ta peau, je serai crème,

Et hors de l’eau, tu seras le gâteau

Tant seulement.

            Petit exercice de jeunesse en deux rimes, pas les plus riches, destiné à illustrer le rondeau et à adorer quelqu’un. Aucune prétention de belle écriture, aucune concurrence avec Clément Marot.

            Amis du soir, curieux de rondeau, je vous le peins en quelques mots. Remarquez la forme générale ronde du poème, « après avoir discouru toute la circonférence », on retourne toujours au premier point duquel le « discours » avait commencé. En terme littéraire, cela s’appelle un « rentrement ». Pour un rondeau en décasyllabe (noble), comme c’est le cas ici, ce rentrement sera de quatre syllabes : « tant seulement ». Ce rentrement, aux dires de Thomas Sébillet entraîne plus de vivacité et de grâce mais aussi un phénomène de suspens dilatatoire (ou tout du moins il s’y essaie). Effet de suspension repris, de facto, à trois fois. Il est de coutume de dire que ce type de rondeau est composé d’un quintil  (rimes aabba), d’un tercet (rimes aab) et d’un autre quintil. Comme votre œil d’aigle l’aura relevé, on ne tient pas compte du rentrement.

            De manière plus fantaisiste, vous ressentirez la rime en [èm] (que je n’arrive pas  à retranscrire en phonétique) comme rappelant constamment le « aime », vous vous arrêterez sur l’anaphore, l’insistance sur l’eau, l’attente de l’auteure, les apostrophes et ô combien d’autres choses joyeuses.

            Méfiez-vous d’une chose cependant, déjà au temps de Clément Marot (XVIème siècle), ce type d’écrit était considéré comme de la vieille école… Je vous laisse imaginer aujourd’hui… Il vaut donc mieux qu’il y ait un site internet permettant la diffusion de ce genre d’âneries, cela évite d’avoir l’air bête en face du ô feu ténébreux…

            Pour ce qui est du reste, et bien… c’est à lire ^^.

Posté par MelanieLP à 21:24:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 11 juillet 2006

Souvenirs... écrit en 2004

Rappelle_toi_et_n_oublie_pas

Rappelle-toi et n’oublie pas

Rappelle-toi ce monde

Qu’ensemble nous imaginions

Un monde de paix et d’amour

Un monde où le mot guerre

Brillait par son absence

Rappelle-toi et n’oublie pas

Tout ce temps passé

A espérer

Qu’un jour notre amour

Pourrions offrir

Mais une peur nous tenaillait

Celle que notre cœur

Personne ne puisse le conquérir

Ah, que tes beaux yeux noisettes

Me rappellent de beaux souvenirs

Me rappellent tous nos rires

Comme les enfants que nous étions

Comme une petite fille à qui une poupée est offerte

Je me souviendrai toujours

Quand ensemble nous jouions

Quand le soleil aux rayons d’or

Nous inondait de sa chaleur bienfaisante

Je n’oublierai jamais

Et dire que maintenant

Tout cela ne rime qu’avec le mot passé

Désormais l’âge s’est épris de nous

Et hier soir le trou noir t’a recueilli

Comme un petit oiseau

Dans les draps de l’infini

Maintenant je suis seule

Avec seule compagnie

Nos mêmes souvenirs

Que nous ne pouvons partager

Faute du destin

***

Avec la variante

***

Dans les rayons du soleil

En cette fin d’après-midi

Je perçois au loin

A travers les rayons du soleil

Ce que nous chérissons le plus

Ce dont nous avons tous rêvé

Sans pour autant osé l’avouer

Un monde parfait, un monde de paix

Ah, quel royal mot qu’est ce dernier

Ennemi de la guerre

Chose immonde

Dont nous souffrons encore aujourd’hui

Chose immonde qui a conquit

La famille, les amis

Un monde parfait, un monde de paix

Certains en ignorent-ils le sens ?

C’est simple, je vais vous l’expliquer

Par les autres termes que sont l’entente

Et l’amitié

Ne serait-il pas plus simple

D’oublier toutes nos querelles

Afin de former

Ce dont nous avons toujours rêvé ?

Certains souhaitent en connaître la recette ?

Sa simplicité en est déconcertante

Je reprendrai la phrase bien connue

« Aimez-vous les uns les autres »

Posté par MelanieLP à 23:11:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Quelques mots? [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La naissance du petit frère, écrit en 3ème

Il est de ces petis bonhommes qui, lorsqu'ils arrivent vous changent la vie... Le 16 décembre 1998 est né mon adorable petit frère, Baptiste, aujourd'hui grand garçon de 7 ans et demi...


Un jour il arriva

Comme une pluie d’argent, la neige ruisselle

Puis m’encercle de ses flocons rebelles.

Courant vers ce lieu où la naissance est donnée,

Je me retrouve très essoufflée et toute mouillée !

*

Je vais découvrir mon petit frère,

Cet être qui m’est déjà cher.

*

Serrant ses petits poings, il dort paisiblement.

Et à côté de lui, maman s’est assoupie.

Ce tableau m’émeut, je m’approche doucement,

Je m’assieds, contemplant cette part de magie.

*

Je vais découvrir mon petit frère,

Cet être qui m’est déjà cher.

*

Saurez-vous dire où ma pensée vagabonde ?

Elle se dit que je suis désormais heureuse,

Heureuse de ce plus beau cadeau du monde

Que m’a donné ma maman si fabuleuse.

*

Je vais découvrir mon petit frère,

Ce petit bonhomme qui m’est déjà cher.

*

Puis je me levai et déposai un bisou

A maman, au petit bonhomme, sur leur joue.

Après un doux regard attendri, je sortis.

La neige avait cessé, le soleil me sourit…

Posté par MelanieLP à 23:10:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Quelques mots? [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'histoire d'un simple arbre? Ecrit le 24 jullet 2004

L_arbre_qui_n_avait_pas_de_personnalit_

Silhouette démunie

En ce premier jour d’hiver

De cet arbre dévêtit

Qui espérait avidement

L’arrivée de sa faveur de tous les ans :

Un joli feuillage

Plaisant à souhait

Mais il  n’ignorait point

Qu’il fallait attendre la fin

De l’habituel combat

Qui opposait d’un côté

Le ténébreux hiver et de l’autre

Le lumineux printemps

Ce conflit s’avérait toujours vainc

Car l’éternel gagnant était le printemps

Qui possédait de puissants alliés

Tels les jolies fleurs qui charmaient

Toutes les personnes sensées

Et le royal soleil aux rayons d’or

Un seul regard de ce dernier et la neige flanchait

*

Silhouette de panache

En ce premier jour de printemps

De cet arbre élégant

Qui montre délibérément

Ses jolies feuilles

Ses jolies fleurs

Et secoue au gré du vent

Ce dont il est le plus fier

En s’assurant

Que tous les regards sont portés

Sur sa gracieuse personne

*

Silhouette alléchée

En ce premier jour d’été

De cet arbre gourmand

Courtisé par de jolies jeunes filles

Rayonnantes de vie

Venant recueillir en souriant

Ses fruits juteux et savoureux

*

Silhouette colorée

En ce premier jour d’automne

De cet arbre bigarré

Un coup de vent

Ses fruits ont disparus

Ses feuilles tendres deviennent or et pourpres

Le parterre regarde avec envie

Cet arbre si feuillu aux couleurs si belles

Puis se risque à demander si un prêt est possible

L’arbre, prétentieux et avare, refuse de partager

Mais c’est une lutte perdue d’avance pour lui

Car c’est écrit, en automne les feuilles tombent

Au grand plaisir du parterre

Qui se pavane à son tour

Et trouve à protester

Quand de petits enfants

S’emparent de cette magnifique parure

En criant  « Regarde maman comme

Cette feuille est belle ! »

*

Silhouette amusée

D’une plante d’appartement

Qui regarde d’un œil critique

A travers la fenêtre attenante

Les débats de cet arbre dans son bois

Qui au fil des saisons

Change de personnalité

Et protège sa dernière feuille

Tel le plus grand des trésors

*

Silhouette tourmentée

De l’autre côté de la vitre

De cet arbre irrité

Qui déclare

Que cette plante à tout de même de la chance

D’être plus forte que les saisons

Et à un prix qu’il ignore

D'avoir obtenu de  rester belle et feuillue

***

Rien ne sert de vanter ses atouts

Sachez que tout est éphémère

Et que le bonheur le plus simple est souvent le meilleur


Non, ce n'est pas un simple texte, un jour, si j'y arrive, je l'expliquerai ici. Mais pour y parvenir, un long chemin difficile et tortueux, alors j'attends d'avoir un guide, ou une toute petite lumière.

Posté par MelanieLP à 18:34:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Quelques mots? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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