dimanche 1 novembre 2009
Rondeau III, Au même baigneur, quand il s'en va,
Rondeau III,
Au même baigneur, quand il s’en va,
000
De ton absence me vient tout mon tracas
Mes yeux s’embuent, je ne sais, je me noie,
En suivant tes pas qui s’éloignent trop tôt,
Me laissant combattre ô bien des maux
D’absurde, de solitude, quand tu t’en vas.
000
Je voudrais te prier de rester là
Juste quelques instants encore près de moi
Juste quelques longueurs, je souffre bien trop
De ton absence
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De tous ces frissons que tu animas
Chacun lentement parcouru mes bras
Car quand tu t’en vas glacée est cette eau
D’avoir perdu des soleils le plus beau
Et elle comme moi faisons un très grand cas
De ton absence.
mercredi 28 octobre 2009
Rondeau II, Au même baigneur,
Rondeau II
Au même baigneur,
000
Tant est subtil qu’au grand jamais je n’ose
Défendre auprès de toi ma noble cause
Noble cause ? Enclos où mon être est pris !
Car de toi tout entier il s’est épris,
Toi qui chaque jour à ma pensée s’impose.
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O j’aimerais que mon cœur se propose
A s’ouvrir, comme au printemps une rose,
Teinte sous la rosée de mille fééries
Tant est subtil.
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J’aimerais te parler en toute prose,
Que pour toi mes mots soient des virtuoses,
De douces pensées sans prix,
Te dire que l’Amour tu me l’as appris
Te dire que dans tes bras, mon cœur repose
Tant est subtil.
jeudi 22 octobre 2009
Rondeau I, A un baigneur, quelques mots,
A un baigneur, quelques mots,
000
Tant seulement de toi je suis accro
Au cœur de moi, toujours brille ton flambeau
Loin de toi chaque jour me semble carême,
Loin de toi, désert et vie de bohème
Et, en mon sein, de ce feu le berceau.
000
O toi inconnu ôte ce rideau
De mystères, sois joyeux, bavard et beau,
Sois mon extrême, mon suprême, mon poème
Tant seulement.
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Je ne suis que glace ou sucre en morceau,
Je ne suis que fragile, je fonds dans l’eau,
Par ta seule présence, ô toi que j’aime.
Accorde-moi ta peau, je serai crème,
Et hors de l’eau, tu seras le gâteau
Tant seulement.
Petit exercice de jeunesse en deux rimes, pas les plus riches, destiné à illustrer le rondeau et à adorer quelqu’un. Aucune prétention de belle écriture, aucune concurrence avec Clément Marot.
Amis du soir, curieux de rondeau, je vous le peins en quelques mots. Remarquez la forme générale ronde du poème, « après avoir discouru toute la circonférence », on retourne toujours au premier point duquel le « discours » avait commencé. En terme littéraire, cela s’appelle un « rentrement ». Pour un rondeau en décasyllabe (noble), comme c’est le cas ici, ce rentrement sera de quatre syllabes : « tant seulement ». Ce rentrement, aux dires de Thomas Sébillet entraîne plus de vivacité et de grâce mais aussi un phénomène de suspens dilatatoire (ou tout du moins il s’y essaie). Effet de suspension repris, de facto, à trois fois. Il est de coutume de dire que ce type de rondeau est composé d’un quintil (rimes aabba), d’un tercet (rimes aab) et d’un autre quintil. Comme votre œil d’aigle l’aura relevé, on ne tient pas compte du rentrement.
De manière plus fantaisiste, vous ressentirez la rime en [èm] (que je n’arrive pas à retranscrire en phonétique) comme rappelant constamment le « aime », vous vous arrêterez sur l’anaphore, l’insistance sur l’eau, l’attente de l’auteure, les apostrophes et ô combien d’autres choses joyeuses.
Méfiez-vous d’une chose cependant, déjà au temps de Clément Marot (XVIème siècle), ce type d’écrit était considéré comme de la vieille école… Je vous laisse imaginer aujourd’hui… Il vaut donc mieux qu’il y ait un site internet permettant la diffusion de ce genre d’âneries, cela évite d’avoir l’air bête en face du ô feu ténébreux…
Pour ce qui est du reste, et bien… c’est à lire ^^.
mardi 11 juillet 2006
Souvenirs... écrit en 2004
Rappelle-toi et n’oublie pas
Rappelle-toi ce monde
Qu’ensemble nous imaginions
Un monde de paix et d’amour
Un monde où le mot guerre
Brillait par son absence
Rappelle-toi et n’oublie pas
Tout ce temps passé
A espérer
Qu’un jour notre amour
Pourrions offrir
Mais une peur nous tenaillait
Celle que notre cœur
Personne ne puisse le conquérir
Ah, que tes beaux yeux noisettes
Me rappellent de beaux souvenirs
Me rappellent tous nos rires
Comme les enfants que nous étions
Comme une petite fille à qui une poupée est offerte
Je me souviendrai toujours
Quand ensemble nous jouions
Quand le soleil aux rayons d’or
Nous inondait de sa chaleur bienfaisante
Je n’oublierai jamais
Et dire que maintenant
Tout cela ne rime qu’avec le mot passé
Désormais l’âge s’est épris de nous
Et hier soir le trou noir t’a recueilli
Comme un petit oiseau
Dans les draps de l’infini
Maintenant je suis seule
Avec seule compagnie
Nos mêmes souvenirs
Que nous ne pouvons partager
Faute du destin
***
Avec la variante
***
Dans les rayons du soleil
En cette fin d’après-midi
Je perçois au loin
A travers les rayons du soleil
Ce que nous chérissons le plus
Ce dont nous avons tous rêvé
Sans pour autant osé l’avouer
Un monde parfait, un monde de paix
Ah, quel royal mot qu’est ce dernier
Ennemi de la guerre
Chose immonde
Dont nous souffrons encore aujourd’hui
Chose immonde qui a conquit
La famille, les amis
Un monde parfait, un monde de paix
Certains en ignorent-ils le sens ?
C’est simple, je vais vous l’expliquer
Par les autres termes que sont l’entente
Et l’amitié
Ne serait-il pas plus simple
D’oublier toutes nos querelles
Afin de former
Ce dont nous avons toujours rêvé ?
Certains souhaitent en connaître la recette ?
Sa simplicité en est déconcertante
Je reprendrai la phrase bien connue
« Aimez-vous les uns les autres »
La naissance du petit frère, écrit en 3ème
Il est de ces petis bonhommes qui, lorsqu'ils arrivent vous changent la vie... Le 16 décembre 1998 est né mon adorable petit frère, Baptiste, aujourd'hui grand garçon de 7 ans et demi...
Un jour il arriva
Comme une pluie d’argent, la neige ruisselle
Puis m’encercle de ses flocons rebelles.
Courant vers ce lieu où la naissance est donnée,
Je me retrouve très essoufflée et toute mouillée !
*
Je vais découvrir mon petit frère,
Cet être qui m’est déjà cher.
*
Serrant ses petits poings, il dort paisiblement.
Et à côté de lui, maman s’est assoupie.
Ce tableau m’émeut, je m’approche doucement,
Je m’assieds, contemplant cette part de magie.
*
Je vais découvrir mon petit frère,
Cet être qui m’est déjà cher.
*
Saurez-vous dire où ma pensée vagabonde ?
Elle se dit que je suis désormais heureuse,
Heureuse de ce plus beau cadeau du monde
Que m’a donné ma maman si fabuleuse.
*
Je vais découvrir mon petit frère,
Ce petit bonhomme qui m’est déjà cher.
*
Puis je me levai et déposai un bisou
A maman, au petit bonhomme, sur leur joue.
Après un doux regard attendri, je sortis.
La neige avait cessé, le soleil me sourit…
L'histoire d'un simple arbre? Ecrit le 24 jullet 2004
Silhouette démunie
En ce premier jour d’hiver
De cet arbre dévêtit
Qui espérait avidement
L’arrivée de sa faveur de tous les ans :
Un joli feuillage
Plaisant à souhait
Mais il n’ignorait point
Qu’il fallait attendre la fin
De l’habituel combat
Qui opposait d’un côté
Le ténébreux hiver et de l’autre
Le lumineux printemps
Ce conflit s’avérait toujours vainc
Car l’éternel gagnant était le printemps
Qui possédait de puissants alliés
Tels les jolies fleurs qui charmaient
Toutes les personnes sensées
Et le royal soleil aux rayons d’or
Un seul regard de ce dernier et la neige flanchait
*
Silhouette de panache
En ce premier jour de printemps
De cet arbre élégant
Qui montre délibérément
Ses jolies feuilles
Ses jolies fleurs
Et secoue au gré du vent
Ce dont il est le plus fier
En s’assurant
Que tous les regards sont portés
Sur sa gracieuse personne
*
Silhouette alléchée
En ce premier jour d’été
De cet arbre gourmand
Courtisé par de jolies jeunes filles
Rayonnantes de vie
Venant recueillir en souriant
Ses fruits juteux et savoureux
*
Silhouette colorée
En ce premier jour d’automne
De cet arbre bigarré
Un coup de vent
Ses fruits ont disparus
Ses feuilles tendres deviennent or et pourpres
Le parterre regarde avec envie
Cet arbre si feuillu aux couleurs si belles
Puis se risque à demander si un prêt est possible
L’arbre, prétentieux et avare, refuse de partager
Mais c’est une lutte perdue d’avance pour lui
Car c’est écrit, en automne les feuilles tombent
Au grand plaisir du parterre
Qui se pavane à son tour
Et trouve à protester
Quand de petits enfants
S’emparent de cette magnifique parure
En criant « Regarde maman comme
Cette feuille est belle ! »
*
Silhouette amusée
D’une plante d’appartement
Qui regarde d’un œil critique
A travers la fenêtre attenante
Les débats de cet arbre dans son bois
Qui au fil des saisons
Change de personnalité
Et protège sa dernière feuille
Tel le plus grand des trésors
*
Silhouette tourmentée
De l’autre côté de la vitre
De cet arbre irrité
Qui déclare
Que cette plante à tout de même de la chance
D’être plus forte que les saisons
Et à un prix qu’il ignore
D'avoir obtenu de rester belle et feuillue
***
Rien ne sert de vanter ses atouts
Sachez que tout est éphémère
Et que le bonheur le plus simple est souvent le meilleur
Non, ce n'est pas un simple texte, un jour, si j'y arrive, je l'expliquerai ici. Mais pour y parvenir, un long chemin difficile et tortueux, alors j'attends d'avoir un guide, ou une toute petite lumière.












