ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: "Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour..."... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

mercredi 25 avril 2007

Hedda Gabler, par la compagnie Anonyme, à Albertville

hedda

Je tairai les détails communément appelés techniques puisque j’ai déjà à ce sujet rédigé quelques lignes concernant Le Misanthrope.

(Cf.http://aire0de0repos.canalblog.com/archives/2006/12/08/3378373.html).

            Mais si nous commencions par le commencement ? Sortie théâtre, cela faisait longtemps, de nouveau les montagnards vont à la ville et youplala. Cette fois, au programme, Hedda Gabler. Ça  sonne norvégien trouvez-vous ? Ou de là-haut encore plus haut que la Grande-Bretagne, et attention c’est du sérieux. Et bien vous avez raison, c’est en effet l’interprétation directe du chef d’œuvre d’Henrik Ibsen, que je ne connais pas personnellement, en raison de sa date de décès avancée : 1906. Plaisanterie mise à part, la Norvège rappelle le froid, les lacs ténébreux sur fond montagneux et enneigés, dans le genre arrivée de Victor Krum et Karkaroff dans Harry Potter 4 (demander à mon frère pour plus d’informations). Et le froid, pour le littéraire (ou autre catégorie ^^), au regard aiguisé et à l’esprit affuté, et bien c’est un arrière ou avant goût de drame, et ça sent le mortel. Alors nous, toujours prêts à éprouver de grandes sensations, on s’y précipite. Et bam, entrée sur la pièce de l’actrice. Hedda. Belle indéniablement, mais froidement. Mariée à Tesman, un spécialiste des civilisations et diverses choses inintéressantes, elle s’attendait à mener la grande vie. Banal, normal, XIX ème siècle, classique. Certes, mais c’est toujours au centre même de la normalité que l’on retrouve le croustillant, le méchamment croquant. Et voilà, sur un plateau d’argent, notre croquant qui s’enflamme. Hedda s’ennuie mortellement, de paire avec un mari mortellement ennuyeux. Et deux répétitions dans une même phrase, voilà qui est déjà pas mal pour une seule femme. Comme l’altérité, de nos jours, comme au siècle passé est souvent au centre de la société, Hedda n’y échappe pas, et dans son individualité, dans son autonomie de femme bourgeoise, elle se laisse embarquer dans des eaux troubles, avec l’Autre, avec les Autres. Et tadam, petite flamme vacille, et vous dit que le temps passe et que vous n’avez encore rien fait et que la monotonie dans laquelle vous vivez est condamnée à rester votre. Voilà, soudainement, le déterminisme (« tout est dicté à l’avance, j’y suis pour rien ») qui arrange parfois tant, dérange. Révolution ? Arme au poing ? Dans un sens oui, mais rappelons-le, la bourgeoise, même dans les moments les plus critiques sait conserver sa dignité. Et telle une Catherine Merteuil qui se pencherait sur autre chose que l’importance de la sexualité dans les relations publiques, Hedda progresse, évinçant le normal, car ne l’oublions pas, avant elle, Nietzsche avait déjà pensé le Par delà le Bien le Mal. Tel un petit Napoléon III féminisé, elle passe au dessus de tous, et elle y va la dame ! Et le divorce corps-esprit, morale-impulsions, ordre-détachement apparaît comme le véritable feu d’artifice de la crise bourgeoise. Et c’est sensass ! Elle est dérangée la madame, mais elle aura suivi, pour une fois, ses impulsions. Et même si l’on sait, que nous, en tant qu’êtres moraux on ne doit pas le faire, et bien on est content que la petite dame y ait finalement trouvé son compte. Puis la subtilité c’est toujours génial, la démolition adroite de l’âme romantique est merveilleusement concrétisée. Il est mort d’un coup de feu dans le bas-ventre dans le salon de Madame X au lieu de, de la vigne dans les cheveux, l’âme de l’écrivain déchu, il a écourté ses jours par une balle dans la poitrine en symbole d’un amour contrarié.  Il ne faut pas trop en demander à la vie. Un jour un monsieur a écrit que trop espérer c’était se préparer des déceptions. Peut-être aurait-elle du le lire, mais je ne suis pas en mesure de le nommer, alors la rencontre aurait probablement loupé.

            Bref, comme je ne suis pas une pessimiste et que j’aime bien les jolies touches finales, je citerai juste une phrase « Tant que je vivrai où tu es je veux être». Voilà c’est fait, et en plus c’est en accord avec mon côté très romantiiiiique ^^. Contente de mon article, mais pris du retard. Et oui, le théâtre, la littérature et les fleurs bleues ce sera pour quand mon travail scolaire aura était fait. Et je  hais ce qui est mal fait. Bonne fin de semaine, à ce week-end peut-être !

samedi 27 janvier 2007

Les premiers jets…

            Tout comme Bush (beurk) reçoit la visite de Dieu dans ses rêves, j’en reçois une beaucoup plusT043859A saine^^ (qui a dit ‘sainte’ ?), je cite le divin Musset. La nuit porte conseil, la nuit vous fait aussi oublier que vous vous trouvez dans un XXI ème siècle pou**** et non dans le lumineux XVIII ème (pas l’arrondissement). Bref, placez-vous dans l’un de ses salons précieux, une belle femme reposant, dans un fauteuil de velours rouge près d’une cheminée. Ajoutez à cela un homme en complet, tout aussi séduisant, agenouillé, suppliant, devant la dame qui, d’une voix à la fois mielleuse et sèche réplique :

«  Vous m’aimez d’un amour déraisonné, oublieux de tout, jusque de ma propre personne. Vous ne faites de moi qu’un brasier, animé par votre « flamme » qui n’était que brindille avant votre déclaration. Et cela est faux monsieur. Par vos beaux discours, ornés de sentiments qui vous sont inconnus, vous ne trompez que vous. »

Le beau monsieur, plus jeune que la dame de toute évidence, se lève :

«  Oh, et ces feux sont-ils connus de madame ?

-          Je ne me place pas dans cet ordre.

-          Et peut-on savoir lequel a trouvé à vous correspondre ?

-          Celui qui, sans n’avoir rien vécu en a déjà trop vu. Aimer, non-merci. Comme si vos propres souffrances ne suffisaient pas, il faut encore que vous partagiez celles de celui qui a emprisonné votre cœur… »

Et puis survient le pseudo-réveil, la scène s’estompe, les beaux visages deviennent flous, la connexion est brisée. Peut-être que je ne pense pas ce que j’écris, peut-être que si. Espérons que monsieur de Musset reviendra me dicter la naissance et la clôture (si telle est sa volonté) de ce romantisme dissimulé…

vendredi 8 décembre 2006

Sortie théâtre : Le Misanthrope de Françoise Maimone

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CelimeneAlcesteSeconde sortie théâtre avec les classes de Terminales ce jeudi 7 décembre… Direction Albertville et c’est parti pour une nuit de folie ^^, avec une représentation du Misanthrope… Si j’ai aimé ? Il est courant de partir du général pour aller au particulier… Donc dans l’ensemble, les élèves et profs accompagnateurs ont-ils aimé ? Hélas non, pour des raisons qui sont sûrement intéressantes il me semble que la représentation à fait un « flop » comme on dit… Ou tout du moins n’a pas déclenché l’enthousiasme général…

Tout d’abord, étudions l’aspect indirect :

-         Le cadre a beau être très joli et tout ce qu’on voudra, il faut avouer que l’espace entre les rangées est si réduit que, comme on me l’a fait remarquer, on passe plus de temps à éviter de cogner avec ses jambes la tête des gens de devant que d’écouter ce qui se passe.

-         Autre point, la représentation ayant lieu un jeudi, soit en fin de semaine, un état comateux pointe le bout de son nez. Et malgré le peu d’espace, notre tête n’hésitera jamais à tomber avec un « bong » retentissant sur le siège de devant, après quelques protestations, le vieux ou le moins vieux de devant finira par rapporter son attention sur la scène et vous laissera dormir en  paix. Mais ne croyez pas qu’il y a que les sièges de devant, la tête, qui a une liberté d’indifférence impensable lorsque l’on sait qu’elle contient notre cerveau, peut aussi basculer avec un léger « flop » sur l’épaule du voisin ou de la voisine. Trois situations se présentent, le voisin, la voisine dort déjà sur son autre voisin, pas de problème, vous ne faites que poursuivre la chaîne. Le voisin, la voisine, est sympa, vous propose gentiment de vous appuyer sur son épaule et vous file sa veste, c’est niquel. Et, la plus triste, avec un coup sur la tête et un air scandalisé, le voisin, la voisine vous ramène à votre préoccupation qui aurait due être primaire, à savoir pourquoi vous êtes là… la représentation…

-         Puis au bout d’une heure à peine on commence à avoir faim, soif, pipi…

-         Liste à compléter.

Et maintenant le vif de sujet :

-         Pour reprendre les remarques très réfléchies entendues… « C’est tordu de faire rimer les phrases ! On ne les comprenait jamais avant la fin… Ça  allait si vite que le temps passé à comprendre la première phrase, déjà il y en avait une deuxième… ».

-         « Pourquoi il a mis deux heures à la quitter ? ». Ce qui, nous en conviendrons aurait franchement limité la pièce sur le temps…

-         C’est quoi cette « bitch » ?

-         « C’était quoi le sujet ? »

-         Blablabla…

Voilà, ceci pour les généralités… Voyons maintenant ce que j’en ai pensé. Procédons simplement, sans trop de rédaction…

Les personnages

-         Alceste était convaincant, il était misanthrope bien comme il faut, son allure, son ton… Un grand bravo pour l’interprétation de l’acteur dans la scène 2 de l’acte I, lors de la querelle avec Oronte… Il faut l’écouter pour comprendre, le ton employé pour la chute des phrases…Merveilleux, sincèrement. De plus Alceste, c’est un peu (beaucoup) Molière et comme j’admire Molière…

Scène 1, vers 119

« […]Je hais tous les hommes:

Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants;

Et les autres, pour être aux méchants, complaisants. »

Mais il ne faut tout de même pas être si leste dans les compliments...

Le tirade suivante ne méritait-elle pas une bonne claque? Ne vivre qu'à travers lui...

Et puis quoi encore?

Acte III, scène 4

« Ah! rien n'est comparable à mon amour extrême;

Et, dans l'ardeur qu'il a de se montrer à tous,

Il va jusqu'à former des souhaits contre vous.

1425 Oui, je voudrais qu'aucun ne vous trouvât aimable,

Que vous fussiez réduite en un sort misérable,

Que le Ciel, en naissant, ne vous eût donné rien,

Que vous n'eussiez ni rang, ni naissance, ni bien,

Afin que, de mon coeur, l'éclatant sacrifice,

1430 Vous pût, d'un pareil sort, réparer l'injustice:

Et que j'eusse la joie, et la gloire, en ce jour,

De vous voir tenir tout, des mains de mon amour. »

(A ce sujet, petite anecdote amusante… La présence d’Hervé Gaimard… Un misanthrope allant voir le misanthrope…^^)

-         Philinte était charmant, chemise rose et cravate assortie, complet noir, beau visage, des p’tites manières… C’est le personnage que j’ai le plus apprécié, il sait être hypocrite pour la bonne cause et n’en perd pas l’élocution que l’on peut attendre d’un ami. Ces conseils sont réfléchis… La toute première scène, avec la diatribe qu’Alceste lui adresse est excellente.

« Allez, vous devriez mourir de pure honte,

Une telle action ne saurait s'excuser,

Et tout homme d'honneur s'en doit scandaliser.

Je vous vois accabler un homme de caresses,

Et témoigner, pour lui, les dernières tendresses;

De protestations, d'offres, et de serments,

Vous chargez la fureur de vos embrassements:

Et quand je vous demande après, quel est cet homme,

À peine pouvez-vous dire comme il se nomme,

Votre chaleur, pour lui, tombe en vous séparant,

Et vous me le traitez, à moi, d'indifférent. »

Bref, il me plait bien. 

-         Célimène… Ah Célimène… Pourquoi étais-tu ainsi ? De la coquette de la pièce tu es devenue un genre de femme de joie, provocatrice avec ta robe de soie rouge… Ce n’est pas la légèreté à laquelle on s’attendait… La demoiselle est loin d’être innocente. Par contre, on ne pourra lui reprocher son libre-arbitre, sa liberté, et sa répartie…

Acte III, scène 4

« Vous ne m'aimez point, comme il faut que l'on aime. »

-         Oronte… Le vieux ( ??? censé être un jeune marquis) poète raté, qui se sent le besoin de ne point le garder pour soi, et qui le montre, persuadé de son talent, à tous. L’acteur l’interprétait bien, il m’ a bien faite rire, surtout lors de la scène 2 de l’Acte I, l’émotion en lisant son poème étant poussée à son paroxysme, il en devenait d’un ridicule…

-         Clitandre et Acaste… Je suis un peu sceptique quand à leur représentation… Dans le langage, loin d’être précieux du XXI ème siècle, cela est digne d’un « C’est quoi ces beaufs ? ». Ils n’ont de crédit à mes yeux que lors de la dernière scène, lorsque tous les amants/prétendants de Célimène découvrent l’étendue du mauvais jeu de la demoiselle.

-         Et les autres…

Autre chose ? Que de tirades à retenir pour les acteurs ! Dommage que certaines aient été dites si vite… Elles n’ont parfois pas eu l’effet attendu, noyées dans un flot de juxtaposition de mots…

Bravo quand même ! Même si je me sens obligée de formuler quelques critiques pour la forme, je suis heureuse de m’être éloignée un peu de mon fin fond de montagne pour un bref retour à la civilisation…

Petit résumé en direct du Dôme Théâtre…

« Alceste dénonce, crache sa révolte, éructe contre toute la bêtise humaine. Il accuse ces “fâcheux” qui, sans cesse, se mettent entre lui et Célimène, celle qu’il aime. Le MisanthropeT_MISANTHR_0002 est composé de ces fragments d’impossibles dialogues amoureux ; où l’on voit l’atrabilaire Alceste réclamer de Célimène qu’elle choisisse entre deux morales : celle d’une société mensongère d’hypocrites ou bien la sienne, exigeant avant toute chose un monde construit avec les mots du cœur. Alceste, étranger à ce monde d’artifices, est seul avec sa révolte face au miroir d’un carnaval grotesque d’hommes qui ne font même pas rire.


Et à travers les figures du Misanthrope, Molière demeure le génie du jeu dramatique, le bâtisseur de théâtre. Son œuvre traverse les siècles, s’impose à nous ; elle s’accommode, se laisse triturer, détourner, interpréter. Et c’est chaque fois une œuvre nouvelle qui nous parvient, à chaque passage des ans, riche de son universalité, de son actualité. »

NB : De toutes les sorties théâtre (année dernière comprise) c’est la première fois que je n’ai pas eu le moindre coup de blues de la soirée…Superbe soirée, je n’ai rien à redire, surtout au niveau de l’ambiance… Qui je dois remercier ?

vendredi 17 novembre 2006

Au bord de l’eau, Eve Bonfanti, Yves Hunstard

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           vache

Première sortie théâtre ce mardi 14 novembre 2006 à 20h30 au Dôme d’Albertville. Au bord de l’eau. Franchement, cela m’a bien détendue. Absurde du début à la fin. Au départ on n’y croit pas, on ne se rend même pas compte que la pièce a commencé. Le contenu semble être tellement stupide, et le mieux c’est que les deux acteurs arrivent à le rendre implicitement intelligent. Bref, on a mal au ventre tellement on rit, tant c’est incroyable ! Le public participe à la pièce, il est l’étang, d’où le titre. Mais si le public est l’étang et que Marcel s’écrit « Oh, r’gardez, y a une barque qui passe », c’est qu’il faudra remplir la salle d’eau pour pouvoir faire passer la barque. Et après, le public on le verra plus. Oui, mais ce n’est pas parce qu’on le voit pas qu’il n’y est pas. L’homme ne voit pas plus de 99 % de ce qui l’entoure. La retranscription n’est pas exacte mais l’idée y est. Voilà, ici l’histoire de toute la pièce. Je le conseille vivement !!!

Petit résumé trouvé sur internet :

Num_riser0003« C’est à une véritable duperie, à une étonnante parodie de lecture que se livrent avec une originalité déconcertante les deux acteurs, vrai-faux comédiens et manipulateurs de talent. Pendant les premières minutes, on se laisse royalement berner par les apparences, par un plateau meublé en tout et pour tout d’une large table et de deux sièges. Puis on entre avec surprise et délectation dans une structure imprévisible où on y savoure sans concession les soi-disant imprévus.
On jubile à être les victimes réjouies d’une entourloupe qui nous transforme en marionnettes, en élément de décor, on s’exalte à être les dindons d’une farce surprenante et terriblement novatrice. » [Gilles Duhaut].

« Fusion entre créateurs et personnages créés, intrusion dans le monde du théâtre par le biais d’un miroir, plongeon dans un univers en trompe l’œil…c’est un fascinant voyage que proposent Eve Bonfanti et Yves Hunstad… »

samedi 30 septembre 2006

Sorties Théâtre prévues pour cette année (Classes de Terminales)

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Arrivés en Terminale, la haute autorité, ou je ne sais qui, estime que les sorties théâtre ne sont plus de rigueur… et cela est fort dommage. Heureusement que j’ai trouvé du soutien du côté des professeurs de littérature et que ce projet a pu aboutir. Je vous dirai mes ressentiments sur les pièces au cours de cette année.

Mardi 14 Novembre – 20h30
AU BORD DE L’EAU – de et avec Eve Bonfanti et Yves Hunstad – Théâtre / Humour Compagnie

La Fabrique

imaginaire 


Un homme et une femme écrivent une pièce de théâtre. Très vite, la fiction les rattrape. Les personnages qu’ils inventent se matérialisent sur la scène, mais ne savent pas qu’ils ont un rôle à jouer… Une pièce loufoque dont on sort en état d’euphorie, la tête ailleurs…

Jeudi 7 Décembre – 20h30
LE MISANTHROPE - de Molière - Théâtre

Compagnie Françoise Maimone – Mise en scène : Françoise Maimone

L’atrabilaire Alceste éructe contre toute la bêtise humaine. Il demande à celle qu’il aime de choisir entre deux morales : celle d’une société d’hypocrites ou bien la sienne qui exige un monde construit avec les mots du cœur. On ne dira jamais assez, combien, à travers le passage des siècles, l’œuvre de Molière reste d’actualité.

Mardi 27 Février – 20h30
PARALLÈLE 26 - Danse

Chorégraphie : Sylvie Guillermin. En collaboration avec le Cirque Archaos.

Dans une chorégraphie aérienne, sur vingt-six perches verticales, quatre danseurs et quatre circassiens nous éblouissent par leur virtuosité sereine. Confinés dans cette cage (une prison ?), ils cherchent par tous les moyens à briser l’enfermement.

Mardi 24 Avril - 20h30
HEDDA GABLER - de Henrik Ibsen - Théâtre

Compagnie Anonyme - Mise en scène : Richard Brunel

Hedda Gabler, jeune femme à la beauté froide, demande beaucoup à la vie. Trop peut-être ? Attirée par la vie de bohême, elle continue pourtant sa vie bourgeoise. Son inclination va vers Lovborg, mais elle épouse Tesman… Le dramaturge norvégien Henrik Ibsen, en se penchant sur la condition féminine durant la deuxième moitié du 19e siècle, effectue une observation fine de la société de son époque.

http://www.dometheatre.com/

samedi 23 septembre 2006

Dôme Théâtre: les cinq pièces vues l'an passé

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JE PEINDRAI DES ÉTOILES FILANTES ET MON TABLEAU N'AURA PAS LE TEMPS

DATE : Mardi 18 Octobre 2005 - 20h30
DURÉE : 55 mn

desetoiles

Deux personnages, deux âmes, deux étoiles…
En Afrique, une femme se meurt. Son mari, exilé en Europe,
travaille et cherche le remède qui pourrait la sauver. Dans ce très beau texte de Fabrice Melquiot, ils dialoguent en pensée,
par-delà les mers.
“Je vais quand même pas mourir sans que tu me racontes comment c’est l’Europe de l’autre côté.
Je dois quand même te donner un enfant”, dit-elle.
“Toi, Rokhaya ma femme
Je te tiendrai la main
Je serai fort alors attends
C’est demain que je rentre attends
J’espère
A temps”, dit-il.
Le rêve et la poésie sont souvent les meilleures réponses aux situations qui paraissent les plus terribles. Dans une mise en scène sans pesanteur, qui respecte la légèreté du texte, les deux comédiens, généreux et intelligents, ont l’Afrique chevillée au corps. Et leurs voix se rejoignent, par-delà la mer, pour nous la révéler…

Ma foi, c’était pas mal, l’histoire était belle, les acteurs bons. J’en suis ressortie satisfaite.


LE VERTIGE DU PAPILLON — Compagnie Feria Musica

DATES : Samedi 3 Décembre - 20h30
DURÉE : 1h15

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Troisième spectacle de la compagnie belge de cirque-théâtre Feria Musica, Le Vertige du Papillon dresse la rencontre de sept acrobates-voltigeurs qui sont aussi danseurs et de quatre musiciens, entre harmonie et turbulence, envol et déséquilibre, entre chute… et rebond. Ensemble ils se plaisent à déjouer le cirque jusque dans ses interdits : celui, justement, de l’acrobate soumis à un vertige irrépressible.

Chorégraphié par Fatou Traoré (qui a également chorégraphié

La Syncope

du 7 du Collectif AOC, que nous avons reçu en Décembre 2003), Le Vertige du Papillon mêle en un tournemain musique, danse et cirque, dans un espace scénique enrichi de multiples possibilités, garni de trappes et d’issues secrètes… Les rencontres se font, éphémères, dans un mouvement ininterrompu soutenu par une présence musicale inventive. Le déséquilibre offre de nouvelles trajectoires, déclenche une série d’événements, suscite l’intervention de diverses techniques de cirque : jonglerie, tissu ballant, mât chinois, voltige. Et toujours, dans une circulation incessante des corps, transparaît le chatoiement d’une aile de papillon…


La Presse

en parle
“Avec ce Vertige du Papillon, on entre dans un monde sans gravité… dans tous les sens du terme ! … La chute ainsi jouée et dansée a pris de nouvelles trajectoires, de belles
envolées entre rêve et réalité… Le public se laisse prendre encore par la musique “jazz-world“. Nul doute, entre les Circassiens et les musiciens, l’alchimie s’opère.”
Petra Wauters - L’Observateur (16/01/2004)

C’était franchement sympa. Le titre du spectacle m’a tant plu que j’ai été le voir en dehors des spectacles prévus par le lycée. Très bon souvenir.


L'INSATIABLE K

DATE : Jeudi 26 Janvier 2006 - 20h30
DURÉE : 1h40

kafka

“Sans avoir rien fait de mal”, un homme, Joseph K, est arrêté dans son lit. Bien que persuadé de son innocence, il se retrouve pris dans l’engrenage cauchemardesque d’une procédure judiciaire.
Le Procès nous livre une métaphore cinglante et humoristique de la vie moderne.
Des interminables démarches entamées par son héros, surgit une question centrale de l’œuvre de Kafka : partie prenante d’une société absurde et meurtrière, n’en serions-nous pas dans le même temps les bourreaux et les victimes ?
Tout comme dans son précédent spectacle Van Gogh, le suicidé de la société (que vous avez pu voir dans notre salle en Décembre 2002), Pascal Mengelle poursuit une recherche qui associe la vidéo et la musique au théâtre. Le contact direct du comédien avec les spectateurs et les forces des technologies visuelles et sonores saisissent chacun au plus profond de son corps et de ses émotions.

Ma parole, ce n’est même pas une question de mauvaise volonté mais je n’y ai rien compris. Une vraie catastrophe.

I-N-S-O-U-T-E-N-A-B-L-E !!!

A la sortie j’avais un sentiment de mal être et d’étouffement, merci bien mais plus de ça…


P-I (Palestine-Israël) Compagnie Pyramid

DATE : Mardi 14 Février 2006 - 20h30
DURÉE : 45 mn
(suivi d'un free-style d'environ 15 mn)

pi

Agacés par la banalisation de l’information sur les écrans de télévision, les danseurs de Pyramid, âgés de 20 à 24 ans, se sont sentis touchés par le conflit israélo-palestinien.
A l’heure où le hip-hop n’est plus seulement un moyen d’exposer des performances techniques, il leur a semblé naturel d’associer à l’artistique l’engagement idéologique.
Ils ont grandi dans le même quartier malgré leurs origines différentes, et conscients qu’il n’y a pas de parti à prendre dans ce conflit, ils ont choisi d’exprimer par la danse ce qu’ils ressentent de cette réalité. Ils ont forgé un univers tour à tour mystérieux, dramatique, plein de tensions, mais aussi de joie, d’envie et d’échange. Ils ont inventé une danse explosive sur des musiques traditionnelles du Moyen-Orient mêlées au hip-hop, à la lumière, à des morceaux de lettres qui finissent par former un mot.
Après une première création, Cellule qui les a emmenés sur la scène de

la Villette

à Paris, les jeunes danseurs de la compagnie Pyramid proposent sur scène leur création
audacieuse : P-I comme Palestine-Israël, comme pays.
Une danse généreuse comme un message de tolérance et d’espoir.


Deux danseurs de

la Compagnie Pyramid

animeront un stage hip-hop.
Les danseurs stagiaires seront invités à se produire sur la scène à la fin de la représentation, au cours d’un free-style.

Je suis sûrement bien difficile, mais je n’ai pas accroché, c’est bien trop éloigné de l’image que j’ai (volontairement) du théâtre.


FORÊTS — de Wajdi Mouawad

DATE : Mardi 21 Mars 2006 - 19h30 (Attention, changement d'horaire par rapport à la plaquette de saison)
DURÉE : 4h avec un entracte de 20 mn

wajdi

La rencontre avec Wajdi Mouawad et son spectacle Incendies fut, en Mars 2003, un moment exceptionnel qui marqua nombre d’entre nous. Forêts, sans en être la suite narrative, traite différemment du même sujet : l’héritage, le poids de l’histoire et des guerres. Mais pour la première fois, Wajdi Mouawad se détache de son univers autobiographique et de ses racines libanaises pour s’attacher à l’histoire des relations franco-allemandes et de la réconciliation

.
Forêts est un récit multiple.
C’est l’histoire de six femmes qui, suite à un événement qui s’abat sur la plus jeune d’entre elles, font brutalement face à l’incohérence de leur existence. Cette plongée forcée se fera par l’entremise d’un paléontologue qui, en 1946, se rend avec une équipe de scientifiques dans un camp de concentration.
Mais on peut aussi dire de Forêts qu’il s’agit du récit d’une désertion : quittant le champ de bataille en 1917, un soldat, Lucien Blondel, se réfugie au cœur d’une forêt. Là, traversant une rivière étrange et obscure serpentant au milieu des arbres, il découvre un zoo où quatre femmes vivent au milieu des animaux sauvages. Au cœur de ce paradis improbable, Lucien rencontrera Léonie avec laquelle il vivra une histoire d’amour, sans se douter que leur union sera, à l’image de ce siècle, le théâtre de douloureuses déchirures.

Forêts est peut-être aussi l’histoire de cette femme, en 2003, qui apprend qu’elle est atteinte d’un mal incurable…

Explorant les liens secrets qui nous lient à l’Histoire, Wajdi Mouawad croise passé et présent, entrelace espace et temps pour nous catapulter dans l’imaginaire de ses personnages.

Oh, c’était trop merveilleux, je ne pourrai jamais oublier cette pièce. Quatre heures certes, mais si magnifiques que lorsque le final s’annonce lentement on n’aimerait que jamais il n’arriva, et que jamais la pièce se termina. Un texte superbe et des acteurs… Un régal !!!


Au bilan, de tendres et magnifiques heures que je n’oublierai pas, que ce soit pour les spectacles ou pour la « compagnie ». Ça me manque beaucoup, si vous saviez.

Dôme Théâtre: Albertville

Quel regrettable oubli de ma part !!! Pas un moindre mot sur le théâtre… sur ces chères pièces de théâtre que l’on découvre lorsqu’on est dans un lycée motivé…

Dans les petites villes certes il n’y en a pas, mais on peut toujours se déplacer...

Quelques photos du Dôme d’Albertville. Il faut dire que le cadre est charmant et qu’il se porte bien à des visites régulières.

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http://www.dometheatre.com/

jeudi 13 juillet 2006

Les mots sont-ils nécessaires pour se comprendre?

  Les_mots_sont_ils_n_cessaires

- Ah j'entends...

- Oui d'accord.

- Et puis j'ai...

- Je comprends.

- Et bien, je pense...

- Moi aussi.

- Mais avant tout je...sincèrement...

- Vous? Monsieur?

- Si, si...

- Vous m'en voyez...

- Peut-être nous...

- Sûrement.

- Et bien ... alors ...

- De même.


- Il faut que je vous dise que je...

- Non, non, c'est absolument...

- Permettez-moi d'insister, je...

- Je vous assure que vous avez...

- Mais au moins...

- Je ne le peux.

- J'en suis fort...

- De même, plus encore...

- Brisons-là...

- Certes, il est...

- Encore une...

- Oui?

- Puis-je vous...

- C'est évident.

- Alors, je...

- Comment? Depuis tant de temps?

- Et bien...

- Je vois...

- Bien.

- Alors...

- Oui, je pense aussi...

- Sur ce...

- De même.

- Bien à vous.


- Laissez-moi vous ...

- Quel plaisir que cette...

- Bien, alors commençons par...

- Quelle magnifique...

- Je vous remercie. Donc...

- Comment? Dans un décor si noble?

- Si, si je vous assure...

- Quelle anticipation, j'en reste...

- L'effet était pour moi le même lors de...

- Comment? Vous si...

- Assurément. Je disais donc qu'il osa...

- De lui, je m'en serais bien gardée!

- Trop sage que vous...

- Ah, toujours ma foi. Que voulez-vous que j'y...

- Rien, rien, ne changez absolument...

- Quelle alacrité dont il fait preuve, s'en est...

- Déboussolant!

- Ah, ah, nous sommes sur la même...

- La nuit tombait et lui...

- Ah, l'inconscient inconstant!

- Gardez le silence sur ces...

- Il me faut bien cependant...

- Non, non, je vous l'assure, il est absolument...

- Ah, je commence à voir clair en votre...

- Comment?

- Est-ce là votre propre...

- Brisons-là je vous...

- Ah, ah, le silence du... Pris au...

- Assez, vous en devenez...

- Que de grands mots! Je me contente seulement de...

- C'est déjà bien trop.

- Lequel de nous deux est-il le plus... selon vous?

- C'est vous, sans en douter.

- Ah misérable coureur... Que la honte vous...

- Dans l'ombre? Je la crains bien trop pour m'imposer un tel...

- Peut-être voudriez-vous...

- Je n'ai point besoin de vous pour l'atteindre.

- Mon cher, s'en est fini de nous deux. Sur ce pas, je me...

- Faites. Ainsi soit-il!


J'ai lu ce genre de dialogue de sourds, hélas je ne me souviens plus de l'auteur. Assurément, je m'amuse, car c'est le mot, d'en écrire car la conception de chaque lecteur sur l'intervention des personnages sera différente, de même que la conception de l'auteur à chaque lecture peut-être... A suivre...

Ecrire dans ce message c'est évacuer toute raison qui rend beaucoup de choses bien trop monotones! Je vous concède cependant l'inévitable incompréhension d'un lecteur... Tout le plaisir est pour moi alors!

Un mot pour un autre [Jean Tardieu] , j'essaierai, cela peut tout aussi bien être très intéressant.

mardi 11 juillet 2006

Ecrit à 3 heures du matin, un soir d'été 2005...

Il_aimait_la_po_sie___en_devenir_fou

-         Tout cela m’amuse mais…

-         Ne pouvez-vous l’apprécier ?

-         Je n’ai pas dit ceci…

-         Parfait ! Je ne souhaitais pas de conflit… 

-         Cela va-t-il durer longtemps ? 

-         Le préféreriez-vous en chantant ?

Ou vous contenterez-vous de m’entendre parler en vers ?

Chanter, ne faisant pas partie de mon vocabulaire… 

-         Par pitié, cessez, vous m’importunez ! 

-         Loin de moi cette idée ! 

-         Vous continuez ! 

-         Permettez-moi de constater que le jeu vous a pris ! 

-         Je ne le vous permets pas, et vous l’interdis ! 

-         Quelle tristesse qu’est la vie… 

-         Cessez ! 

-         Je ne puis m’y résigner… 

-         Assez ! 

-         Il faudrait que vous compreniez ! 

-         Jamais !

     Ne vous sentez-vous point coupable d’en être réduit à trouver le   bonheur dans le malheur d’autrui ? 

-         J’admire votre adresse, à manipuler avec tant de sagesse, les sons faisant frémir si belle vie… 

-         Triste qu’est la vie vue ainsi… 

-         Je vous l’interdis ! 

-         Et moi aussi ! 

-         De quel acte m’accusez-vous ? 

-         D’aimer la poésie à en devenir fou ! 

-         Est-ce un tort ? 

-         Cela vous rapporte-t-il de l’or ? 

-         Nullement ! Mais je m’en délecte sans chagrin ! 

-         Alors s’en est un ! 

-         Pourquoi dites-vous cela ? 

-         Quand vous aimez, je hais… 

-         Quand je hais, vous en frémissez…