ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: "Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour..."... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

vendredi 11 mai 2007

Le Pari, de Blaise Pascal, en plus comique.

terre_mains_de_Dieu_1_

C’est l’histoire d’un texte, mais aussi d’une courte réflexion menée en cours de philosophie, et aussi peut-être d’en enrichissement de ma rubrique, ces petites pensées philosophiques ne sont pas très bien entretenues. Avant d’être un texte, c’est un siècle, un homme, des Pensées : XVII ème siècle, Blaise Pascal dans toute sa splendeur… Allons, en avant moussaillons, penchons nous donc sur ce petit extrait, baptisé non sans raison, Le pari.

"Examinons donc ce point, et disons Dieu est, ou il est pas... Que gagerez-vous?... Il faut parier cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqué... Pesons le gain et la perte en prenant croix, que Dieu est.

[…]
Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter."

[Blaise Pascal]

            Elle est sympa l’idée n’est-ce pas ? Séduisante je dirais même… Il vaut mieux croire en Dieu, car il n’y a rien à perdre… Ah, tant d’interrogations qu’ont soulevé notre bon sens à tous en ce qui concerne la religion, et voilà comme une vague soudaine de rationalité qui nous saisit.

            Schématisons un peu, voulez vous. Quoi ? Réticents ? Mais enfin, j’ai bien le droit de glouglouter autour d’un sujet polémique aussi vieux que… que… Bon, vieux en fait.

Donc, deux cas se présentent. Le cas de celui qui ne croit pas, et en toute logique de celui qui croit. Non, pas croire à la véracité des dires de la théologie (les ‘théologiciens’ ? mais qu’est-ce donc que cette bête là ? Comment on dit ?), mais en Dieu tout court, sans autre enluminure pour dorer le tout. 

Candidat N°1 : « Je ne crois pas ! »

En direct de Rabittland, un grand de la Jet-7, témoignage rebelle d’un lapin rose.

« Et bien oui, il ne faut pas abuser, je suis un matérialiste, et pas seulement parce que j’ai de quoi rouler en BM, et moi j’dis, aucune preuve tangible ne m’a encore justifié ‘S’on existence. Donc voilà. Et puis quoi mince ? Quel besoin que l’on aurait de se sentir dominés, tous, par un même être supérieur ? Bah, c’est nul, moi je pars de l’idée que je suis un top of the best et du coup, la seule emprise que quelqu’un puisse avoir sur moi, c’est moi qui en décide (Ndlr : cerveau 1 ou cerveau 2 selon la saison, et le sexe de l’individu). »

Tout est dit. Le bonhomme ne se laisse pas abattre, il profite un maximum de la vie « pour un max de plaisir en instantané, votez la non croyance !!! Cela vous épargnera des culpabilités inutiles ». Cf. oeuvres de Sade dans la même édition ^^.

Candidat N°2 : « Benh moi si ! »

En direct de Convent City, un grand de la Priest-Party, témoignage avisé d’un nounours bleu.

« Bonsoir ! Bonsoir à tous ! Si je suis là ce soir c’est pour vous dire que Dieu existe. Non, je ne l’ai pas vu en face à face, mais j’ai un copain dont le frère a le cousin de son voisin qui s'est fait appeler par Dieu en personne. Comme il est mort, il ne peut plus nous le raconter, mais je jure solennellement devant Dieu que c’est vrai. Eh Dieu, puisque l’on est en intime là, je veux bien un jacuzzi dans salle de bain personnelle, pour quand j’arriverai là-haut avec toi. Benh quoi, je m’en serai privé toute ma vie pour ne pas montrer que les pauvres sont toujours aussi pauvres. Oui, on se fera une bouffe, mais pas le mardi car je suis déjà engagé avec l’ange Gabriel. »

Bon, et bien d’accord. Il a l’air heureux c’est bien. Mais d’un côté, il n’a peut-être pas tort, « se priver sa vie durant et atteindre l’extase là-haut » ? Après tout pourquoi pas ?

            De ces deux témoignages, nous devons désormais en extraire le  meilleur.

Le non croyant profite toute sa vie (wouhou, libertinage et immoralité !!! Qui veut participer ?), il y gagne autant en perversion qu’en plaisirs communs ou solitaires. S’il a raison de ne pas croire en Dieu et qu’à sa mort, justement, il n’y a rien après, il aura tout gagné. Cela fait un point pour lui. Mais… mais imaginons que Dieu existe. Benh oui. Là, bam, mort le bonhomme, arrivé au moment du Jugement dernier (tremblez simples mortels, ça fait très très très peur). Grand moment d’hésitation. « Bonnes actions » demande une voix bourrue. Réponse de la chétive créature « J’ai fait don de mon corps à qui en voulait bien. »… Brisons là ou cela pourrait être trop triste.

Et le croyant ? Toute sa vie, il se restreint, ou alors il est tout simplement un être moral, et en ce sens, il ne pense pas se priver. Il est gentil, tout doux, calinou. Cependant il sait aussi que Dieu ne bosse pas la surveillance 24 h /24, alors, parfois, il ruse et youplala. Car ne l’oublions pas, pour lui Dieu existe. Là, bam, mort le bonhomme, (de vieillesse), arrivé au moment du Jugement dernier (tremblez simples mortels, ça fait très très très peur). . « Bonnes actions » demande une voix bourrue. Et voilà la chétive créature à déballer sa liste de course, euh, ce qu’il a fait de bien. Portes ouvertes sur le Paradis, hopla, il a tout gagné, car le Paradis, c’est un pur bonheur… à l’infini.

Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur cette histoire. Personnellement, je me suis bien amusée à l’écrire, et… et je pense que croire en Dieu a quelque chose de rassurant, dont il ne faut pas se priver.

Bien beau week-end à tous. Que Dieu vous protège !

NB : Bonne fête ma maman chérie que j’aime !

mercredi 14 mars 2007

De la faiblesse humaine, le plus grand des écueils...

question

Que faire par cette fin d’après-midi ? Des devoirs ? Il ne faut pas pousser l’indécence, une bonne organisation suppose qu’ils sont déjà faits… Sortir ? Ma foi, déjà fait, longue promenade, peu instructive pour être parfaitement honnête. Dormir ? Non, non, ce n’était que pour la rime… Et bien, il reste… Ecrire… Alors allons-y.

Etape numéro 1… A la recherche du sujet sur lequel déblatérer des minutes assez longues pour faire passer le temps… Voyons voir. Un livre ? Non, j’ai débuté Belle du Seigneur et Les enfants du siècle, mais je n’ai pas parcouru assez de pages pour en parler correctement. Un film alors ? J’ai bien été voir DreamGirls mais, comme on le dit dans le jargon, c’était un navet, alors, je passerai mon chemin sans plus de précisions. Par élimination, il ne me semble pas qu’il reste grand-chose. A moins que… Ecrire, ne serait-ce que pour le plaisir d’écrire n’est-ce pas là une charmante et saine distraction ? Ma foi, cela me semble raisonnable. Partons ainsi. Sur quoi pourrais-je bien avoir envie d’écrire ? J’hésite, j’hésite… J’ai déjà attribué l’Eloge du scepticisme à un ami, mais il me reste toujours l’Eloge de la mauvaise foi, domaine dans lequel j’excelle parfois (et Dieu sait qu’il n’est pas facile d’exceller dans un quelconque domaine de nos jours). Non, cela ne va guère être réjouissant comme thème. Trouvons autre chose. Et si… ? Non, je n’ose pas… Et si je rédigeais la préface du futur best-seller qui s’intitulera… De l’existentialisme féministe ? Ou De l’origine du feminist submission determining region (FSDT, à noter), pour un public plus large, incluant de fervents biologistes ? Mmm, je m’en délecte par avance… Vous sentez le sujet vous envahir ? Ah, ce sera certes très polémique… Qui a dit que la femme était soumise ? Personne ! Alors, quelle idée que ce titre ? Tout d’abord, il se trouve qu’en l’espace de seulement quelques heures, deux personnes ont mis en avant une illustration de ma soumission. Pour le second, ce n’était rien, juste placé sur le compte de mon obéissance déboussolante vis-à-vis de quelqu’un qui a tout mon respect, et quoi de plus normal ? Concernant le premier, c’est plus subtil, de quoi rédiger quelques lignes sûrement. Donc femme soumise ? C’est bien simple, la femme, plus que l’homme, de part sa sensibilité, est esclave, mais d’elle-même. Et savez-vous en quoi ? Chez la femme en manque de volonté ou d’affirmation (ce qui revient à l’adolescence pour être crue), présence délicate de deux entrepreneurs, de deux maîtres, dirigeant en même corps... Délicat… Non, non, accrochez-vous, je vous explique. Le principal vice de l’adolescence féminine est l’absence quasi-totale de prise de décision dans les domaines subalternes, donc excluant ce qui est vital comme manger, dormir, travailler, avoir de bonnes notes, serrer son petit frère dans ses bras... Voilà, notre hantise, le « je ne sais pas » coordonné avec le « je ne veux pas le savoir ». On ne sait rien, voilà, on ne sait même pas ce que l’on veut, si ce n’est pas malheureux… Bref, revenons à nos deux gouverneurs, ceux qui dirigent un même corps. En schématisant, le premier des gouverneurs est celui  qui est cool, lui il sait ce qui est bien, et il le fait sans se poser de questions. Et quoique l’on dise, c’est sensass de ne pas se poser de questions. Le second c’est une autre histoire. Celui-là, c’est un rebelle, il fait tout pour nous contrarier (oui parce que la jeune fille qui ne veut pas de soucis tente le copinage, voire faillotage, avec le premier des gouverneurs). Voilà, donc dans l’histoire, ce second, c’est le méchant. Mais on ne peut pas dire que l’on se porterait mieux sans, car il a été jusqu’à pousser la perversion, à se faire baptiser «cœur ». Wouh le fourbe ! Ah, j’entends d’ici vos cris d’atteinte à la reine, et vous avez raison. Parce que, non seulement, on ne peut s’en débarrasser, mais en plus de cela il est…immoral ! Si, si je vous jure ! Ah non mais sincèrement ! Vous souvenez-vous de ce que Sade écrivait ? Il s’exclamait à outrance que l’on était sur terre pour y avoir des plaisirs, quitte à passer au dessus de tous (comme Napoléon III qui partait en conquête ^^). Et bien là, c’est pareil, mais comme je préfèrerais ne pas trop insulter ce second des gouverneurs, je reformulerai avec mes mots : Le second gouverneur est obsédé par le « Carpe Diem », il veut profiter de sa vie au maximum, alors quand il voit une once de bonheur se profiler, il oublie. Tout. D’un coup d’épée il chasse le premier gouverneur et ses bonnes résolutions, ses attitudes réservées, sa morale. A plus, basta, fini. La sale bestiole ! Et c’est ainsi que l’on sombre dans des écueils qui auraient pu être évités en temps normal… Parfois le coup d’épée attitré au premier gouverneur était trop frêle, et il ressurgit faiblement sous forme de murmures indistincts, qui, si l’on ce concentre quelque peu peuvent-être compris. Une question existentielle… Suis-je parfaitement heureuse en ce moment ? Oui si l’on exclut le reste du monde. Et oui tout court car dans de tels moments, on ne peut penser au reste du monde. Mince, il est aussi très égoïste celui-là de gouverneur (comment peut-on le mettre à la tête d’un pays, revendiquons la fin du totalitarisme !!!)… Mais être heureux seul, qu’est-ce réellement ? Nous ne sommes pas des Robinson Crusoé mais des êtres sociaux, donc vivant en société. Bon sang, pourquoi tant se demander ce qui est  bien ou non ? Parce que le premier gouverneur finit toujours par ressurgir, et c’est douloureux, on culpabilise, mais pas assez pour ne pas se répéter. Et c’est un cercle vicieux… Mauvais… Nouveaux petits bonheurs de quelques heures, nouveaux écueils qu’il aurait fallu éviter à grand coup de volonté (brillant par son absence, une foi de plus) et nouvelle question… Pourquoi suis-je si insensée parfois ? Pourquoi au lieu de me persuader que ce n’est pas bien, ai-je encore le sourire ? Dois-je écrire sur ce qu’est… qu’un être immoral ? Dois-je composer Le guide exquis de l’immoralité dissimulé chez une colombe s’abritant dans un monde tout aussi immoral ? Non, non, je n’aurais jamais assez de soutien après cela pour m’en remettre à la morale.

Alors que faire ? La volonté ne vaut rien, elle est impossible… Le seul frein est peut-être lorsque l’on se rend compte que cette instance se trouve aussi chez d’autres… En ce cas, on peut toujours faire la lutte à qui sera le plus immoral (ce qui pourrait prendre du temps), ou… Et bien… être insensée et cesser de culpabiliser ! ^^ Etre sensée et cesser d’y penser… George Sand, j'aurais aimé vous rencontrer. "Et les 99 plaies de notre Seigneur se mirent à saigner… Amen…"

vendredi 1 décembre 2006

Adolescence... ????????????????????????????

couvnegAdolescence… Le jour où je te comprendrai… alors cela voudra peut-être dire que j’en suis sortie… Dans quelques uns de mes précédents articles je faisais déjà référence à ce que cette période entraîne… De plus en plus je me rends compte que l’adolescence est en réalité, plus que tout, un questionnement incessant et touchant tous les domaines… Et cela jusqu’à épuisement… alors on est peut-être prêt à rentrer dans le monde adulte et encore.

Ma très grande attention durant mes quelques heures de vagabondage d’esprit en philosophie influe tant sur ma pensée que s’en est déboussolant. On est tous amenés, un jour ou l’autre à lire Feud et ainsi, par manque d’expérience ou par résignation, à trouver juste ses idées (enfin pas toutes, le côté de l’enfant pervers me dérange encore). Mais on y est encore plus attentifs quand l’un de ses textes est un objet d’étude. Alors, on porte attention à chaque terme employé, à chaque parenthèse, à tout. Et le plus grand bonheur et d’y trouver exactement ce que l’on y cherche. Tout être humain possède en lui seul son « moi », son « surmoi » (parents, société, toutes les règles de bienséance) et son « ça » (ses pulsions). Voilà. Tout est dit. Mais enfin, ce « ça », ces pulsions, il faut toujours qu’elles soient contrôlées. Et par qui ? Par quoi ? Le « surmoi » évidemment. Le « surmoi » c’est notre sens moral, vous savez, celui-là même qui nous retient en place alors que l’on voudrait se jeter dans les bras de cette personne ou une autre. On ne bouge pas car ce ne serait pas moral, pas normal. En est-on pour autant satisfait après ? Oh j’ai fait une bonne action... Voilà, grâce à mon esprit, à mon sens moral affuté, je n’ai pas dérapé. Youpi ! Je vais être vulgaire mais j’ai très envie de m’écrier «merde », et attention, un qui sortirait du cœur, le « ça » qui trouverait ses mots… Enfin quoi, pourquoi ne pouvons-nous jamais être innocents ? Pourquoi n’y a-t-il plus de baisers innocents, de regards innocents en ce monde ? Où est passée la légèreté ? Carpe Diem… Pfff, comment si nous n’avons pas le droit de dévier ? Pas même un petit pas hésitant hors des chantiers battus… Parfois je ne voudrais plus penser à rien, faire ce que je veux sans réfléchir si c’est bien ou non, si j’aurais dû ou pas. Mais c’est impossible n’est-ce pas ? « Petits jeux sans conséquences », à quoi donc peut bien être attribuée cette appellation ? Veux m’en sortir !!!

samedi 11 novembre 2006

Désir, désir, désir

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Pourquoi suis-je si influençable ? Pourquoi je ne me contente pas tout simplement d’écouter ce que me dit mon professeur de philosophie sans me poser la moindre question ? Je m’en pose tant…

Hier, amorce du cours sur le désir… Sujet prometteur évidemment, le désir est tout comme le rire propre à l’homme. Hélas quelle triste vérité qu’Epicure ou Epictète nous expose à ce sujet… Désir, désir, tu souhaites quelque chose, tu l’as, et une fois l’objet possédé, il est déjà dépassé… Oh, et si c’était pareil avec l’amour ? A 16 ans, on croit encore au prince charmant, alors on ne voudrait pas les écouter aux deux compères et pourtant… Que d’exemples dans la littérature, la filmographie d’hommes, de femmes, passionnés et désireux de l’autre qui une fois réunis voient disparaître l’essence de leur passion… Comme j’y faisais allusion dans l’article concernant Match Point de Woody Allen, faut-il se laisser désirer et ne jamais céder à l’autre ? Toujours lui résister ? C’est affreux ! Comment être heureux, par extension trouver la femme, l’homme idéal en ces conditions ? Cela semble être un challenge irréductible. Mon professeur, m’a souligné, devant mon angoisse incontrôlée, que ce n’était le cas que si l’on considérait la relation comme possédant-possédé. Or, est-ce là la définition d’un couple ? Souhaite-t-on seulement être possédé par l’autre (ne voyez là aucune allusion sexuelle) ?

dimanche 22 octobre 2006

Philomaths: petit jeu

J’ai toujours été attirée par l’enseignement. Et si j’avais été sûre qu’en étant professeure j’aurais pu avoir la vie que je me souhaite, alors je serais actuellement sur les bancs d’une terminale littéraire avant de devenir professeure de littérature. Mais dans la vie tout ne coordonne pas toujours alors…

            Bien, quoi qu’il en soit, je ne vais pas me refuser ce petit plaisir… Notre professeur de philosophie nous a gentiment annoncé un devoir surveillé d’une heure afin de récapituler ce qui a été vu sur la conscience. Ce n’était pas vraiment amusant, un enchainement d’une dizaine de questions n’appelant pas d’autres connaissances que celles vues en cours, pas trop de réflexion en conclusion.

J’aurais été professeure, MOI, quitte à ce que mes élèves m’en veuillent un peu, j’aurais fait plus subtile (mais avec un petit coefficient pour ne pas être trop méchante).

Sujet (1heure) :

Que vous suggère la doctrine de la réminiscence, à savoir: «Toute âme contient en elle-même, de toute éternité, un savoir oublié, les germes de la vérité» ?

===>Après avoir rédigé votre réponse, relatez dans ce tableau les variations de cette recherche du savoir à travers le temps. Attention, prenez de la distance par rapport aux maths… En effet, une fonction ne peut avoir plus d’une image, ce qui supposerait que notre quête du savoir nous poursuivrait inlassablement chaque seconde de notre vie… Que ce serait épuisant au final!

X=âge

-∞     13       18       28         +∞                                                                                                                                                                                        

Les variations de la conscience à travers une vie

Je suis pour le « mélange » des disciplines. Pourquoi ce qui nous sert en maths ne nous servirait pas en philo ? Allez, amusons nous un peu… 

Trame: Incomplète bien évidemment, je pense que chaque développement est personnel, ne voulant imposer mon point de vue...

Lim Conscience (x) : Naissance

-∞

NB : Minimum local en 0

Etude du premier intervalle :

[0 ;13] : Période de l’enfance

Etude su second intervalle :

[14 ; 28] : Pré-adulte (si, si, 28 ans inclus)

Etude de l’ultime intervalle :

[29 ;…[ : L’âge adulte

Lim conscience de (x) : Mort

+∞

NB : Supposons un maximum local en 100

Et comme il y a une fin à tout… La mort du corps est synonyme de mort de la conscience

Attention : Penser à bien insister sur le  fait que le savoir, la prise de conscience s’acquiert tout au long de la vie.

vendredi 13 octobre 2006

Question?

handOn m’a toujours répété que lorsque je commencerai la philosophie je m’interrogerai sur tout et plus encore. Ce n’était pas faux, mais il y a quelque chose pour laquelle on ne m’avait pas prévenue… La biologie!!! D’accord la philo c’est problématique (pas dans le sens que ça me pose des problèmes au niveau scolaire mais dans celui ça pose des problèmes en général.) Mais la bio ma parole ! Je me suis surprise, alors que je rédigeais une exercice sur la génétique à me demander en regardant ma main pour quoi j’avais cinq doigts !!! C’est grave doc. ? Je crois que oui… Mais c’est vrai ! Pourquoi cinq ? Pas quatre ? Il est vrai que lorsque je joue du piano j’utilise mon petit doigt mais en dehors de cette activité… Horreur, si je cesse mon petit doigt va-t-il tomber ? L’évolution génétique chez les vertébrés par exemple montre que ce qui ne servait pas disparaissakit…

Cette question m’a tout de même tracassée un long moment, assez pour que je cours demander à maman ce qu’elle en pensait. Elle m’a dit en ces mots : « Tu verras que lorsque tu seras maman, que tu devras t’occuper de tes enfants, faire la cuisine, tu béniras Dieu d’avoir cinq doigts. ». Dieu merci !

Dieu et la science: incompatibles?

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Il arrive que parfois l’on fasse d’étranges rêves, dont on se souvient ou non à son réveil. Probablement l’influence du bac de fin d’année à l’avance, la nuit dernière, j’ai rêvé que je passais mon bac de S.V.T. Je n’ai en souvenir que ma feuille devant moi. Ma feuille et ce que j’y écris bien sûr. Une question : « D’où vient l’homme ? Retracer la lignée évolutive des homininés. » Le comique arrive ici, avec application, j’inscris à la suite : « Tout homme descend de Dieu. ». Imaginez… Je sais parfaitement que dans mon sommeil, la situation ne m’a pas paru étrange le moins du monde, c’est juste à mon réveil que la première chose à laquelle j’ai pensé est que la science et la religion (Dieu) n’étaient pas compatibles. En effet, si mes souvenirs sont bons, il est bien écrit dans la genèse, que l’Homme a été créé par Dieu (Passage d’Adam et Eve) qui a créé le monde…  Pas l’ombre d’un Australopithèque dans cette déclaration. Il faut avouer que la théorie sur Dieu est plus, comment dire, romanesque, et qu’il est plus joli de déclarer « mon plus grand ancêtre est Dieu », plutôt que mon arrière arrière arrière[…] grand-tante est Lucy et son prognathisme lattant. Grand-tante seulement car, rappelons le, le caractère buissonnant de la lignée humaine induit l’Homo sapiens-sapiens, nous, comme n’étant des descendants directs ni des Hommes de Neandertal et encore moins des Australopithèques. Donc à moins que notre ancêtre du berceau africain se fut prénommé Dieu, d’où le lapsus commis dans la bible et la genèse(il doit y en avoir d’autres importants, mais je suis fort ignorante à ce sujet), il demeure une grande part de questionnement. Pour en revenir à la question de savoir si Dieu et la science ne sont pas compatibles, je vous avouerais que j’ai tenté la conversion de mon entourage le plus proche, et que je n’y suis pas parvenue. Enfermés dans leur idéologie primaire, ils n’ont pas souhaité que je poursuive mes explications sur la lignée humaine. Je préciserai, pour clore ce petit article, que je suis croyante, que je vais à l’Eglise, mais que je ne suis pas pour autant extrémiste ! Certes je crois en un « Être supérieur » mais pas à la bible et tout le blabla environnant (Waou, la main de Dieu descendue pour écrire ce pavé ? Vous plaisantez, écrit par des hommes ! Des hommes ! Comme vous comme moi ! Pourquoi les croire ? Que savaient-ils du monde de plus que nous ? ). Comme quoi…

vendredi 15 septembre 2006

Beau, Beauté => une quête anhistorique

Avertissement : Les titres ne sont pas à reproduire, c’est juste une aide à l’internaute qui souhaite balayer rapidement le contenu de l’article.

I) Les dictionnaires : Une tentative d’objectivation de valeurs abstraites.

       J’ai toujours été étonnée de trouver dans les dictionnaires des définitionsapollon (plutôt des tentatives de, je vais m’expliquer) à des abstractions, à des valeurs, telles que la vertu, le bonheur, l’amour... et le beau (qui, étrangement ne fait pas partie du programme de Terminale S de philo). Caractère typiquement humain, l’homme veut avoir une emprise sur le monde, et il est normal qu’il cherche à définir, donc à concrétiser le vocabulaire qu’il utilise. Pour rendre plus accessible cette notion, prenons l’exemple de la justice et consultons à ce sujet les tableaux l’ayant pour thème ( la justice et la clémence - Lagrenée / Le triomphe de la justice – Durameau ...). La justice aura été personnifiée, prenant la forme d’une femme, ou matérialisée, une balance. D’où une certaine tentative d’objectivation de valeurs abstraites. Donc par définition faire passer à l'état de donnée intérieure à celui d'une réalité extérieure correspondante... L’allégorie typique...

        « Amour », « Beau », s’en est si banal que toute personne, peu importe l’âge, sait en user. Prenons l’exemple de l’enfant, ses premiers mots seront « maman », « papa », puis il apprendra vite à formuler un « je t’aime maman »... Aimer... Ici n’étant pas le sujet, je passe... Alors, qu’est-ce que le beau ? Peut-on réellement, je serais tentée de dire « allégoriser », (même si je ne l’ai jamais entendu), une telle notion? Ma foi, pour étayer cela, consultons le dictionnaire le plus complet : le trésor de la langue française (TLF pour les intimes).Je préciserai juste une chose, contrairement au dictionnaire classique (6 kilos 1 sans poussière car très souvent consulté), ce dictionnaire interactif est particulièrement intéressant par sa richesse de sources (plusieurs valent mieux qu’une) et sa légèreté.

BEAU, BEL, BELLE, adj. et subst.
I. [Exprime une appréciation positive et favorable]
A. Qui cause une vive impression capable de susciter l'admiration en raison de ses qualités supérieures dépassant la norme ou la moyenne.
1. [Qualités de forme : l'impression s'exerce sur les sens de la vue ou de l'ouïe; l'appréciation est à dominance esthétique] Anton. laid.

a) [En parlant d'un animé]
[En parlant d'une pers. considérée dans son corps ou dans une partie de son corps] La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a :

1. l'une sur son front blanc va de sa chevelure
Former les blonds anneaux. L'autre de son menton
Caresse lentement le mol et doux coton.
« Approche, bel enfant, approche, lui dit-elle,
Toi si jeune et si beau, près de moi jeune et belle. »
CHÉNIER
, Bucoliques, Aveux, propos et plaintes, 1794, p. 155.

2. Ainsi, le front baigné des parfums du matin,
Son beau sein rayonnant de chaleurs maternelles,
Ève, les yeux fixés sur Abel et Caïn,
Sentait l'infini bleu noyé dans ses prunelles.
DIERX, Poèmes et poésies, la vision d'Eve 1864, p. 7.

3. Une femme belle, ou simplement jolie, a les exigences, les vanités, les susceptibilités, tous les besoins de jouissance et de flatterie, d'un prince, d'un comédien et d'un auteur.
TAINE, Notes sur Paris, Vie et opinions de M. F.-T. Graindorge, 1867, p. 3.

4. Un beau garçon, assurément : beau de corps à cause de sa force visible, et beau de visage à cause de ses traits nets et de ses yeux téméraires...
HÉMON, Maria Chapdelaine, 1916, p. 47.

SYNT. a) Un beau front, un beau profil, un beau visage; une belle chevelure; de belles mains; un beau garçon, une belle fille, une belle jeune fille; une jeune et belle créature. b) Beau comme un astre, comme un dieu, comme le jour; beau, belle comme un ange; belle comme la lumière. c) (En parlant d'une femme d'un certain âge) Avoir de beaux restes :

5. Ce farceur de Mes-Bottes, vers la fin de l'été, avait eu le truc d'épouser pour de vrai une dame, très décatie déjà, mais qui possédait de beaux restes; ...
ZOLA, L'Assommoir, 1877, p. 762.

P. personnification (cf. infra 2 b) : 6.

La france avait gardé de 1789 une puissante autorité morale sur le monde. La race était bonne et gaie, franche et vaillante, amoureuse de justice, éprise d'idéal, on lui reprochait sa mobilité, une humeur parfois querelleuse, un manque de méthode et d'obstination dans ses desseins. Mais sa haute générosité d'âme la faisait trop belle aux yeux des peuples pour qu'ils pussent se défendre, à travers tout, de l'aimer.
CLEMENCEAU
,

La Réparation

, 1899, p. 65.

[En parlant d'une collectivité, d'un groupe] Une belle race (de pers., d'animaux).
Loc. périphrastique. Le beau sexe. Les femmes. Synon. le sexe féminin :

7. Ainsi sous la domination de l'homme, le beau sexe était tout pareil à un troupeau bien conduit, et si bien morigéné, que ce troupeau en était arrivé à faire lui-même sa police, et à chasser spontanément de sa masse toutes les têtes indociles, toutes les brebis galeuses.
LARBAUD, Fermina Marquez, 1911, p. 67.

SYNT. Adorateur, amateur du beau sexe; apprécier, effrayer le beau sexe; plaire au beau sexe.
Loc adv. À belles dents; rire, sourire à belles dents
(cf. aussi infra B 1). La jeune fille sourit à belles dents. Et ce beau, ce frais sourire s'épanouit jusqu'au rire (G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, la nuit de la saint-jean, 1935, p. 175).
[En parlant d'une pers. considérée dans son apparence générale, dans l'image qu'elle donne par son maintien, son allure vestimentaire, etc.] Il prisait par-dessus tout la bonne éducation et les belles manières (S. DE BEAUVOIR
, Mémoires d'une jeune fille rangée, 1958, p. 176) :

8. ... il tremblait sans cesse que sa bouche habituée aux jurons ne prît tout d'un coup le mors aux dents et ne s'échappât en propos de taverne. Qu'on se figure le bel effet! du reste, tout cela se mêlait chez lui à de grandes prétentions d'élégance, de toilette et de belle mine.
HUGO, Notre-Dame de Paris, 1832, p. 281.

9. ... Jules se sentit plus à l'aise, plus libre de ses mouvements, plus spirituel et plus gracieux; en se séparant des deux actrices, il leur fit même un salut qu'il jugea d'une distinction charmante. C'est qu'à son insu il avait le bel aplomb de l'homme qui paie et qui est convaincu qu'on l'estime; ...
FLAUBERT, La 1re Éducation sentimentale, 1845, p. 109.

SYNT. (Avoir) un beau port, une belle prestance, de belles façons; un beau rire, un beau geste; une belle allure, une belle attitude; apprendre les belles manières; un homme de bel aspect; un homme, les gens du bel air*.
Le beau monde. Les gens élégants et riches. P. méton. Les beaux quartiers. Les quartiers où habite le beau monde :

10. Un cortège d'automobiles attendait de repartir; la foule lui faisait une haie d'honneur. Depuis qu'on dansait à Robinson, les rôdeurs de barrières et les braves gens de Montrouge venaient à cette porte admirer le beau monde.
RADIGUET, Le Bal du comte d'Orgel, 1923, p. 35.

11. Les clubs de Londres sont nés sous l'impulsion de Brummel. Ce roi de la mode et son émule le comte d'Orsay perpétuaient une vieille tradition, celle de l'influence française sur le beau monde de Londres.
MORAND, Londres, 1933, p. 198.

Loc. verbales. Se faire beau, se faire belle. Se parer; se farder. Achète des robes à falbalas comme la femme d'un amiral, fais-toi belle, et donne-moi le bras... (SUE, Atar Gull, 1831, p. 3). Voilà votre redingote perdue... Pourquoi diable vous faire si beau? Alliez-vous à la noce? (MÉRIMÉE, Colomba, 1840, p. 139) :

12. Elle avait eu tort de ne pas se faire belle pour venir chez lui : elle avait gardé ses vêtements de la journée; elle ne s'était même pas mis de poudre aux joues : maladroite!
ARLAND, L'Ordre, 1929, p. 86.

[En parlant d'un animal] Un beau cheval, un beau chien, un beau cygne; une belle jument.
b) [En parlant d'un inanimé]
[En parlant d'un produit de la nature] Un bel arbre, un beau pays. La nature était belle, Et riait comme nos amours (
T. GAUTIER, Albertus, 1833, p. 149) :

13. Et pourtant sous cette destruction fleurit la nature. La terre est verte et belle; un pauvre petit ruisseau, dont on voit une belle flaque verte, nous avertit que sans la fumée de la poudre nous verrions peut-être un beau ciel, car il y a une terre et un ciel encore.
MICHELET, Journal, 1840, p. 332.

SYNT. Un beau fruit, une belle fleur, une belle forêt; de belles roses blanches; un beau ciel, un beau lac, un beau paysage, une belle vallée; de beaux rivages, de beaux ruisseaux.
[Sous le rapport de l'ouïe] Les beaux sons de cette cloche me donnaient une vive émotion (STENDHAL, Vie de Henry Brulard, t. 1, 1836, p. 197); le beau bruit léger des mouches sur les pêches du compotier (GIONO, Le Grand troupeau, 1931, p. 229).
[En parlant d'une œuvre du « génie humain »]
[Œuvre d'art plastique ou musical] Un beau tableau, une belle symphonie :

14. Et quel peut être le pouvoir d'un beau morceau de musique bien exécuté, si ce n'est celui de produire des émotions dans notre sentiment intérieur!
LAMARCK, Philos. zool., t. 2, 1809, p. 285.

15. Ainsi ces beaux marbres expriment l'accord de la pensée et de la nature, et la plus belle vertu; le moindre fragment en témoigne encore. On dit communément que le nu est toujours chaste, pourvu qu'il soit beau; mais il vaut mieux dire que le nu est beau pourvu qu'il soit chaste.
ALAIN, Système des beaux-arts, 1920, p. 233.

SYNT. Un beau dessin, un beau portrait; de belles fresques; de la belle musique; un beau morceau de musique.
[Œuvre, produit d'activités artisanales ou industrielles] Un beau bijou, une belle maison :

16. ... et il le conduisit lentement afin de lui laisser voir une belle et somptueuse salle à manger garnie de tableaux achetés en Allemagne, ...
BALZAC, César Birotteau, 1837, p. 279.

SYNT. Un beau chapeau, une belle toilette de bal, du beau linge; un beau navire, une belle ville, de beaux édifices.
[Sous le rapport de l'ouïe] Il y a du feu dans l'âtre et des flammes de plus d'un mètre et ça fait un beau bruit doux au cœur (GIONO, Regain, 1930, p. 230) :

17. Elles rendent [les briques] sous l'outil un beau bruit limpide d'enclume battue, qui tinte du haut des échafaudages.
PESQUIDOUX, Chez nous, 1923, p. 194.

2. [En parlant d'une chose considérée du point de vue de son adaptation à une fin; l'impression s'exerce sur la sensibilité hum. ou sur les facultés de jugement intellectuel, moral, spirituel]
a) [L'appréciation porte sur la satisfaction du bien-être phys. (calme, sérénité, etc.) ou sur les qualités d'agrément, de facilité d'une expérience hum.] Anton. mauvais, vilain.

[En parlant du temps, des conditions atmosphériques, des saisons... considérés du point de vue de leur influence sur la vie et l'activité des hommes] Un bel été :

18. Comme ce pâle essaim de malheureuses ombres,
Du Styx au triple tour couvrant les rives sombres,
Au penser doux-amer de son ancien martyre
S'agite tristement et doucement soupire!
Ainsi par un beau soir, au milieu de la plaine,
La tige que le vent bat d'une tiède haleine.
MORÉAS, Ériphyle, 1894, p. 212.

19. Tu ne sais pas ce qu'on devrait faire? Aller se promener tous les deux : c'est un si beau matin.
S. DE BEAUVOIR, Les Mandarins, 1954, p. 278.

SYNT. a) Un beau mois de novembre, un beau printemps; par une belle nuit d'été. b) Il fait beau temps (cf. il fait beau infra IV C 1), il fait un beau temps d'automne.
Un très beau temps clair et vivifiant; le retour du beau temps; avoir un beau temps exceptionnel
(cf. avoir beau temps infra IV C 1); jouir, profiter du beau temps; la belle saison, les beaux jours. Il est vrai que je montai moins souvent au refuge. Avec l'arrivée des beaux jours ma présence devint, en bas, plus nécessaire (BOSCO, Le Mas Théotime, 1945, p. 71) : C'est en hiver, sous un ciel triste et sombre, que la rome calviniste prend sa véritable physionomie, et ce n'est pas la connaître que de l'avoir rapidement visitée dans la belle saison, comme font les touristes.
COPPÉE
,

La bonne souffrance, 1898, p. 79.  

       Mais ma parole ! Qu’ils se mettent d’accord ! On ne sait plus où donner de la tête. C’est ici que l’on prend pleinement conscience du sens qu’à « la multiplicité n’implique pas la diversité »... Possible, possible, mais au final, après avoir passé plusieurs minutes à lire attentivement, ressortons nous éclairés sur ce qu’est le beau ? Le vrai beau ? « Le grand beau ? Le to kalon ? »

II) « Qu’est-ce qu’est le beau ? » // « Qu’est-ce qui est beau ?

        N’avons-nous pas plutôt été témoins d’exemples de choses belles ? Je cite « la plus belle femme du monde, un beau soir... » ? Plutôt n’est-ce pas ? Comment y remédier, ou tout du moins compléter ? Dans un monde idéaliste, des dicos-globe-trotters ou fondateurs-de-définitions-sur-pattes, au choix, parcourraient le monde, un petit calepin en main, interrogeant les 6 Milliards de terriens (à 2,3 centaines près qui auront été oubliées et quelques mille autres qui auront compté pour 6), sur la définition du beau. Mais là encore, le petit carnet risquerait fort bien d’être gribouillé d’exemples, tous différents les uns des autres. Pourquoi que des exemples ? Encore une réaction typiquement humaine, entendant « Qu’est ce que le beau ? » la majorité (environ 99,99999 % et encore je ne suis pas sûre que le 0,000001 % restant n’est pas sur qu’il ne franchira pas le pas vers la majorité) comprendrait « Qu’est-ce qui est beau ? ». Nuance minime d’apparence, soulevée par Socrate / Platon (c’est fou, on ne sait jamais) dans Hippias Majeur, qui a son importance. Vous ne voyez pas ? apollongMontrons que Pn est vraie implique Pn+1 vraie... Oui, fin de la deuxième partie de la démonstration par récurrence en maths... Et bien, c’est la même chose en plus intéressant. Notre « Qu’est ce que le beau ? », implique « Donnez une définition » qui implique elle-même « Accédez à une vérité supérieure ». Alors que « Qu’est-ce qui est beau ? » implique « Donnez des exemples » qui implique elle-même « Basez-vous sur votre expérience personnelle pour répondre ». Voilà, quelque chose dans le genre soit a <=> b <=>c. Le raisonnement est plus clair n’est-ce pas ? Ah, ah, il faudrait absolument glisser ici un syllogisme à la Aristote « Soit p vrai et q non faux ; si t est mortel et que q est Crêtois, alors non-p est non faux et les Crêtois sont menteurs dans l'ensemble des solutions congruentes de r. » Non ? Je vais y réfléchir... prochainement. Bien, pour en revenir à l’aspect non-mathématique, ce qui n’implique pas non-logique, bien heureusement, si l’on me demandait ce qu’est le beau, il est indéniable que je me plongerais dans les 99,99999 % sans hésiter. Je crois que ma première pensée serait celle de citer je ne sais plus qui, enfin, quelqu’un de bien sûrement qui a dit "En somme la beauté est partout. Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux, ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir..." Au moins, cela me laisserait une belle marge pour citer tout ce qui est beau à mes yeux, donc ce qui m’émeut. Quelques échantillons ? Bien volontiers ! La peinture (pas n’importe qui, ce qui limite le champ d’action), la musique classique (les grands), un livre, un paysage... Non, non, je vais m’arrêter là, j’étais sur le point de nommer quelqu’un. Ah mon Dieu oui, ce qu’il est beau ! Beau pour sa culture, son intelligence, sa capacité d’orateur (ce qui explique qu’il ait toujours eu 120 % de l’attention que je pouvais lui offrir). Beau enfin, car il est inaccessible... Mais silence Mélanie, voyons, tu rechutes ! Allez, puisque cette rubrique porte le nom de « Mon coin philo » juxtaposé à « Ou de l’égarement de l’esprit », cela me fait penser à un exemple qu’avait donné mon professeur de lettres modernes l’an passé. « Prenez une chaise. Elle fait tant partie de votre quotidien qu’en quelques sortes vous ne la voyez même plus, ce n’est qu’un simple objet... [Ndr : Cf. utilitarisme et consumérisme dans la société] Maintenant, reprenez cette même chaise. Placez-là dans un musée. Mettez une barrière devant pour qu’on ne puisse l’approcher de trop près et encore moins la toucher. Bien. Une fois là, ne chercherez-vous pas à savoir ce qui lui a valu sa place à cet endroit ? Ne la regarderez-vous pas, la tête inclinée, à la recherche de quelque chose de beau ? Ne finirez-vous pas par penser que la couleur du dossier s’harmonise bien avec celle des pieds et que l’ensemble est plutôt joli ? » Et il avait conclu en riant « Pourquoi offrir à une femme un diamant plutôt qu’une chaise ? Tout n’est question que de point de vue... ». Ah, c’était le bon vieux temps, nostalgiiiiiiiiiiiie... L’exemple s’intègre à merveille ici, nous sommes d’accords.

III) La quête du beau : une recherche anhistorique

       Au Vème siècle avant JC, déjà Socrate s’intéressait à trouver ce qu’était le beau à travers son dialogue avec Hippias dans Hippias Majeur. Nous ne nous arrêterons sur les propositions de ce dernier car ce ne serait pas répondre au sujet. Socrate, fatigué des égarements du sophiste proposera trois réponses successives : le beau pourrait tout simplement être ce qui convient, ce qui est utile donc avantageux, et le plaisir qui vient de la vue et de l’ouïe « si nous appelions beau ce qui nous cause du plaisir, non pas toute espèce de plaisirs, mais ceux qui nous viennent de l’ouïe et de la vue ». Mais ces thèses sont réfutées, et Socrate n’a plus qu’à conclure que « les belles choses sont difficiles »...à expliquer j’ajouterais.

        Passons plusieurs siècles (des lacunes de ma part, désolée, peut-être que je modifierai cet article au fil de mes futures lectures), et préoccupons-nous du XVIIIème. Voltaire était brillant, une lumière à lui seul. Personne n’ignore son ironie probante dans ses écrits. Il se joue de tout et critique plus encore. J’apprécie cet auteur (à l’exception peut-être de sa misogynie mais c’est une autre histoire, je m’y suis déjà penchée mais sur du papier, pas ici). Le lire a toujours été un réel plaisir. Je pense qu’il est utile de citer dans le cas de cet article, son bien nommé texte « Beau, Beauté », extrait du Dictionnaire philosophique.

« Puisque nous avons cité Platon sur l’amour, pourquoi ne le citerions-nous pas sur le beau, puisque le beau se fait aimer ? On sera peut-être curieux de savoir comment un Grec parlait du beau il y a plus de deux mille ans.

« L’homme expié dans les mystères sacrés, quand il voit un beau visage décoré d’une forme divine, ou bien quelque espèce incorporelle, sent d’abord un frémissement secret, et je ne sais quelle crainte respectueuse ; il regarde cette figure comme une divinité.... quand l’influence de la beauté entre dans son âme par les yeux, il s’échauffe : les ailes de son âme sont arrosées ; elles perdent leur dureté qui retenait leur germe ; elles se liquéfient ; ces germes enflés dans les racines de ses ailes s’efforcent de sortir par toute l’espèce de l’âme » (car l’âme avait des ailes autrefois), etc.

Je veux croire que rien n’est plus beau que ce discours de Platon ; mais il ne nous donne pas des idées bien nettes de la nature du beau.

Demandez à un crapaud ce que c’est que la beauté, le grand beau, le to kalon. Il vous répondra que c’est sa crapaude avec deux gros yeux ronds sortant de sa petite tête, une gueule large et plate, un ventre jaune, un dos brun. Interrogez un nègre de Guinée ; le beau est pour lui une peau noire, huileuse, des yeux enfoncés, un nez épaté.

Interrogez le diable ; il vous dira que le beau est une paire de cornes, quatre griffes, et une queue. Consultez enfin les philosophes, ils vous répondront par du galimatias ; il leur faut quelque chose de conforme à l’archétype du beau en essence, au to kalon.

J’assistais un jour à une tragédie auprès d’un philosophe. « Que cela est beau ! disait-il. — Que trouvez-vous là de beau ? lui dis-je. — C’est, dit-il, que l’auteur a atteint son but. » Le lendemain il prit une médecine qui lui fit du bien. « Elle a atteint son but, lui dis-je ; voilà une belle médecine ! » Il comprit qu’on ne peut pas dire qu’une médecine est belle, et que pour donner à quelque chose le nom de beauté, il faut qu’elle vous cause de l’admiration et du plaisir. Il convint que cette tragédie lui avait inspiré ces deux sentiments, et que c’était là le to kalon, le beau.

Nous fîmes un voyage en Angleterre : on y joua la même pièce, parfaitement traduite ; elle fit bâiller tous les spectateurs. « Oh, oh ! dit-il, le to kalon n’est pas le même pour les Anglais et pour les Français. Il conclut, après bien des réflexions, que le beau est souvent très relatif, comme ce qui est décent au Japon est indécent à Rome, et ce qui est de mode à Paris ne l’est pas à Pékin ; et il s’épargna la peine de composer un long traité sur le beau.

Il y a des actions que le monde entier trouve belles. Deux officiers de César, ennemis mortels l’un de l’autre, se portent un défi, non à qui répandra le sang l’un de l’autre derrière un buisson en tierce et en quarte comme chez nous, mais à qui défendra le mieux le camp des Romains, que les Barbares vont attaquer. L’un des deux, après avoir repoussé les ennemis, est près de succomber ; l’autre vole à son secours, lui sauve la vie, et achève la victoire.

Un ami se dévoue à la mort pour son ami, un fils pour son père : l’Algonquin, le Français, le Chinois, diront tous que cela est fort beau, que ces actions leur font plaisir, qu’ils les admirent.

Ils en diront autant des grandes maximes de morale ; de celle-ci de Zoroastre : « Dans le doute si une action est juste, abstiens-toi ; » de celle-ci de Confucius : « Oublie les injures, n’oublie jamais les bienfaits. »

Le nègre aux yeux ronds, au nez épaté, qui ne donnera pas aux dames de nos cours le nom de belles, le donnera sans hésiter à ces actions et à ces maximes. Le méchant homme même reconnaîtra la beauté des vertus qu’il n’ose imiter. Le beau qui ne frappe que les sens, l’imagination, et ce qu’on appelle l’esprit, est donc souvent incertain ; le beau qui parle au cœur ne l’est pas. Vous trouverez une foule de gens qui vous diront qu’ils n’ont rien trouvé de beau dans les trois quarts de l’Iliade ; mais personne ne vous niera que le dévouement de Codrus pour son peuple ne soit fort beau supposé qu’il soit vrai.

Le frère Attiret, jésuite, natif de Dijon, était employé comme dessinateur dans la maison de campagne de l’empereur Kang-hi, à quelques lis de Pékin.

« Cette maison des champs, dit-il dans une de ses lettres à M. Dassaut, est plus grande que la ville de Dijon ; elle est partagée en mille corps de logis, sur une même ligne ; chacun de ses palais a ses cours, ses parterres, ses jardins et ses eaux ; chaque façade est ornée d’or, de vernis, et de peintures. Dans le vaste enclos du parc on a élevé à la main des collines hautes de vingt jusqu’à soixante pieds. Les vallons sont arrosés d’une infinité de canaux qui vont au loin se rejoindre pour former des étangs et des mers. On se promène sur ces mers dans des barques vernies et dorées de douze à treize toises de long sur quatre de large. Ces barques portent des salons magnifiques ; et les bords de ces canaux, de ces mers et de ces étangs, sont couverts de maisons toutes dans des goûts différents. Chaque maison est accompagnée de jardins et de cascades. On va d’un vallon dans un autre par des allées tournantes, ornées de pavillons et de grottes. Aucun vallon n’est semblable ; le plus vaste de tous est entouré d’une colonnade, derrière laquelle sont des bâtiments dorés. Tous les appartements de ces maisons répondent à la magnificence du dehors ; tous les canaux ont des ponts de distance en distance ; ces ponts sont bordés de balustrades de marbre blanc sculptées en bas-relief.

« Au milieu de la grande mer on a élevé un rocher, et sur ce rocher un pavillon carré, où l’on compte plus de cent appartements. De ce pavillon carré on découvre tous les palais, toutes les maisons, tous les jardins de cet enclos immense il y en a plus de quatre cents.

« Quand l’empereur donne quelque fête, tous ces bâtiments sont illuminés en un instant, et de chaque maison on voit un feu d’artifice.

« Ce n’est pas tout ; au bout de ce qu’on appelle la mer, est une grande foire que tiennent les officiers de l’empereur. Des vaisseaux partent de la grande mer pour arriver à la foire. Les courtisans se déguisent en marchands, en ouvriers de toute espèce : l’un tient un café, l’autre un cabaret ; l’un fait le métier de filou, l’autre d’archer qui court après lui. L’empereur, l’impératrice et toutes les dames de la cour viennent marchander des étoffes ; les faux marchands les trompent tant qu’ils peuvent. Ils leur disent qu’il est honteux de tant disputer sur le prix, qu’ils sont de mauvaises pratiques. Leurs Majestés répondent qu’ils ont affaire à des fripons ; les marchands se fâchent et veulent s’en aller : on les apaise ; l’empereur achète tout, et en fait des loteries pour toute sa cour. Plus loin sont des spectacles de toute espèce. »

Quand frère Attiret vint de la chine à Versailles, il le trouva petit et triste. Des Allemands qui s’extasiaient en parcourant les bosquets s’étonnaient que frère Attiret fût si difficile. C’est encore une raison qui me détermine à ne point faire un traité du beau. »

Voltaire, Dictionnaire philosophique

Article intéressant, dans le sens, où Voltaire, fidèle à son esprit vagabond, dépeint le point de vue de diverses populations humaines (du crapaud, au dessinateur de Pekin, en passant par les anglais, les africains...). Ainsi transparaît l’absence d’un caractère universel du beau : le beau est personnel.

        En conclusion, les siècles ont beau s’écouler, lentement et sûrement, mais nous ignorons toujours ce qu’est réellement le beau, le to kalon. Comme quoi, on progresse en sciences mais la valeur des mots tient à conserver sa part de mystère.

        Et je terminerai avec cette ultime question : Comment ne pas aimer ce qui est beau ?

NB : Des sculptures, peintures d’Apollon, est-ce là ma vision du beau ? Uniquement un bel homme ? Non, c’est pour ce qu’il représente : le dieu archer grec de la clarté solaire, de la beauté, de la raison, des arts et plus précisément de la musique et de la poésie.

dimanche 10 septembre 2006

Qu'est-ce qu'une pensée?

Pensée: "Dialogue intérieur de l'âme avec elle même."

Platon

samedi 9 septembre 2006

Les tendances pédérastes avant l’irruption de la pensée chrétienne qui pensait pouvoir tout expliquer... Ou Etaient-ils gays?

Petites références trouvées dans des livres, qui en disent long :

« Les grecs étaient pédérastes, certes, mais sont pères des Arts et de la philosophie.»

« Ce peuple de poètes pouvaient s’autoriser de tels écarts... »

Mais qu’est-ce ? Cela semble comme une tentative de justification de la pédérastie... Et en effet, en regardant de plus près la théorie Socrate – Platon, on peut comprendre qu’ils aient eu le besoin de s’expliquer... Je dis « la  théorie » et non « les » sciemment car Platon, véritable scribe de Socrate, partageait totalement les idées de son maître-penseur, même si avec le temps Platon pensera à se créer une personnalité, ce qui donnera au final, un Socrate qui se contredit au fil des oeuvres, mais ce n’est pas grave, passons...

Commençons par quelques citations croustillantes de la part de Platon « Ceux qui désirent le corps de leurs aimés blâment et haïssent les moeurs de ceux qu'ils aiment", “La satisfaction de ses appétits ne lui laisse que la honte et le déshonneur” ou encore Socrate, auquel on présente un jeune homme dont on vante la beauté qui s’écrie dans un dialogue rapporté « Mettons le à nu, mais pour commencer, mettons son esprit à nu. » Ah, ah, il ne voulait pas en rester à l’aspect spirituel le bonhomme... L’on peut dire qu’en quelques sortes, la théorie platonicienne était aussi une théorie d’homosexualité. Donc nos deux philosophes prônaient l’homosexualité... Mais pourquoi ? Le plus simplement du monde, à leurs yeux, le plus surprenant, pour nous, humains trop terre à terre, l’homosexualité était un enseignement. Oui, parfaitement, une homosexualité pédagogique. La preuve, ce n’est pas comme aujourd’hui, tout n’était pas admis, la relation ne pouvait avoir lieu qu’entre un maître et un éphèbe obligatoirement adolescent. Au premier signe de pilosité, il fallait le renvoyer vite fait (le sortir du lit pour être cru) car ce n’était plus dans le cadre éducatif. Comme quoi, on ne savait pas que l’émergence de la pédophilie datait de la grèce antique.Tout cela c’est bien beau (enfin, c’est une façon comme une autre de s’exprimer), mais où les deux compères étaient-ils partis chercher une idée si saugrenue ? Raisonnement logique à priori, puisqu’ils considéraient que la beauté des hommes grecques étaient à l´origine de la « prolifique réflexion des hellénistes ». Selon eux, la beauté inspirait l’étonnement, et l’étonnement, la réflexion... L’amour des beaux corps, du bel homme n’est qu’une étape dans la recherche du beau, du vrai (souvent politique)... Donc par déduction... merci aux beaux hommes, et à Monsieur A (il est nécessaire d’avoir les yeux qui brillent en disant ça, ma foi, agissons dans le concret)... Le beau, au niveau charnel est incarné par l’homme libre (en pensées et en actes). Sans eux, où en serait l’avancée philosophique? Que serait notre esprit ? Non sans aller jusqu’à penser Platon évidemment... Mais ne limitons pas à la pensée de Platon à ce débat, ce serait terriblement réducteur.

Un dernier mot ? Achille pleurant la mort de son ami Patrocle: « Quoi de plus beau que le commerce sacré de tes cuisses ? ». Wolé !!!

NB : J’ai oublié des choses dans cet article... (Merci monsieur L.F pour votre avis et vos indications sur le sujet.) Donc je poursuis. En effet, il faut signaler que l’homosexualité était réservée à l’élite masculine, une forme de raffinement. Tous les grecs n’étaient pas homosexuels, naturellement.   Cette élite masculine symbolisait une certaine liberté, liberté d’actes, donc liberté spirituelle. Ainsi ces hommes, devrai-je dire ces surhommes (car ils savaient entretenir la pensée, contrairement à d’autres) outrepassaient le quotidien gagnant en raison grâce à la liberté sexuelle. « La liberté sexuelle en matière d’homosexualité est la conséquence de ce sentiment d’une appartenance privilégiée. »


Petite chronologie révélatrice

SOCRATE (470-399 avant J-C)

421 avant J-C : Socrate se marie à Xanthippe : 3 enfants, beaucoup de soucis... Avait des favoris, Cf. à Platon

PLATON (427-347 avant J-C)

407 avant J-C : Platon fait la connaissance de Socrate, c’est le coup de foudre réciproque, notamment au niveau intellectuel, mais il n’est pas prouvé qu’ils couchaient ensemble

Pour Socrate et pour Platon, penser l'éducation, ça m’a tout l’air d’être de réévaluer l'homosexualité ; lui rendre son sens social : une institution précisément codée dans le rapport générationnel.

ARISTOTE (384-322 avant J-C)

370 avant J-C : Admis à 17 ans à l’Académie, il sera pendant vingt ans l’élève de Platon. Ce dernier ira même jusqu’à le surnommer « Noûs » qui signifie « intelligence ». Alors ça commence par se donner des petits noms et après ça s’amuse des nuits entières à composer des syllogismes ou comme si... Genre... De plus même s’il a toujours été persuadé que chaque chose avait son utilité dans l’univers, vu ses écrits, on peut être amené à penser qu’il n’a jamais bien compris celle des femmes... Conclusion...

NB : Aristote s’est vu confier par Philippe II l’éducation d’Alexandre le Grand. Ce dernier deviendra homosexuel.

EPICURE (341-270 avant J-C)

Il est écrit qu’il suivit assidûment les cours du platonicien Pamphile qui était très assidu en retour auprès de son jeune élève... ça veut tout dire...

MARC AURELE (121-180)

Auteur de Pensées pour moi-même... Déjà, vu le titre, c’était un modeste, ensuite... Il était gay ???

FIN




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