ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: "Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour..."... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

mercredi 4 novembre 2009

Ferragus, Honoré de Balzac, 1833, Mme Jules

7182637« À qui n'est-il pas arrivé de partir, le matin, de son logis pour aller aux extrémités de Paris, sans avoir pu en quitter le centre à l'heure du dîner ? Ceux-là sauront excuser ce début vagabond qui, cependant, se résume par une observation éminemment utile et neuve, autant qu'une observation peut être neuve à Paris où il n'y a rien de neuf, pas même la statue posée d'hier sur laquelle un gamin a déjà mis son nom. Oui donc, il est des rues, ou des fins de rue, il est certaines maisons, inconnues pour la plupart aux personnes du grand monde, dans lesquelles une femme appartenant à ce monde ne saurait aller sans faire penser d'elle les choses les plus cruellement blessantes. Si cette femme est riche, si elle a voiture, si elle se trouve à pied ou déguisée, en quelques-uns de ces défilés du pays parisien, elle y compromet sa réputation d'honnête femme. Mais si, par hasard, elle y est venue à neuf heures du soir, les conjectures qu'un observateur peut se permettre deviennent épouvantables par leurs conséquences. Enfin, si cette femme est jeune et jolie, si elle entre dans quelque maison d'une de ces rues ; si la maison a une allée longue et sombre, humide et puante ; si au fond de l'allée tremblote la lueur pâle d'une lampe, et que sous cette lueur se dessine un horrible visage de vieille femme aux doigts décharnés ; en vérité, disons-le, par intérêt pour les jeunes et jolies femmes, cette femme est perdue. Elle est à la merci du premier homme de sa connaissance qui la rencontre dans ces marécages parisiens. Mais il y a telle rue de Paris où cette rencontre peut devenir le drame le plus effroyablement terrible, un drame plein de sang et d'amour, un drame de l'école moderne. Malheureusement, cette conviction, ce dramatique sera, comme le drame moderne, compris par peu de personnes ; et c'est grande pitié que de raconter une histoire à un public qui n'en épouse pas tout le mérite local. Mais qui peut se flatter d'être jamais compris ? Nous mourons tous inconnus. C'est le mot des femmes et celui des auteurs.

À huit heures et demie du soir, rue Pagevin, dans un temps où la rue Pagevin n'avait pas un mur qui ne répétât un mot infâme, et dans la direction de la rue Sol, la plus étroite et la moins praticable de toutes les rues de Paris, sans en excepter le coin le plus fréquenté de la rue la plus déserte ; au commencement du mois de février, il y a de cette aventure environ treize ans, un jeune homme, par l'un de ces hasards qui n'arrivent pas deux fois dans la vie, tournait, à pied, le coin de la rue Pagevin pour entrer dans la rue des Vieux-Augustins, du côté droit, où se trouve précisément la rue Soly. Là, ce jeune homme, qui demeurait, lui, rue de Bourbon, trouva dans la femme, à quelques pas de laquelle il marchait fort insouciamment, de vagues ressemblances avec la plus jolie femme de Paris, une chaste et délicieuse personne de laquelle il était en secret passionnément amoureux, et amoureux sans espoir : elle était mariée. En un moment son cœur bondit, une chaleur intolérable s’ourdit de son diaphragme et passa dans toutes ses veines, il eut froid dans le dos, et sentit dans sa tête un frémissement superficiel. Il aimait, il était jeune, il connaissait Paris ; et sa perspicacité ne lui permettait pas d'ignorer tout ce qu'il y avait d'infamie possible pour une femme élégante, riche, jeune et jolie, à se promener là, d'un pied criminellement furtif. Elle, dans cette crotte, à cette heure ! L'amour que ce jeune homme avait pour cette femme pourra sembler bien romanesque, et d'autant plus même qu'il était officier dans la garde royale. S'il eût été dans l'infanterie, la chose serait encore vraisemblable ; mais officier supérieur de cavalerie, il appartenait à l'arme française qui veut le plus de rapidité dans ses conquêtes, qui tire vanité de ses mœurs amoureuses autant que de son costume. Cependant la passion de cet officier était vraie, et à beaucoup de jeunes cœurs elle paraîtra grande. Il aimait cette femme parce qu'elle était vertueuse, il en aimait la vertu, la grâce décente, l'imposante sainteté, comme les plus chers trésors de sa passion inconnue. Cette femme était vraiment digne d'inspirer un de ces amours platoniques qui se rencontrent comme des fleurs au milieu de ruines sanglantes dans l'histoire du Moyen Age ; digne d'être secrètement le principe de toutes les actions d'un homme jeune ; amour aussi haut, aussi pur que le ciel quand il est bleu ; amour sans espoir et auquel on s'attache, parce qu'il ne trompe jamais ; amour prodigue de jouissances effrénées, surtout à un âge où le cœur est brûlant, l'imagination mordante, et où les yeux d'un homme voient bien clair. Il se rencontre dans Paris des effets de nuit singuliers, bizarres, inconcevables. Ceux-là seulement qui se sont amusés à les observer savent combien la femme y devient fantastique à la brune. Tantôt la créature que vous y suivez, par hasard ou à dessein, vous paraît svelte ; tantôt le bas, s'il est bien blanc, vous fait croire à des jambes fines et élégantes ; puis la taille, quoique enveloppée d'un châle, d'une pelisse, se révèle jeune et voluptueuse dans l'ombre ; enfin les clartés incertaines d'une boutique ou d'un réverbère donnent à l'inconnue un éclat fugitif, presque toujours trompeur qui réveille, allume l'imagination et la lance au delà du vrai. Les sens s'émeuvent alors, tout se colore et s'anime ; la femme prend un aspect tout nouveau ; son corps s'embellit ; par moments ce n'est plus une femme, c'est un démon, un feu follet qui vous entraîne par un ardent magnétisme jusqu'à une maison décente où la pauvre bourgeoise, ayant peur de votre pas menaçant ou de vos bottes retentissantes, vous ferme la porte cochère au nez sans vous regarder. La lueur vacillante que projetait le vitrage d'une boutique de cordonnier illumina soudain, précisément à la chute des reins, la taille de la femme qui se trouvait devant le jeune homme. Ah ! certes, elle seule était ainsi cambrée ! Elle seule avait le secret de cette chaste démarche qui met innocemment en relief les beautés des formes les plus attrayantes. C'était et son châle du malin et le chapeau de velours du matin. À son bas de soie gris, pas une mouche, à son soulier pas une éclaboussure. Le châle était bien collé sur le buste, il en dessinait vaguement les délicieux contours, et le jeune homme en avait vu les blanches épaules au bal ; il savait tout ce que ce châle couvrait de trésors. À la manière dont s'entortille une Parisienne dans son châle, à la manière dont elle lève le pied dans la rue, un homme d'esprit devine le secret de sa course mystérieuse. Il y a je ne sais quoi de frémissant, de léger dans la personne CM clans la démarche : la femme semble peser moins, elle va, elle va, ou mieux elle file comme une étoile, et vole emportée par une pensée que trahissent les plis et les jeux de sa robe. Le jeune homme hâta le pas, devança la femme, se retourna pour la voir… Pst ! elle avait disparu dans une allée dont la porte à claire-voie et à grelot claquait et sonnait. Le jeune homme revint, et vit cette femme montant au fond de l'allée, non sans recevoir l'obséquieux salut d'une vieille portière, un tortueux escalier dont les premières marches étaient fortement éclairées ; et madame montait lestement, vivement, comme doit monter une femme impatiente.

— Impatiente de quoi ? se dit le jeune homme qui se recula pour se coller en espalier sur le mur de l'autre côté de la rue. Et il regarda, le malheureux, tous les étages de la maison avec l'attention d'un agent de police cherchant son conspirateur. »

Introduction :

            Ferragus de Balzac, paru en 1833 dans La revue de Paris, appartient à une trilogie au titre pour le moins énigmatique : L’histoire des treize. A l’époque des romans feuilletons, « Mme Jules » est le premier extrait de cette anthologie offerte au public. On découvre dans cette Comédie Humaine une véritable fresque de la vie parisienne. Amoureux de sa ville, qu’il connait parfaitement, Balzac nous  projette jusque dans les fins de rues, où l’animation accueille parfois le hasard d’une rencontre… Entre mise en texte du social et entrecroisement fictionnel de destinées diverses, comment Balzac parvient-il à créer l’intrigue ?

I.  Mise en texte du social

                                    

1. Les rues de Paris

            Balzac, que l’on sait passionné du lumineux comme en témoigne le champ sémantique « le matin, neuve, personnes du grand monde, riche, voiture, lueur », commence sur plusieurs antinomies. D’emblée le lecteur est projeté dans un tout autre univers que celui connu du « grand monde » fastueux. L’on découvre un Paris indéniablement sale « rien de neuf, maison a une allée sombre, humide et puante, marécages parisiens, rue n’avait pas un mur qui ne répétât un mot infâme ».

Là où tout se termine, avec le champ sémantique suivant « extrémités de Paris, quitter, fin de rues, au fond de la rue » commence pourtant l’histoire : une histoire de femme(s)…

2. Un défilé de femmes clandestines

C’est le théâtre qui commence « déguisé, défilés du pays parisien », le narrateur épouse la vie qu’il côtoie dans les rues, il y a comme une naturalisation d’un univers à découvir. On y rencontre comme un cliché, tous les types de femmes du grand monde sont représentés « riche, ayant voiture, à pied ou déguisée, honnête femme, jeune, jolie » qui parallèlement se retrouvent dans un lieu où elles ne devraient être. Une sorte de seconde vue permet de deviner la vérité dans toutes les situations possibles lorsque les « deux mondes » se croisent…

3. L’apparence d’une véritable démonstration

            La conjonction « si » en introduction à une protase hypothétique est répétée à 8 reprises.  L’exposition des conditions et des différentes situations s’y adapte  à la limite du syllogisme, le lecteur est convaincu, de toute évidence toutes les possibilités ont été imaginées, il n’y a plus qu’à obtempérer. On remarquera l’absence de l’habituel « alors » ponctuant le « si », devenu inutile par l’implacabilité du raisonnement.

            L’utilisation du présent gnomique vient confirmer cette idée. Ce n’est pas comme si Balzac avait écrit au passé en parlant de plusieurs femmes.

            Les adverbes « mais, enfin, malheureusement » indiquent une sorte de hiérarchie comme un fil de Marianne. Dès les premières lignes, le lecteur est « pris en mains » par ces formes invariables auxquelles il peut se rattacher pour ne pas s’égarer dans le récit.

Transition : Typique du roman balzacien, après une copieuse phase de préparation formée de phrases longues, l’exposition minutieuse laisse place à l’intrigue.

II. Un horizon d’attente

1. La lancement de l’intrigue

          

Le style hypotaxique devient parataxe avec une accumulation de phrases juxtaposées « les sens s’émeuvent alors… ».  De l’abondance d’adjectifs typiques d’un désir descriptif, l’on est précipité dans une avalanche de verbes d’action marquant un véritable dynamisme, « tourner à pied, marcher, bondit, passer, promener, se rencontrer, suivre, lancer, se hâter, revenir, monter ». On constate ainsi une relance continuelle de l’attention du lecteur qui est invité à suivre l’action mais aussi les déambulations des personnages entre démarche pressée de l’inconnue « une femme impatiente » et celle de l’officier qui « marchait fort insoucieusement ».

De plus, les temps évoluent, du présent de vérité général l’on bascule dans le récit fictionnel avec de nombreux verbes à l’imparfait, et enfin le passé simple scelle comme le pacte de lancement du suspens.

L’on passe du général au particulier, laissant mûrir la réflexion sur le cas du rapport des femmes et du dramatique. Tout comme un entonnoir, les lieux et les personnages se précisent. De « Paris » l’on marche dans « des rues, ou des fins de rue » pour arriver à l’« une de ces rues » et enfin la « rue Pagevin ».  L’entrée en scène d’  « un jeune homme » qui devient « ce jeune homme » jusqu’à sa présentation comme un « officier supérieur de cavalerie ». De « certaines maisons » à « une femme » quelconque. Puis « des femmes » en général jusqu’à « la femme ». Il est à noter que l’article indéfini gagne en précision en devenant article défini.          

2. L’observateur

            Le rapport avec le lecteur est immédiat, d’entrée Balzac l’interpelle par une interrogation rhétorique «  à qui n’est-il pas arrivé […] ? », il le prend à partie, « ceux-là sauront ». Le lecteur est incité à réfléchir à des questions pouvant frôler l’existentialisme, « Mais qui peut se flatter d’être jamais compris ? ». On constate une évolution dans les pronoms qui d’impersonnels en viennent à impliquer l’auteur et le lecteur même, n’en faisant qu’un groupe uni « nous mourrons tous inconnus ».

            On remarquera à trois fois l’insistance sur l’ « observation ». En effet la focalisation du texte change. Dans le premier paragraphe, elle est externe, d’où cet « observateur » puis interne dans le second où l’on s’immisce jusque dans les pensées de l’officier « impatiente de quoi ? se dit le jeune homme. ».

            Mais le romancier de génie n’est pas seulement un observateur, il pénètre la réalité par l’imagination donnant forme vivante à ses pensées…

3. Mise en œuvre théâtrale

La ville de Paris est vue comme un théâtre où l’on se trouverait de l’autre côté de la scène « il est certaines maisons, inconnues pour la plupart aux personnes du grand monde ». D’où une grande place pour le mystère « déguisée ». Entre mystère et peur il n’y a qu’un pas, que Balzac franchit aisément, en n’hésitant pas à user d’adjectifs axiologiques et d’hyperboles « épouvantables, horrible, effroyablement terrible ». L’on se croirait retourné dans les contes de princesses et de sorcières avec « cette femme et jeune et jolie » qui croise cet « horrible visage de femme aux doigts décharnés ». L’accumulation d’adjectifs augmente le trouble jusqu’à devenir angoissant « allée longue, sombre, humide et puante »

            Balzac use de l’inversion du sujet pour tenir en haleine « si au fond de l’allée tremblote…la lueur pâle d’une lampe »

            Un aperçu du dramatique, en trois lignes, le mot « drame » est répété cinq fois. On imagine aisément, en cette ville parisienne, un drame mondain ou romantique, un crime passionnel « un drame plein de sang et d’amour »…

Transition : Le thème des femmes ravivé par celui du drame se situant en fin de paragraphe semble comme la prémisse d’un prétendu de crise, de violentes passions à venir, ou tout du moins de situations périlleuses...

III. Entrecroisement de destinées diverses

1. Le hasard

            Le schème du hasard est par plusieurs fois présent, apparaissant comme une porte d’entrée de la fiction « par un de ces hasards qui n’arrive pas deux fois dans la vie », il existe un « hasard social » qui veut que l’on naisse, dans une vision assez manichéenne, riche ou pauvre et le « hasard d’une rencontre »…

            Ce récit diptyque semble construit sur un réseau d’antagonisme social.  On retrouve souvent chez Balzac une esthétique socio poétique où se croisent les différentes « classes ». D’une part il y a cette femme du « grand monde », « bourgeoise, élégante, riche, châle du matin, chapeau de velours du matin, madame» et d’autre part ce jeune homme, « officier de la garde royale, officier supérieur de la cavalerie ». On verra ici le désir balzacien de peindre dans son intégralité et non dans sa singularité les mœurs parisiennes. 

Croisée des classes mais aussi croisée des mondes, le contraste est fort avec la présence incongrue « Elle, dans cette crotte, à cette heure ! », d’une femme bourgeoise avançant « d’un pied criminellement furtif » en un lieu où elle ne devrait pas décemment être.

2. Le motif amoureux

Comme Balzac l’écrivit lui-même dans la préface de La peau de chagrin, « il ne s’agit pas seulement de voir, il faut encore […] empreindre ces impressions dans un certain choix de mots et les parer de toute la grâce des images ou leur communiquer le vif des sensations primordiales. ». La « vraie passion de cet officier » se dépeint au travers un champ lexical très fourni de l’amour passionnel, « délicieux, en secret passionnément amoureux, cœur bondit, chaleur, frémissement, il aimait, amour, romanesque, mœurs amoureuses, cœur brûlant ». Balzac n’hésite pas à user de chaînes anaphoriques «amours platoniques […], amour aussi haut […], amour prodigue » ainsi que de déterminatifs portant les marques de l’emphase « La femme». D’autre part la pureté du sentiment est mise en exergue frôlant la redondance  « était vertueuse, grâce, imposante sainteté, digne »

            Le portrait élogieux de la femme aimée est peint par le champ lexical du laudatif « chaste et délicieuse personne, femme élégante, riche, jeune et jolie, vertueuse, grâce décente, imposante sainteté, digne d’inspirer un de ces amours, taille jeune et voluptueuse, son corps s’embellit, chaste démarche, délicieux contours du buste, comme une étoile ». Cette femme n’est plus femme, elle est plus que femme comme le montre la gradation « ce n’est plus une femme, c’est un démon, un feu follet » et la comparaison « elle file comme une étoile » . A cela s’ajoute une profusion d’hyperboles « la plus jolie femme de Paris, plus chers trésors, beautés des formes les plus attrayantes».

            Face à cet imposant tableau de charmes quasi divins où tout semble immensément beau, femme ou nature-même de la passion, Balzac, au moyen de l’antéposition d’adjectifs axiologiques « la jolie femme », « ce jeune homme » ajoute du réalisme à la situation en lui donnant une valeur plus affective donc plus accessible.

3. Le roman noir

La présence d’un officier qui « marchait fort insoucieusement », met en exergue l’énigme de la situation, cet officier est « jeune » (…et fou ?), il ignore la situation dans laquelle il va s’engager à son insu. Il a vu cette femme honorable et soupçonne une infamie possible quand à sa présence en ce lieu. Le lecteur, par la focalisation interne, devient un peu cet homme insouciant, il ne sait pas dans quoi il s’est engagé en lisant cet extrait… sauf à devoir poursuivre sa lecture. L’identification est d’autant plus aisée que les noms propres, qui pourraient personnaliser l’incipit, brillent par leur absence.

Lorsque Balzac nous quitte, le suspens est au plus haut entre        un jeune homme, passionnément amoureux d’une femme mariée et la jolie femme, mariée pourtant, se retrouvant seule à une heure indue dans la rue jusqu’à disparaître dans un escalier tortueux…

En ce sens Ferragus est digne du roman noir revenu à la mode au XIXème siècle, prémisse du roman policier, l’extrait s’achève sur un regard avec « l’attention d’un agent de police cherchant son conspirateur »…

Conclusion

            En conclusion, Balzac tient promesse avec cet incipit de Ferragus.  Il offre à son lecteur un tableau qu’il souhaite exhaustif des rues inconnues parisiennes et de leurs vies clandestines. Par-delà les pas pressés d’une femme dissimulée sous un châle, Paris perd de son brillant au profit d’un obscur mystère, hôte probable du couple passion et drame…

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Posté par MelanieLP à 20:53:00 - ღ0ღ. LETTRES MODERNES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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