ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: "Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour..."... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

jeudi 22 octobre 2009

Rondeau I, A un baigneur, quelques mots,

goutte_20d_eauRondeau I

A un baigneur, quelques mots,

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Tant seulement de toi je suis accro

Au cœur de moi, toujours brille ton flambeau

Loin de toi chaque jour me semble carême,

Loin de toi, désert et vie de bohème

Et, en mon sein, de ce feu le berceau.

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O toi inconnu ôte ce rideau

De mystères, sois joyeux, bavard et beau,

Sois mon extrême, mon suprême, mon poème

Tant seulement.

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Je ne suis que glace ou sucre en morceau,

Je ne suis que fragile, je fonds dans l’eau,

Par ta seule présence, ô toi que j’aime.

Accorde-moi ta peau, je serai crème,

Et hors de l’eau, tu seras le gâteau

Tant seulement.

            Petit exercice de jeunesse en deux rimes, pas les plus riches, destiné à illustrer le rondeau et à adorer quelqu’un. Aucune prétention de belle écriture, aucune concurrence avec Clément Marot.

            Amis du soir, curieux de rondeau, je vous le peins en quelques mots. Remarquez la forme générale ronde du poème, « après avoir discouru toute la circonférence », on retourne toujours au premier point duquel le « discours » avait commencé. En terme littéraire, cela s’appelle un « rentrement ». Pour un rondeau en décasyllabe (noble), comme c’est le cas ici, ce rentrement sera de quatre syllabes : « tant seulement ». Ce rentrement, aux dires de Thomas Sébillet entraîne plus de vivacité et de grâce mais aussi un phénomène de suspens dilatatoire (ou tout du moins il s’y essaie). Effet de suspension repris, de facto, à trois fois. Il est de coutume de dire que ce type de rondeau est composé d’un quintil  (rimes aabba), d’un tercet (rimes aab) et d’un autre quintil. Comme votre œil d’aigle l’aura relevé, on ne tient pas compte du rentrement.

            De manière plus fantaisiste, vous ressentirez la rime en [èm] (que je n’arrive pas  à retranscrire en phonétique) comme rappelant constamment le « aime », vous vous arrêterez sur l’anaphore, l’insistance sur l’eau, l’attente de l’auteure, les apostrophes et ô combien d’autres choses joyeuses.

            Méfiez-vous d’une chose cependant, déjà au temps de Clément Marot (XVIème siècle), ce type d’écrit était considéré comme de la vieille école… Je vous laisse imaginer aujourd’hui… Il vaut donc mieux qu’il y ait un site internet permettant la diffusion de ce genre d’âneries, cela évite d’avoir l’air bête en face du ô feu ténébreux…

            Pour ce qui est du reste, et bien… c’est à lire ^^.

Posté par MelanieLP à 21:24:00 - ღMღ. MES POEMES (ou semblant de) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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