lundi 30 juillet 2007
Fascination, par Stephenie Meyer.
Bonjour à tous ! Honte à moi que d’être encore partie (visite de la famille en Ariège, puis en Espagne fort agréable) sans même déposer un petit article ici… Les vacances sont le cadre idéal pour la lecture (quoi que tout prétexte me semble bon). Je remercie donc ma cousine Cécile pour m’avoir prêté le divin Fascination de Stephenie Meyer que j’attendais avec une impatience difficilement contenue. Souvenez-vous, il y a de cela plusieurs mois (dimanche 18 février 2007), je découvrais en frémissant le roman de Stephenie Meyer, Tentation, sans savoir que c’était le second d’une série de trois. Avec celui-ci, je recouvre les douces sensations procurées en ce mois passé d’hiver, et chaque page me bouleversant jusqu’à me demander si je parviendrai à survivre sans le souffle d’Edward contre moi.
L’histoire voulez-vous. Bella va sur ses seize ans quand elle décide de quitter Phoenix et son amoureuse, excentrique et délurée de mère pour rejoindre son père, Charlie, dans les brumes et pluies de Forks. Elle voit en ce temps maussade ce que lui réserve sa nouvelle vie. Au volant de sa vieille Chevrolet (offerte par papa), elle rejoint dans le brouillard son nouveau lycée. Elle croise le chemin d’Edward Cullen, lycéen de son âge à la beauté parfaite, qui lui renvoie un regard haineux. Pourquoi tant de venin alors qu’ils ne se connaissent guère ? Cette ambiance tendue perdurera plusieurs jours. Puis, alors qu’elle ne s’y attendait plus, Edward n’y tenant plus, lui parle, la questionne sur sa vie à Phoenix, ses décisions, tout en évitant brillamment de la toucher ou frôler. Bella qui s’est toujours crue insignifiante est étonnée et un peu sceptique par cet intérêt soudain. Comme ce Dieu grec peut-il s’intéresser à elle, que jamais personne n’a regardée ? Quels dangers cachent ses si brusques changements d’humeur ? Très uni à ses frères et sœurs adoptifs, Edward quitte cependant à chaque repas leur table pour en partager une avec Bella. Malheureuse en équilibre et en chance, le merveilleux Edward lui sauvera la vie à plusieurs reprises. Et de quelle manière ! Bella commencera à s’interroger sur ce qu’il est vraiment, plus qu’humain, elle en devient certaine. Comment peut-on être aussi parfait ? Que dissimule son regard parfois noir et terrifiant, parfois doré et chaud comme du miel ? Chacun découvrira les petits secrets de l’autre, se plongeant ainsi dans un amour inaliénable dépassant la chaire et la raison.
Chers lecteurs, je ne peux que vous inviter vivement, voire vous prier de découvrir cette éruption de saveur littéraire.
NB : Juste pour écrire le nom du père adoptif d’Edward, que je trouve charmant : Carlisle.
http://aire0de0repos.canalblog.com/archives/2007/02/18/4047787.html
dimanche 22 juillet 2007
Je l’aimais d’Anna Gavalda & Une touche d’amour de Jonathan Coe
J’ai retardé un maximum le moment d’écrire les articles sur les livres lus car il me faut être seule dans ma chambre et que cela me fait passer du tout au rien avec une bonne dose de cafard. Vacances en Tunisie terminée, ma parole, c’était fantastique, tant de monde, et de découvertes de l’autre que cette solitude qui m’a toujours enchantée me parait désormais bien désagréable. Nostalgie… Alala, mon cher Saïïïmon, unique et comme moi pourtant, mon Marcel Ich liebe dich, toi Julien que j'apprécie sincèrement, Richard qui vit à 10 km de mon « bledos » et tous ceux avec qui j'ai passé de bon moments (allez, ok, Matthias aussi, je t'aimais bien)… Les garçons, c’est vide là, très vide… Vive Monastir !
Bref, je ne m’étale pas trop sur cela car j’ai le cœur gros une fois de plus. Les livres donc. Sur les bons conseils d’Edouard, lecture de Je l’aimais d’Anna Gavalda. Après avoir vu Ensemble c’est tout, on ne pouvait s’attendre qu’à du brio et ce fut le cas. Pas toutes mais beaucoup de choses sont dites. L’on entend trop souvent parler de ces couples, hommes et femmes qui restent sous le même toit pour ne pas perturber leurs petits conforts et habitudes. Ils s’accommodent de l’un, de l’autre, ne se voient plus, ne s’aiment plus, l’amour étant parti sans crier gare et en refermant la porte en un murmure. C’est confortable (?). Adrien, lui, a tout quitté, sa femme et ses deux filles car il s’est rendu compte qu’il s’était trompé. Chloé est bouleversée, elle ne s’y attendait pas. Elle passe quelques jours avec ses filles chez son beau-père, qu’elle pensait inapte aux sentiments. Ils se parlent beaucoup, une certaine admiration pour l’égoïsme du geste de son fils pointe parfois dans sa voix. Lui sa vie, il ne l’a pas vécue, il a tout gâché dans son souhait de la préserver, la femme de sa vie, il l’a laissée passer…
« La passion, la passion ! Je mettais ça entre hypnose et superstition, moi… C’était presque un gros mot dans ma bouche. Et puis, ça m’est tombé dessus au moment où je m’y attendais le moins. Je… J’ai aimé une femme. Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre. »
« Non ce n’est pas incroyable. C’est la vie. C’est la vie de presque tout le monde. On biaise, on s’arrange on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatiguant de s’accommoder. »
Puis aussi, Une touche d’amour par Jonathan Coe. Pas de la mauvaise foi mais ma parole ce que ce livre peut-être bizarre ! Mon Dieu ! « Pourriez-vous énumérer les principales caractéristiques de votre groupe ? – La pâleur, la dépression, une extrême gaucherie sociale, la malnutrition, et l’inexpérience sexuelle. ». Je ne peux pas parler car je n’en sais absolument rien, que peut-être on doit admettre que l’auteur écrit bien mais tout de même ! Il m’est arrivé de lire certains livres où l’on sent de la torture d’esprit, de la méditation, des questions sur le suicide ou des choses bien sales de ce genre, et je me suis toujours demandé si c’était à commercialiser. Je veux dire par là, que l’on vend le malaise d’un homme, à moins que ce ne soit son inconscient ou entre instance qui nous parle… A-t-il un suivi psychologique ? Non, ce n’est pas comme les quelques lignes que j’avais trouvé au fin fond d’une libraire où un homme violait une jeune fille (descriptions incluses) mais l’on se sent mal en lisant cette « touche d’amour ». Quel nom étrange pour des récits conduisant sans autre choix un homme solitaire à son suicide. L’auteur peint cet homme, Robin Grant, étudiant trainant une thèse en littérature depuis plus de quatre ans, et Robin écrit ses personnages, tous tarabiscotés et en mal d’amour, déception, platonique, tromperie, et bien évidemment suicide entre les lignes. Bref, absolument pas jouissif, à moins de chérir un gène constant au fil des pages. Je terminerai comme je l’ai commencé : bizarre. A vous de voir.
« J’imagine que l’université jouait un rôle important dans votre vie intellectuelle collective. – Oui en effet. C’était là que nous achetons nos sandwiches. »
_ Avec en haut de la page, une photo du maréchal Montgomery se tenant devant un énorme tank. _ « J’étais en train de penser à l’obscénité phallique de ces engins. Je me dis parfois que la guerre n’est qu’une invention des hommes pour exhiber leurs érections en public. ». [Par une femme]
« Tu débarques ici comme un point d’interrogation ambulant. »
Et bien voilà qui est fait, je n’avais que ces deux livres et quoi qu’il en soit je n’aurais guère eu le temps d’en lire d’autres. Si quelqu’un a lu Une touche d’amour, je serais curieuse d’en lire les impressions. Mince, de nouveau serrement de cœur maintenant que je n’ai plus rien à écrire…
PS : Yeh mon Saïïïmon, toute à l’heure on m’a qualifiée de «déesse italienne» en me priant de participer au concours des Miss du bledos et alentours… Hi, hi et la vague de séduction se poursuit ^^.
samedi 14 juillet 2007
Des vacances en Tunisie…
Deux transats… Deux… Je le dis en passant mais bon, la seule présence masculine de l’expédition sera celle de ‘tit frère, hi hi. Edouard tu devais venir je crois non ? On se revoit d’ici une semaine, moi toute bronzée et vous… et bien contents de me retrouver !
Je vous salue tous et vous embrasse si plus d’affinités… (Un de mes baisers est tout un cadeau, à savourer…)…
Tcho !
===>Ecouter<===Tunisie_musique_du_club
vendredi 13 juillet 2007
Entretien avec un vampire, par Neil Jordan.
Vingt-trois heures, allez soyons fou, je pose sans attendre mes pensées sur ce film. Il y a quelques semaines (oh mince ce que le temps passe vite) je découvrais avec un intérêt sans feinte le premier roman d’Anne Rice sur le thème du vampirisme (cf. quelques articles plus loin). Ce soir, découverte du film, Entretien avec un vampire, avec la même attention.
Que dire ? Et bien ma foi, une réussite. Les passages longuets ont su être coupés avec dextérité et le choix des acteurs est digne de toute attente. Pour commencer Brad Pitt nous submerge en un Louis, vampire s’accrochant à sa mortelle humanité telle la véhémence accordée au dernier lever de soleil. Lestat… Ah pernicieux Lestat, magnifiquement interprété par Tom Cruise, immoral, désirable et félin à souhait dans ses habits aristocratiques du XVIII ème. « A croquer » pourrais-je même dire en badinant avec les jeux de mots et le double sens. Quant à Claudia qui demeura déplaisante et inamicale au possible dans le roman, elle tint ce soir grâce à mes yeux, peut-être en raison de l’interprétation de Kirsten Dunst. Le fait que Claudia paraisse moins petite fille (la poupée aux robes de marquises que je voudrais essayer) et que l’on la voit réellement adulte participe dans la compréhension de l’amour charnel entre elle et Louis, elle qui désire un corps de femme qu’elle n’obtiendra jamais. Cela est bouleversant, son tracas s’accroissant au fil des ans, de l’immoralité qu’elle avait copié à Lestat (mmm, quelle complicité lors des interprétations au piano, doigts fins parcourant les touches), elle est transportée par ses démons intérieurs tout comme son père et son amant à la fois, Louis. Et dans cet univers de plus en plus sombre, progressent l’amant et la bien aimée, laissant Lestat pour mort. Arrivée à Paris. Dans un moment de tourment, déambulant, Louis croise Armand. Armand qui est comme lui, un vampire, le plus âgé de tous. L’on aurait pu s’attendre à croiser un Dumbledore mais c’est en réalité un captivant Antonio Banderas qui nous fait face. Armand est immédiatement conquis. Louis perdra Claudia. Il refusera de ce joindre à Armand, craignant que ce dernier lui apprenne à ne pas regretter et ainsi le privant à jamais de sa souffrance qui le rend si différent. Et là je me de
mande à très haute voix comment peut-on être en mesure de décliner quoique ce soit face à notre Zorro des temps modernes. Peut-être que s’appeler Brad Pitt est un fait aidant…
Et comme pour beaucoup (mais pas l’Amour hein), il faut bien qu’il y ait une fin. Louis achève son récit par un Lestat amorphe et brûlé dont il ignore ce qu’il est devenu. Son jeune interlocuteur lui demande sa vie. Louis s’emporte d’être si peu compris et se volatilise après lui avoir proposé la mort. Apeuré, le journaliste s’enfuit dans sa décapotable où il glisse l’enregistrement dans sa radiocassette... Tadam, au volant il se fait mordre (sans que mort s’ensuive pour le moment) et pousser sur le siège passager par… Lestat en personne. Totalement affriolant, miam. Avec son air désabusé il annonce que cela fait deux siècles qu’il écoute ces jérémiades. « Ah Louis, Louis… ». Et il met de la musique en augmentant le son… La lutte pour s’intégrer à la modernité est bien engrenée…
Sympa vous ne trouvez pas ?
PS : J’avais quatre ans quand ce film est sorti, j’en ai désormais dix-sept. Comme quoi…
Harry Potter et l’Ordre du Phénix
Mais bien sûr que je suis la légitime sœur de mon frère ! Je n’allais pas oublier de rédiger un article sur le sujet de chacun de ses doux mots… Harry Potter ! Car sachez que l’on ne fait pas un pas dans sa chambre sans se cogner à une baguette, magiquement aimantée à l’angle de sa lampe, sans apercevoir une ribambelle de nos chers sorciers en photo, et sans reconnaitre un petit air de famille en ses lunettes rondes… Alors, pour la toutounette (c’est lui) à sa Nana (c’est moi), voici !
Harry Potter… Ah Harry Potter, roman entrainant inconsciemment un amaigrissement visible de votre personne (vous avez le temps de manger vous alors que vous dévorez des yeux les mots de J.K. Rowling ?), des cernes bleuâtres (vous avez le temps de dormir vous alors que vous dévorez des yeux les mots de J.K. Rowling ?), et un ciel bien noir (vous êtes capables de laisser les étoiles au firmament et de ne pas toutes les réunir en vos yeux vous alors que vous dévorez des yeux les mots de J.K. Rowling ?)… Mmm Harry Potter, c’est magique, et dans tous les sens du terme. Ce que j’ai toujours adoré c’est d’avoir le même âge que nos sorciers préférés lorsque je lisais les romans, l’identification était si facile… Puis il y a eu les films, où les acteurs cette fois avaient mon âge… Au premier battement de cils de Daniel (Harry) j’avais trouvé un amoureux, à la première phrase de Rupert (Ron) un ami, à l’apparition d’Emma (Hermione) une sorte d’antipathie ^^, un coup de foudre (glacé ?) indéniable pour la froideur de ce divin Alan Rickman (Severus Rogue) et un attachement inviolable pour David Thewlis (R.J. Lupin), qui soit dit en passant interprète Paul Verlaine dans Eclipse Totale alors immense respect. Bref, véritable extase à la vue et à l’ouïe. Succulent.
Et en ce mercredi 11 juillet 2007 tant attendu par la Pottermania sortait sur nos écrans (si, si le jour même dans ma montagne ignorée) Harry Potter et l’Ordre du Phénix. Même si le livre fut lu en 2003 (mon Dieu quatre ans déjà ??? Mais ce n’est pas possible, c’était hier ! ) on replonge à la seconde même où l’écran s’éclaire dans notre second monde.
Mmm, mais tu sais que tu m’avais manqué Harry ? Son esprit est torturé tout le long, la tension est palpable, l’ambiance est plus sombre, Harry a grandi, il ne combat plus des dragons ou autres bébêtes qui plairaient à Hagrid mais ses propres démons intérieurs. L’expérience cathartique, même dans des films tout public si ce n’est pas merveilleux… Oh mais pourquoi les passages sur l’Ordre sont-ils si abrégés ? Il est où l’arnaqueur de chaudrons ? Il est où Severus ? Elles sont où les œillades de Tonks sur notre loup garou préféré ? Bref, elles sont où toutes ces pages ? Mais c’est merveilleux tout de même. Fred et Georges sont toujours ces véritables bouffées de bonne humeur (mais quelle idée de tronquer leur départ de Poudlard, et ceci pendant les BUSES en plus ? Non, non, non, il fallait nous l’accorder, de même que la complicité du professeur McGonagall). Ginny commence a vraiment faire peur, hi hi, admirable, son aura de sorcière est de plus en plus palpable, quelle puissance pour celle qui n’est plus un petit bout de chou. Luna Lovergood a trouvé L’Actrice parfaite pour l’interpréter, ma parole, elle est née pour ce rôle à n’en point douter. Et cette douce façon de chercher le bien chez tous, cette douce ignorance (mais pourquoi ne parle-t-on pas du directeur de journal qu’est son père ? Et les services rendus alors ?)… Ron est de plus en plus charmant, vraiment. La complicité qu’il développe réellement avec Hermione est superbe, on est heureux pour eux. Et enfin, et bien oui, il y a eu le fameux French Kiss (si, si « C’était comment ? » … « Humide »… Merci ;-) ) entre Harry et Cho. Et oh bande de petits coquinous de même pas 10 ans, vous pensez que je ne vous ai pas vu dans la salle regarder des choses de grands avec un vif intérêt et le rouge aux joues ? Et bien c’est raté, la température ayant grimpé de 3 degrés au minimum ne plaide pas en votre faveur. Dommage tout de même que cette scène n’ait pas eu l’influence qu’on lui donnait quand le tome 6 n’était pas encore sorti… Benh oui, là, elle ne nous intéressait pas Cho, nous c’est Ginny et Harry que l’on veut voir s’embrasser, c’est bon quoi. Puis aussi, avec tout ce sombre qui parsème réellement les trois derniers romans, on s’était tant et si bien forcés à oublier la mort de Sirius que l’on y était presque parvenus, et là bam, naannn, ne meurs pas ! Le passage sans voix remplacé musicalement où Lupin retient Harry qui hurle la mort de son parrain est divin. Puis Bellatrix, du coup, on ne peut se concentrer sur la beauté de la folie pure, tant pis pour elle… Ah, et heu, les professeurs, on ne les voit pas vous ne trouvez pas ? J’ai été perturbée de ne pas assister à un méchamment rabaissant court de Rogue ! Et puisque je suis lancée sur lui, les cours d’occlumancie, un coup de baguette et il en reste qu’
une unique minute ? C’est tout ? Il sait se défendre là Harry ? Et tout ce que l’on voit dans le livre, on n’a pas le droit aux images ? Elle est où l’intervention de Lilly lorsque James humilie Rogue ? James est si arrogant dans ce court extrait, dans le livre aussi mais au moins on se tenait informé de la position de Lilly sur celui qui deviendrait son mari (et on se demandait bien comment d’ailleurs). Voilà alors du coup c’est tout ? Coupé, James Potter était l’équivalent des skis-études actuels ? Se croyant au dessus du monde ? Belle image pour le fils et pour nous ! Non, non, et non! Pourquoi nous donner des miettes et ne pas nous offrir le pain dont elles sont issues? Je refuse cela, sachez-le bien ! Voilà que je m’emporterais presque, pardonnez cet élan, mais avouez tout de même que c’est fort dommage. Tout de même je suis soulagée que dans la dynamique cut-cut du roman, la torture physique et mentale infligée à Harry au moment où Lord V… s’infiltre en lui n’ait pas été supprimée, j’ai eu très peur un instant.
Mais c’est Harry Potter, alors c’est MERVEILLEUX c’est tout ! Vivement le prochain film ! And the book in english, dear… Enfin, s’il ne meurt pas, parce que là, mais alors là, ce ne sera plus la peine de me parler, sachez le bien.
Cerises givrées & Papa, j’ai encore raté l’amour.
Bonjour à tous ! Comment vont les affaires ? Hier, deux livres achevés… Mon esprit de synthèse, témoin de mon passage en série scientifique à n’en point douter, m’encourage à lier les deux romans en un seul post ^^. Lire deux livres en même temps (pas un dans la main gauche et l’autre dans la droite hein, j’ai déjà lu ceci quelque part, assez spécial), passe en général facilement quand le style et le thème est différent, mais là, j’avoue craindre de m’emmêler quelque peu les pinceaux entre Camille et Sadie…
Bref, le thème est commun aux deux livres, la vingtaine, un physique plaisant, de superbes amies avec qui nos héroïnes passent beaucoup de leur temps (et moi qui aie mes deux chères amies à chaque bout de la France, ô désespoir…), et la quête indéniable du Grand Amour, avec le A majuscule. Et bien oui, c’est un sujet sur lequel il y a indéniablement à blablater…entre filles ou entre deux lignes…
Tout d’abord, Papa j’ai encore raté l’Amour , de Julia et Christel Noir. Camille qui a passé cinq ans de sa vie avec son premier amour d’étudiante, vient de quitter Grégoire son compagnon, parce que justement, il était trop Grégoire. Et la voilà qui, épaulée par ses amies en cas de crise ou non, se lance à corps perdu dans la recherche de l’homme idéal. Et elle voit défiler du monde : le Vieux (riche mais vaniteux et trop vieux), le sportif (obsédé par la nature et l’entretien de son corps), le quadragénaire (voix suave, du nom de Gabriel, l’on croirait voir un ange jusqu’à ce que…) , le coq (et il parade et il parade…) , le factotum (homme à tout faire (?) ), le manipulateur (l’ancien prof de philo, peu lui importe le facteur humain, il y va), l’Homo (le meilleur ami), le Père (toujours le complexe d’Œdipe)... Et après chacun d’eux, l’on partage sa petite évaluation du coco. Amusant. Au final, après rencontre avec un psychanalyste la conclusion surgit, Camille est à la recherche d’un père tandis que les hommes quêtent une mère… L’osmose sera-t-elle obtenue, trouvera-t-elle des bras réconfortant dans lesquels se sentir en sécurité ? Ah ah… A découvrir ! 
Puis Cerises givrées, d’Emma Forrest, que, en toute légitimité, j’ai beaucoup aimé. Ici l’histoire de Sadie, vingt-quatre ans. A l’idée de départ j’ai choisi ce roman car elle avait des idées montantes sur la littérature et souhaitait écrire un livre, cela me plaisait comme dynamique. Puis je me suis réellement laissée emporter. Elle a un travail poétique consistant à trouver des noms plus ou moins sucrés à du maquillage… son talent d’écrivain y réside tout entier… Mais elle aussi est en quête d’Amour, certes elle est restée longtemps avec Isaac, qui a l’âge de son père (tiens tiens), mais elle le quitte sur une mésentente givrée de descente à ski. Et elle poursuit sa vie, encadrée de ses collègues de travail. Jusqu’au jour où arrive Marley au bureau pour peindre une fresque. Et là, sensation inconnue pour notre Sadie, elle tombe littéralement sous le charme… de quelqu’un de son âge. L’attirance est réciproque. Mais demeure un problème, son fiancé a déjà une femme dans sa vie : Montana, huit ans, fille de ce dernier et pas prête à céder son père. S’entame un réel combat de « gamines », Sadie se fait petite fille pour plaire à Montana, qui elle se fait femme pour garder son père. Et elles luttent, elles luttent à qui le conservera. Ce qu’elles ignorent c’est que Marley ne fera pas de choix : ce sera les deux ou rien. La cohabitation s’amorce haute en couleurs… Délicieusement ficelé, un pur moment de détente, je conseille vivement !
mercredi 11 juillet 2007
Un an au jour le jour...
C’était hier, c’est aujourd’hui, ce sera demain (mais à faible échelle, car seulement jusqu’à fin août).
Né en pleine crise d’adolescence, d’identité, et de couperose accessoirement, engendré au beau milieu d’un fracas sentimental voué au platonique et à l’inexistence, petit blog, fruit qui n’était que graine, a mûri. Même qu’aujourd’hui il fête son premier anniversaire avec un embonpoint qui est prêt à témoigner d’une nutrition vocable parfois exagérée (l’abus d’articles n’est pas conseillé pour garder sa ligne de jeunot-blog faisant ses premiers pas). Un an, pour lui, c’est long et enrichissant, un an pour moi, ce fut enrichissant mais court. Juste le passage d’une étoile filante, et voilà que l’on entame un nouveau cycle…
Les anniversaires, et c’est la coutume, sont irrémédiablement imprégnés d’un petit bilan, ce qui a été fait durant l’année, les métamorphoses subies par le protagoniste… Toute une histoire, empreinte plus ou moins de nostalgie (ce qui n’est pas mon cas, j’avance et j’en suis heureuse, vive l’avenir !).
Bref, ce qui a changé depuis ce 11 juillet 2006, naissance de Mon Aire de Repos ? •Un an après, je n’ai plus les larmes qui furent essentielles à la création du sieur (et Dieu sait que l’écran fut embué pendant de longs jours pourtant). Contrariétés littéraires et chagrin amoureux ont été effacés (mais pas tous les articles s’y référant, je reverrai cela), même si cela a pris son temps (ce qui était nécessaire, le travail est mieux fait). Je dois même dire que désormais j’ai le sourire, tout le temps ou presque. Un rien me réjouit, c’est magnifique, je dois être dans cette phase un peu niaise où je concurrence Leibniz et son « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes » (tout en demeurant sceptique sur « le meilleur des mondes »). •Mes petits boutons d’adolescente (pas pour autant complexée mais tout de même) ont pris un autre cap, pardonnez l’innocent que le bourgeonnement tracassera à ma place… J’ai gagné une frange au change. Mais que c’est intéressant que tout cela me direz-vous, hum. •Celui qui fut ma divine source d’inspiration première a sombré dans le futile et c’est tout juste si sa désormais insignifiance retrouve un prénom en ma mémoire pour nommer un visage et une voix que j’ai oubliés. Qui l’aurait cru ? Pas moi en tout cas, je pensais vous avoir gravé dans chaque parcelle de ma mémoire, ce qui n’est pas le cas à n’en point douter. •Domaine du scolaire, gagné un an, donc gain du blog en vocabulaire et naissance de la pensée philosophique avec prise de conscience de ^^… Et boni du bac, subsidiairement (?). • Un an c’est aussi des minutes, des heures, des jours et des mois, assez pour, si l’on gère bien enrichir son esprit de lectures ou visions diverses (témoignage sur les collatéraux). Comme l’encombrer d’inutile d’ailleurs, mais seulement s’il y a de la marge, marge que j’ai eue … parfois. •Niveau sentiments, quoi de plus ou de moins à ce jour ? Un moins, quelqu’un n’y a plus sa place. Un moyen, des écarts frivoles au cours de l’année scolaire dus à l’âge (que c’est rassurant d’accuser en permanence ses anciens 16 ans !). Et un très bien, je pense, regard sémillant, silhouette agréable, démarche juste assez présomptueuse, un charmant qui devrait se faire prince, mais d’ici quelques années. Promesse à long terme, offre de l’avenir… • Quoi d’autre ? Enfin, tout cela pour dire qu’un an, cela fait peu mais largement assez pour que je me sois attachée langoureusement (?), nan, bon, sensiblement, poétiquement, et affectivement à ce blog. Et que de signer son arrêt expressif pour un an ou plus me donne la désagréable sensation d’être un assassin ou tout du moins un étouffeur qui empêchera petit blog de s’exprimer aux yeux de nos amis internautes. Et oui, car c’est là que réside le triste sort de Mon Aire de Repos, le silence, pas de la censure mais un soupçon de sagesse, de sérieux et de nécessité… Car Mélanie, chers internautes va accoster près d’un domaine thérapeutique océanique où l’on pratique l’apnée sur… dix mois. (Métaphore ^^). Ce qui est long en soi, et ne tolèrera pas d’écarts lyriques ou chevaleresques. De la futilité littéraire d’un esprit d’adolescente de 17 ans, je vais embrasser la carrière médicale dès fin août… Mais d’ici là… on s’écrit !
Et pour finir, 12 000 visiteurs et plus de 22 000 pages vues. Merci à tous.
« Ne pleurons pas sur le temps qui passe… Cela éteint les bougies. »
NB : « En somme la beauté est partout. Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux, ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir »... Et je peux vous dire que j’ai rencontré aujourd’hui une statue grecque en mouvement. Dieu que c’est beau un garçon. Je peux me mettre à la barre pour témoigner.
samedi 7 juillet 2007
07/07/07: Marche Nuptiale de Mendelssohn
Marche_nuptiale_Mendelssohn (Ecouter)
Allez, à quoi bon résister n’est-ce pas ? Certes il aurait probablement était préférable, pour la bonne santé du sieur esprit de regimber avec plus de violence, et avec croyance, mais je manque de volonté ce soir… Eteignez les lumières, galbez-vous dans un lieu de confort, tamisez les lumières… Mmm, non, non, laissez-moi le choix de la douce musique.
Ce matin, mon romantisme au coin du bras et mon look américain des années 70 (très classe je vous assure, pas tous les jours, mais respectable) entrions ensemble dans l’Eglise de la ville. Un seuil franchi déjà des centaines de fois qui aurait pu faire en sorte que ce jour se fonde dans les autres. Seulement non, quand je suis rentrée, je fus accueillie par La Marche Nuptiale de Mendelssohn… Je ne peux trouver les mots … La remontée de la nef et cette saisissante et si significative musique… J’ai prononcé sur des notes appuyées le nom de l’Aimé en avançant les yeux à demi-clos, bercée. Mais doutez-vous bien que je ne pouvais laisser l’homme qui m’offrait ce cadeau sans même un regard. La musique était autre quand je gravis les escaliers menant à l’orgue. Je me tins debout longtemps à ses côtés sans oser prononcer un mot pendant que les doigts couraient sur l’instrument (en réalité un synthétiseur relié à des hauts parleurs, l’orgue refusant de libérer son ‘mi’ lorsqu’il est lancé). Lorsqu’il eut terminé, il me fit part de quelques morceaux jusqu’à ce que je le prie (et c’était bien le lieu, concédez-le) de me réaccorder La marche nuptiale. Debout, frôlant presque la voûte « céleste » de l’Eglise et à mon regard dédié chaque recoin de l’enceinte, nef, travée, transept, autel, cœur, déambulatoire… Un pur délice, il ne m’en fallait guère plus pour que perlent quelques larmes. Ah, ce fut magnifique. Chère amie, je t’écrivais l’autre jour que j’abandonnerai un peu de répit au romantisme, je n’excelle pas dans cette ignorance… Et cela, un jour fatidique à en croire les informations : le 7 juillet 2007, le 07/07/07. Aujourd’hui, jour choisi par de nombreux couples pour ce dire « oui », jour inoubliable tel qu’il n’y en aura qu’un, gravé dans les mémoires de tout ceux qui auront remonté la nef sur le même air. Ah, ce que c’est beau. D’autant plus que le cher pianiste me proposa par la suite de venir jouer quelques morceaux à la messe, ou venir tout simplement jouer, pour l’acoustique.
J’ai beaucoup de chance, il m’a été montré beaucoup d’or et de diamants ces derniers jours, un intime de la préciosité est en ma connaissance, merci.
En espérant que ce jour vous fut beau et exquis.
"Non sufficit orbis"... ^^
Ma vie avec Mozart, Eric-Emmanuel Schmitt.
J’aime cet auteur, son divin Le libertin, concernant la vie dissolue de Diderot m’avait ravie au plus haut point. Seulement avec Ma vie avec Mozart, je me suis ennuyée, et d’une manière honnête. Ses livres se lisent très rapidement, alors cette sensation de lassitude ne fut pas longue, mais demeure que je n’ai pas partagé un quelconque enthousiasme envers le sieur Mozart. Bah, d’accord j’aime la musique classique, mais le problème avec Mozart, c’est que tout le monde l’aime. Inconsciemment, et loin de tout scepticisme, mes vieilles hantises du conformisme me freinent un peu. Mozart c’est un grand à n’en point douter, l’étendue de son répertoire et la diversité des registres sont saisissantes certes, mais je n’arrive pas à toujours accrocher. Je n’y peux rien, que ce soit Les noces de Figaro, quelques morceaux religieux, l’alchimie manque. Mais ce serait être d’une bien mauvaise foi que de ne lui pas concéder son talent, je l’ai déjà dit. Et pour vous montrer ma bonne volonté, je vous avoue même à quel point j’adorrrre La reine de la nuit dans La Flûte enchantée, La petite musique de nuit… Bref, non, non, je n’ai rien contre le bonhomme, mais de là à le rendre maître de ma vie comme le héros du livre, non merci. Je sentirais plus aisément Bach ou Beethoven dignes de m’inspirer sur les voies à choisir (non, non, je ne citerai pas Mendelssohn avec des yeux énamourés et le romantisme au cœur).
Mais ne badinons pas trop longtemps là-dessus, revenons-en au roman. Commencement prenant, un adolescent de quinze ans qui devant son propre reflet se demande s’il y a de quoi vivre. Maintes réflexions pour parvenir à l’idée que non, le monde est moche et lui aussi. Voilà qui est fait. Le suicide semble être la seule issue à considérer. Le plan de chute est échafaudé à la Sénèque, il s’imagine déjà, nu dans son bain, se vidant de la chaleur de son sang, et par ce même biais, de la chaleur de la vie. L’idée de dévoiler sa nudité à celui qui le recueillera en peu glorieuse posture retient cependant son geste jusqu’à un concert. Concert où il découvre un opéra du cher Mozart. Sa vie en est changée, tout devient trop beau, et son angoisse de vivre se transforme en angoisse de mourir sans avoir pu découvrir les maintes merveilles du monde. Sauvé le bonhomme, goût à la vie, grâce à Mozart. Bien à vous merci. Et voilà, à intervalles plus ou moins réguliers, notre bonhomme écrit au célébrissime compositeur qu’il aura croisé la veille de Noël auprès d’une Eglise au sein d’une chorale ou ailleurs. Et le temps passe. Le bonhomme est un homme, le SIDA fait violemment rage autour de lui, absorbant proches et moins proches. Et on félicitera l’auteur pour cet hommage au combat contre la maladie, dans un roman où la musique est maitresse, où l’on s’envole parfois loin de la réalité, c’est une « bonne piqure de rappel ».
Comme j’ai coutume de le faire, et pour montrer le brio de monsieur Schmitt (un peu monsieur Tout-le-monde comme nom), voilà quelques quotations dûment mémorables :
« Et si personne n’écoute, je parle d’Amour avec moi. » , le Chérubin dans les Noces de Figaro.
« En bref, disons que je suis passé du rôle de Chérubin à celui de Don Juan… J’ai couru après les corps autant qu’après les pensées, aussi curieux de sexe que de philosophie, libertin facile à séduire, difficile à épuiser, impossible à retenir, vite lassé. »
« Aujourd’hui, je ne sais si Dieu ou Jésus existe. Mais tu m’as convaincu que l’Homme existe. Ou mérite d’exister. »
« Merci, je ne suis plus coupé en deux. Tu as fait de moi un homme réconcilié. »
« Tu as été mon secret, puis mon porte-bonheur ; j’espère que tu deviendras mon rendez-vous. »
jeudi 5 juillet 2007
La Demoiselle au Catogan... c'est moi !
Bon, et bien, par soucis stylistique mais aussi par remarques allusives, je suis désormais:
La Demoiselle au Catogan.
Voilà, on ne se change pas, aujourd’hui, j’ai acheté des rubans d’autres couleurs. Qui a dit que la mode d’Artagnan n’avait pas d’avenir ? Gardons la coupe !
Bien à vous tous !















