mercredi 30 mai 2007
'tit frère ...
Parce que je ne dis jamais assez combien je l’aime mon ‘tit frère rien qu’à moi… Chers garçons, d’ici quelques années, vous aurez de la concurrence ! Mais peut-être que les demoiselles seront clémentes avec vous… ^^
lundi 28 mai 2007
Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde.
Et oui, l’outrage à la reine se poursuit… Quoi je ne devrais pas être en train de m’arracher les cheveux un à un avec un problème de maths inextricable ? Ne devrais-je pas vivre en parfaite apnée pendant quinze jours, faisant abstraction de tout plaisir de la vie ("Dans les arts rien ne vit que ce qui donne continuellement du plaisir." [Stendhal] ) ? Parce que le baccalauréat est un sacré égoïste et qu’il ne faudrait penser qu’à lui ? Ah, peut-être… Mais là, à cette minute même, j’ai déjà effectué des datations au Carbone 14, étudié l’évolution (inintéressante) de systèmes électriques (et parlé avec des amis, mais je ne le dis pas car pas assez studieux). Cela fait… Et puis, j’ai envie de danser. Une valse de Nicolas Jorelle m’envahit, deux pas en avant, un pas en arrière, lalalala lalala lalala… Mais j’ai aussi cette cruelle envie d’écrire à laquelle je ne peux résister. Je résiste mal à mes envies, là est l’un de mes plus grands torts. Mais Dieu merci, je fais partie de ceux dont les envies badineront toujours avec le correct et le romantisme, et non avec la dépravation du corps et de l’esprit. Mais bref. Sur quel thème vais-je écrire ? Alors, composer sur le fait que je sois amoureuse n’est pas d’actualité (car dehors il pleut et il fait froid), et de plus, j’ai déjà bien brodé sur ce thème, petits bouts de papiers froissés au fond d’un tiroir, et je préfère le garder secret, par soucis de bienséance. Alors, donc… Qu’ai-je fait cette semaine ? Oula plein de choses (le côté excitant de l’idée de l’arrivée du bac qui incite à sortir des sentiers battus). Voilà, j’y suis. J’ai lu, fini, Mademoiselle Liberté de Jardin (écrirai plus tard) et j’ai été voir Pirates des Caraïbes.
Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde.
Omettant le fait que je n’ai jamais vu le premier de la série, qu’il manquait quelqu’un lors de cette agréable sortie, j’ai bien aimé. Jack Sparrow a un humour à toute épreuve, il est délicieusement égoïste, trouillard, et possède un sacré déhanché… Sa dynamique du « je ris devant le danger et cherche vite un trou pour me cacher » est délicieusement entretenue même s’il sait se faire maître de quelques décisions. Bref, un type bien. Turner de son côté a un goût d’exaspérant, son charme est parfois bafoué par son attitude que l’on ne comprend pas toujours. Elizabeth, et bien, de plus en plus importante, elle semble avoir légué son penchant pour les mauvais choix à son Will, du coup, ce sont les garçons qui sont heureux de la voir ainsi. Un peu trop de violence tout de même, mais ne leur en voulons pas, ce n’est pas les vacances comme disait Brice de Nice… Et certaines scènes le font oublier, dans le genre « Up is down » qui est assez sensass.
Alors, ne serait-ce que pour vous délecter du savoir-vivre de ce très cher Capitaine Sparrow…
Quelques scènes :
° Jack : Comment va maman ?
Le papa de ce très cher Jacky sort une tête et la lui montre. Quelques secondes et Jacky qui annonce : « Elle a bonne mine ».
° -Mais vous êtes fou...
-Et j'en remercie le Ciel, sinon je ne pourrais pas faire ça!
° Jack : « Alors aucun d'entre vous n'est venu me sauver parce que je lui manquais? »
° « Il faut se battre!... Pour prendre la fuite... »
° « Le dessus est le dessous... Le dessus est le dessous?! Mais oui bien sûr! »
dimanche 27 mai 2007
Hypocoristique
Si, un petit article, mais vraiment tout tout petit. Je suis une râleuse parfois, je me plains, car ma vie quotidienne ne me surprend pas, ou plus. Mais que dans un domaine (je suis tous les jours aussi surprise par la beauté et / ou la stupidité de certaines personnes, blablabla), celui des mots. Imaginez la déception que de parcourir un livre, dictionnaire attendant fiévreusement d’être consulté, et de ne point s’y référer. Déprimant, pas de nouveau mot, pas de sonorité enivrante. Rien. Nada. Du vide, du néant. Et cela m’attriste… en plus du reste… Et oui, l’adolescence est une période ingrate où les moments de bonheur sont vite chassés par spleen et mélancolie (j’aime bien « spleen », ça scintille). Mais, bénis soient des amis qui comprennent ce désir d’apprendre et de découvrir. Alors, très cher, voilà que je t’emprunte ce petit bijou que tu as réussi à mettre à la lumière. Mesdames et messieurs, éteignez vos portables, et savourez la volupté du mot « hypocoristique ». Ne dites pas qu’il manque de charme ou alors je vous prie d’évacuer le lieu… Mais le mot en lui-même ne peut luire à sa juste valeur que s’il est éclairci… Alors, définition…. Commençons indéniablement par l’étymologie… Je ne vous le fait pas en grec, car en dehors des lettres que j’utilise en physique-chimie et en mathématiques, je ne maitrise pas ^^. Donc, étymologiquement, on entend « caressant ». Et par une analyse, plus poussée du dictionnaire, on obtient « hypocoristique exprime une intention caressante, affectueuse ». Joli n’est-ce pas ? Personnellement, je trouve, pour briller dans des conversations… Mmmm… Ou alors, chers lecteurs, vous pouvez toujours faire part de votre découverte à celui ou celle qui fait battre votre cœur (et à qui vous n’avez pas le courage de l’annoncer), ce mot sans omettre la définition. Soyez habiles, et patients… Puis, lors d’une soirée où vous serez en compagnie de l’élu(e) et d’autres qui serviront de meubles pour le décor (rôles inconsistants), vous pourrez le glisser. Aux yeux des meubles, vous paraitrez brillants, et avec le reflet de votre cœur, vous aurez le début d’une complicité…
Quelques mots pour bien vous dire que la langue française présente de quoi vous enthousiasmer quelques temps, lorsque l’on sait la mettre à nue…
Eh, j’y songe… Un autre mot que je connaissais mais sur lequel je ne m’étais jamais arrêtée… « Concupiscence ». Vous aimez ? A chaque rencontre avec lui je frémis, il me plait. Je le trouve sensuel, me fait penser « charnel »… Bref, un régal… Mon Dieu, je ne veux tenir lieu d’une « dépravée » lorsque vous lirez la définition… genre de désir très vif dans la quête du plaisir… Je n’aspire pas au libertinage, juste à ce qui est beau. Et me voilà que je me mets à aimer des mots… De désespoir amoureux ? « Qu’est-ce que le bonheur ? Un émerveillement qui se dit à lui-même adieu. » [Pascal Quignard]
Je terminerai sur cette phrase du même auteur : « L’amour, c’est d’abord aimer follement l’odeur de l’autre. »
Et vous ? Des mots à déposer ? Une illustration du pouvoir des mots à proposer ?
vendredi 18 mai 2007
Eclipse ...
Demeurent en mes yeux les braises ardentes du feu qui me consuma cette nuit…
jeudi 17 mai 2007
Mes nuits sont plus belles que vos jours, avec Sophie Marceau et Jacques Dutronc.
Véritable drame psychologique, particulièrement étrange. J’ai hésité à écrire cet article car je ne suis pas « persuadée », les acteurs sont beaux mais le contenu est triste. Et à mon âge, je réfute un peu naturellement ce qui fait mal au cœur. Mais, puisque je suis lancée, allons-y pour l’histoire.
Lukas est « beau et charmant », doit avoir 40 ans, et a inventé un langage informatique qui lui promet de belles années, les mots, c’est « son truc » comme il dit, il adore parler. Le film commence, et on le voit chez un médecin, qui lui annonce que son cerveau est atteint, virus se propageant à une vitesse prodigieuse. Dans le langage médical, lui est annoncé qu’il n’en n’a plus pour longtemps. Le médecin lui conseille de ne pas rester seul. En sortant, Lukas se rend à un café, où il assiste à la violente dispute d’un couple dans la rue. Derrière lui, une jeune femme s’indigne « ça ne devrait pas être comme ça ». Elle est bientôt rejointe par sa mère excentrique qui lui annonce qu’elle fait la une de Paris Match grâce au numéro qu’elle exécute au Casino. Lukas, propose un verre aux deux femmes qui le dédaignent. La mère de la jeune femme se lève et laisse sa fille seule. Cette dernière, Blanche, lance son briquet sur la table de Lukas. Il s’en saisit et lui propose de nouveau un verre. Des grandes lunettes « éclipses » cachent son regard de Blanche. Il les lui ôte et lui demande de lui donner sa main. Moment fort, avec musique admirable. « J’ai le cœur qui bat » s’écrie-t-il, et à elle de lui réponde « C’est normal, s’il ne battait pas vous seriez mort. » Il l’invite à dîner. Lukas parle, parle, car il a peur de perdre ses mots, il dit n’importe quoi et reproche à Blanche son mauvais vocabulaire. Mariée, et vexée, elle se lève et s’en va. Quelques heures plus tard, Lukas et sur la bretelle de la route en face du restaurant, assis. Blanche en pleurs le rejoint et s’excuse. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Encore l’Amour et ses petits tours. S’ensuit la tournée de Blanche dans des Casinos où cette dernière dévoile chaque soir, sous hypnose, les vérités cachées des clients. Elle fait fureur. Lukas l’a suivie. Son état s’aggrave. Et là, c’est l’enfer pour la littéraire que je suis, les mots lui manquent, il les perd, il ne sait plus. Et c’est horrible que de ne plus pouvoir dépeindre ses pensées par des mots. Encore traumatisée par son enfance, évoluant dans un univers malsain, Blanche trouve le réconfort et l’Amour en cet homme, dont les rares mots lui vont droit au cœur. Les mots ne leur sont plus nécessaires, ils se parlent avec les yeux. Ils vivent tout en sachant qu’ils ont peu de temps et agissent comme si chaque minute était la dernière.
Oui, en se posant, cela a l’air assez compréhensible… même si le film demeure très perturbant et préfère l’ombre à la lumière. Un nouvel Amour qui vit ses dernières heures est toujours délicat à regarder.
Ce film, à la quête de mots m’a rappelé une journée de ma petite vie. J’ai toujours chéri les mots, et pris beaucoup de plaisir à broder autour. Alors que j’aurais voulu « briller » devant celui qui maîtrisait l’art de parler en beauté, je me retrouvais à bafouiller, tout comme Lukas, je ne savais plus mes mots, comme si j’avais dû réapprendre à parler. Et… et bien, c’est affreusement délicat…
vendredi 11 mai 2007
Le Pari, de Blaise Pascal, en plus comique.
C’est l’histoire d’un texte, mais aussi d’une courte réflexion menée en cours de philosophie, et aussi peut-être d’en enrichissement de ma rubrique, ces petites pensées philosophiques ne sont pas très bien entretenues. Avant d’être un texte, c’est un siècle, un homme, des Pensées : XVII ème siècle, Blaise Pascal dans toute sa splendeur… Allons, en avant moussaillons, penchons nous donc sur ce petit extrait, baptisé non sans raison, Le pari.
"Examinons donc ce point, et disons Dieu est, ou il est pas... Que gagerez-vous?... Il faut parier cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqué... Pesons le gain et la perte en prenant croix, que Dieu est.
[…]
Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter."
[Blaise Pascal]
Elle est sympa l’idée n’est-ce pas ? Séduisante je dirais même… Il vaut mieux croire en Dieu, car il n’y a rien à perdre… Ah, tant d’interrogations qu’ont soulevé notre bon sens à tous en ce qui concerne la religion, et voilà comme une vague soudaine de rationalité qui nous saisit.
Schématisons un peu, voulez vous. Quoi ? Réticents ? Mais enfin, j’ai bien le droit de glouglouter autour d’un sujet polémique aussi vieux que… que… Bon, vieux en fait.
Donc, deux cas se présentent. Le cas de celui qui ne croit pas, et en toute logique de celui qui croit. Non, pas croire à la véracité des dires de la théologie (les ‘théologiciens’ ? mais qu’est-ce donc que cette bête là ? Comment on dit ?), mais en Dieu tout court, sans autre enluminure pour dorer le tout.
Candidat N°1 : « Je ne crois pas ! »
En direct de Rabittland, un grand de la Jet-7, témoignage rebelle d’un lapin rose.
« Et bien oui, il ne faut pas abuser, je suis un matérialiste, et pas seulement parce que j’ai de quoi rouler en BM, et moi j’dis, aucune preuve tangible ne m’a encore justifié ‘S’on existence. Donc voilà. Et puis quoi mince ? Quel besoin que l’on aurait de se sentir dominés, tous, par un même être supérieur ? Bah, c’est nul, moi je pars de l’idée que je suis un top of the best et du coup, la seule emprise que quelqu’un puisse avoir sur moi, c’est moi qui en décide (Ndlr : cerveau 1 ou cerveau 2 selon la saison, et le sexe de l’individu). »
Tout est dit. Le bonhomme ne se laisse pas abattre, il profite un maximum de la vie « pour un max de plaisir en instantané, votez la non croyance !!! Cela vous épargnera des culpabilités inutiles ». Cf. oeuvres de Sade dans la même édition ^^.
Candidat N°2 : « Benh moi si ! »
En direct de Convent City, un grand de la Priest-Party, témoignage avisé d’un nounours bleu.
« Bonsoir ! Bonsoir à tous ! Si je suis là ce soir c’est pour vous dire que Dieu existe. Non, je ne l’ai pas vu en face à face, mais j’ai un copain dont le frère a le cousin de son voisin qui s'est fait appeler par Dieu en personne. Comme il est mort, il ne peut plus nous le raconter, mais je jure solennellement devant Dieu que c’est vrai. Eh Dieu, puisque l’on est en intime là, je veux bien un jacuzzi dans salle de bain personnelle, pour quand j’arriverai là-haut avec toi. Benh quoi, je m’en serai privé toute ma vie pour ne pas montrer que les pauvres sont toujours aussi pauvres. Oui, on se fera une bouffe, mais pas le mardi car je suis déjà engagé avec l’ange Gabriel. »
Bon, et bien d’accord. Il a l’air heureux c’est bien. Mais d’un côté, il n’a peut-être pas tort, « se priver sa vie durant et atteindre l’extase là-haut » ? Après tout pourquoi pas ?
De ces deux témoignages, nous devons désormais en extraire le meilleur.
Le non croyant profite toute sa vie (wouhou, libertinage et immoralité !!! Qui veut participer ?), il y gagne autant en perversion qu’en plaisirs communs ou solitaires. S’il a raison de ne pas croire en Dieu et qu’à sa mort, justement, il n’y a rien après, il aura tout gagné. Cela fait un point pour lui. Mais… mais imaginons que Dieu existe. Benh oui. Là, bam, mort le bonhomme, arrivé au moment du Jugement dernier (tremblez simples mortels, ça fait très très très peur). Grand moment d’hésitation. « Bonnes actions » demande une voix bourrue. Réponse de la chétive créature « J’ai fait don de mon corps à qui en voulait bien. »… Brisons là ou cela pourrait être trop triste.
Et le croyant ? Toute sa vie, il se restreint, ou alors il est tout simplement un être moral, et en ce sens, il ne pense pas se priver. Il est gentil, tout doux, calinou. Cependant il sait aussi que Dieu ne bosse pas la surveillance 24 h /24, alors, parfois, il ruse et youplala. Car ne l’oublions pas, pour lui Dieu existe. Là, bam, mort le bonhomme, (de vieillesse), arrivé au moment du Jugement dernier (tremblez simples mortels, ça fait très très très peur). . « Bonnes actions » demande une voix bourrue. Et voilà la chétive créature à déballer sa liste de course, euh, ce qu’il a fait de bien. Portes ouvertes sur le Paradis, hopla, il a tout gagné, car le Paradis, c’est un pur bonheur… à l’infini.
Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur cette histoire. Personnellement, je me suis bien amusée à l’écrire, et… et je pense que croire en Dieu a quelque chose de rassurant, dont il ne faut pas se priver.
Bien beau week-end à tous. Que Dieu vous protège !
NB : Bonne fête ma maman chérie que j’aime !
dimanche 6 mai 2007
Spider-Man 3
Dans ma prime jeunesse (ce qui ne doit pas remonter à bien longtemps je vous le concède), d’un petit pas léger, j’étais allée voir Spider-Man 1 au cinéma. C’était l’été, c’était sympa. Et, évidemment, j’étais tombée amoureuse ^^. Qu’il me plaisait moi ce Peter Parker ! Après j’étais partie en vacances et je me souviens que sur le sable mouillé, je traçais à l’infini PETER PARKER avec tout plein de cœurs, même que sous mon oreiller je gardais une photo de lui et que je pleurais le soir. Comme quoi, certains souvenirs vous marquent. Je ne sais plus, mais je crois que c’était mon premier amour. Bon, ok, j’étais stupide mais ne me dites pas que cela ne vous ai jamais arrivé lorsque vous aviez douze ans !
Bref, en partant sur ce principe, il était légitime que j’aille voir Spider-Man 3 (étrangement le 2 m’a laissé peu de souvenirs). Confortablement installée, je me suis rappelée mes trépignassions d’impatience de petite fille, et dans le noir, j’avais un petit sourire au coin des lèvres, en hommage à. Peter m’a un peu énervé de temps en temps en début de film car je lui trouvais l’air stupide, et son baiser avec la jolie (?) blonde m’a autant agacée qu’à MJ à n’en point douter. Donc le début, banal quoi. Et mince, voilà Harry en bouffon vert qui surgit. Il est pas mal celui-là, même quand il est méchant, je trouve qu’il a des airs de mon cousin. Bam, il « s’en prend plein la tête » et amnésie. Bingo, il en oublie qu’il est méchant ! Et moi j’en oublie que quand j’étais petite (!!!) j’étais amoureuse de Peter. Le spectateur est heureux, sensation de flash-back, on revoit le trio MJ, Peter et Harry heureux, comme avant. C’est beau lorsque tout ressemble à de la barbe à papa et que tout va bien. Que faire d’un film où tout va bien ? Rien, le film ne se fait pas. Et là, bam, un méchant évidement, bestiole venue de l’espace, le vénom, elle renforce la violence de celui à qui elle s’accroche. Peter, comme s’il n’avait pas assez subit de mutations pour toute sa vie, l’héberge inconsciemment. Greffée sur son costume rouge et bleu, il devient noir. Spiderman sent sa force se décupler. Rien de bien grave puisqu’il s’en sert pour la bonne cause. Mais bientôt, la méchante bébête s’attaque à sa personnalité. Peter devient agressif,
rebelle et dragueur invétéré. Son déhanché, sa mèche et un surplus de ténèbres dans son regard font le reste. Peter est désormais méchamment et irrésistiblement séduisant. Pas pour tous. Et cette sombre touche semble frapper tout le monde, l’amnésie de Harry se dissipe, il redevient celui qui voulait tuer Peter pour venger son père. Afin de briser ce dernier, il tente le coup de la vulnérabilité, et oblige MJ à annoncer qu’elle a un autre homme dans sa vie… Harry en personne. Un peu comme un ange noir, (araignée noire), Spiderman parait comme assoiffé d’une vengeance, qui ne cherche qu’à être rassasiée. Spiderman ne tuait pas, Spiderman était un héros, mais il a un nouvel ennemi, lui-même. Usant d’un sarcasme de mauvais goût, il cherche à briser Harry, qui après un combat acharné se retrouve à ses pieds. S’ensuit une explosion dans laquelle il laisse celui qui était son meilleur ami. Peter et Spiderman ne sont plus eux-mêmes. Dans un ultime effort, il parvient à s’arracher à cette créature qui le rongeait de l’intérieur. Harry comprendra que Peter n’était pas responsable de la mort de son père et c’est, défiguré, qu’il viendra combattre auprès de son « vieux frère » pour sauver MJ, prise dans les griffes du nouvel hébergeur de la méchante bestiole. Coup final, Harry, réhabilité dans les pensées de tous, se jette sous une lame qui allait frapper Spiderman. C’est dans les bras d’MJ et serrant la main de Peter qu’il s’éteint…
Les mauvais anges, d’Eric Jourdain.
Quand il a écrit ce livre, l’auteur avait tout juste seize ans, et c’est avec plaisir que nous savourons sa dextérité à manier la langue française. Publié en 1955, Les Mauvais Anges traîneront pendant trente ans la malédiction d’une décision prise à l’époque par l’abbé Pihan.
La description des amours à l’usage universel aurait évincé la vertu de ce livre. Du coup l’auteur a trouvé une passion fulgurante et passionnelle entre deux jeunes adolescents. Pierre et Gérard. Cousins, ils apprennent à se connaître à la mort de leurs mères, vivant sous le même toit avec leurs pères. Au départ c’est une amitié banale, mais peu à peu se profile le trouble causé par l’autre puis bientôt le désir, le souhait d’une caresse. Par une belle après-midi, ils s’embrassent. Débute une passion dévorante, assoiffée de chaire, assoiffée de l’autre. Leur relation est turbulente. Si l’un s’éloigne, l’autre se meurt, ils s’aiment tant que l’on comprend que la seule issue est la mort. Ils profitent d’eux, de leurs besoins, rassasient leurs désirs, assouvissent leurs soifs, pensent en osmose, vivent à travers le souffle de l’autre, s’adorent nuits et jours et tout cela sans vulgarité, presque sans bestialité. Un amour en pleine puissance, un amour sans réserve ni sagesse.
« Toi on te désire, on ne t’aime pas. »
vendredi 4 mai 2007
Laissez moi vous raconter une histoire...
...
Qu'en pensez-vous? Que c'est-il passé? A vos claviers, je veux vos réponses! Et bien quoi, ne peut-on pas jouer un peu lorsque l'on a 17 ans??? Hi hi.
mardi 1 mai 2007
Ce premier mai
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles d’Augustin Spies : «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui».
Juste parce que, lorsque l’on regarde attentivement un calendrier, pour faire notre planning, on remarque quelques gentilles petites cases, qui signifient que « les lasagnes font que » l’on ne travaille pas. La Toussaint, l’Armistice de 1918, Noël, le Jour de l’An, le lundi de Pâques, le fête du travail, la victoire de 1945, l’Ascension, la fête Nationale, l’Assomption… Bingo, cela en fait! Alors, la plupart des simples mortels que nous sommes savourons ces instants où le temps nous est offert… sachant plus ou moins ce que l’on célèbre.
1er mai, 1er mai, éminemment célèbre dans nos sociétés de labeur. La fête du
travail bien sûr ! On est fiers, nous français d’y rendre hommage, et par l’attitude égocentrique de tout homme, on se sent obligé de se l’attribuer, de l’attribuer à notre douce France, bah, les autres nous aurons copiés. Mais non, camarades, détrompez-vous ! Allons, remontons un petit peu le temps : 1er mai 1886. Lieu du déroulement ! L’Amérique bien sûr ! Suite à une pression syndicale bien intentionnée, 200 000 ‘ch’tits travailleurs se sont vus accorder la journée de 8 heures (Dieu merci, imaginez si les journées étaient plus longues…)… en Amérique les amis. Et oui, ce sont nous les copieurs, désolée pour la fierté… on ne fêta le 1er mai que quelques années plus tard en Europe. En France, il fallu attendre 1890. Benh oui, les « States », ce sont eux les Grands, nous à côté, malgré les interventions ingénieuses et culottées de De Gaulle, on reste petits, mais ce n’est pas grave va, notre amour propre nous sauve.
Maintenant, un peu d’histoire voulez-vous. Quoi vous ne voulez pas ? Bon, alors, bien le bonjour chez vous, parce que moi je n’ai pas fini. Je disais donc, avant d’être interrompue par quelques importuns d’un goût douteux (je crois que le principal était mon cours de biologie qui s’écriait à gorge déployée que mon attention, il la voulait pour lui, égoïste, tu attendras), qu’il était nécessaire de remonter le cours d’eau historique. Citons donc un monsieur, Raymond Lavigne qui, le 20 juin 1889, décida qu'il serait «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. ». Gagné, voilà qui est fait. Voilà pour l’explication révolutionnaire du 1er mai.Mais demeure une question existentielle. 1er mai rime avec… ? avec… ? Muguet ! Bien belle question que de se demander le « pourquoi ? » (imaginez l’état de délabrement mental dans lequel nous nous trouverions si ce mot n’existait pas… l’absence de questionnement correspondrait à nous comparer à des pierres, quoique l’idée du dorage au soleil et de la caresse des vagues en bord de mer ne doit pas être désagréable en tant que galet). Explications : « En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs. Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge. ». Et bien voilà que tout est clarifié, si ce n’est pas magnifique ! Moi aussi je suis pour le proportionnel… 8*3=…24 ! Bingo, journée planifiée !
Et avec les 35 heures alors? Parce que moi je ne fais pas du 8 heures (en établissement), 5 jours par semaine! Alors?
Allez, je vous quitte, profitez bien de votre journée de repos, parce que demain, à l’attaque, on n’est pas en vacances… Petite photo pour clore tout cela… Je n’ai jamais dit que j’étais photographe…























