ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour...... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

mardi 27 mars 2007

L’écume des jours, Boris Vian

       l__cume_des_jours

Comme il me l’a été vivement conseillé, je suis partie à la découverte du roman L’Ecume des jours de Boris Vian. Il m’a semblé que ce doit être une œuvre qu’il peut être intéressant d’étudier dans le cadre scolaire, alors, petite mise en garde, il n’y aura dans cet article que quelques idées, des impressions, et en aucun cas de quoi rédiger un quelconque commentaire littéraire…

            Le début est léger et burlesque à souhait, lors des premières pages l’on retient difficilement son fou rire, puis au bout du moment, c’est un grand éclat de rire trop longtemps retenu qui surgit, à la grande incompréhension des gens qui vous entourent… Voici un petit conseil, si l’idée vous dit de l’aborder, alors commencez le chez vous, seul et après… et bien restez chez vous, vous ne serez pas d’une humeur à vous afficher en société, besoin de calme pour réfléchir oblige…

Bref, Boris Vian, s’il vous est inconnu vous paraitra comme le comique de son temps… Voici quelques lignes pour étayer cette idée. Savourez, la suite est moins gaie.

« La porte claqua derrière lui avec le bruit d’une main une sur une fesse nue… Ça  le fit tressaillir…

- Je veux penser à autre chose… Supposons que je me casse la gueule dans l’escalier… »

[…] « La porte extérieure se referma sur lui avec un bruit de baiser sur une épaule nue… »

« Et puis il toussa, car il s’était, par malheur, rencontré avec un piquant de hérisson dissimulé dans le gâteau… »

« Les frères Desmaret s’habillaient pour la noce. Ils étaient très souvent invités comme pédérastes d’honneur car ils présentaient bien. […] Ils avaient embrassé la carrière de pédérastes par nécessité et par goût, mais, comme on les payait bien pour être pédérastes d’honneur, ils ne travaillaient presque plus, et malheureusement, cette oisiveté funeste les poussait au vice de temps à autre. C’est ainsi que, la veille, Coriolan s’était mal conduit avec une fille. […] Ils avaient des culottes spéciales, à braguettes e, arrière, difficile à fermer tout seul. »

Lors du mariage de Colin et Chloé :

«  Devant Colin, accroché à la paroi, on voyait Jésus Christ sur une grande croix noire. Il paraissait heureux d’avoir été invité et regardait tout cela avec intérêt. »

Lors de l’arrivé de « Jean-Sol Partre » :

« Nombreux étaient les cas d’évanouissement dus à l’exaltation intra-utérine qui s’emparait particulièrement du public féminin… »

« Heureusement, la totalité du plafond s’abattit dans la salle, évitant à Isis de donner des détails. »

Chez le « pharmacien » :

« Derrière Chick et Colin, s’étendait une vaste fresque représentant le marchand de remèdes en train de forniquer avec sa mère, dans le costume de César Borgia aux courses. »

« Le libraire fumait le calumet de paix, assis sur les œuvres complètes de Jules Romains qui les a conçues pour cet usage. »

Mais qui commettrait l’affront de rédiger un roman où comme le dirait Leibniz « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes »… à part quelques boutons sur le nez ? Personne… Et Boris Vian n’échappe pas à la règle. Colin, son personnage principal, à qui tout destinait le bonheur, se marie avec Chloé. Nicolas, leur cuisinier que son uniforme métamorphose excelle dans la préparation de mets dont les appâts prêtent à sourire. Chick, ce passionné de Jean-Sole Partre trouve une autre âme à aimer en la personne d’Alise. Hélas, si un tel bonheur pouvait durer, nous ne nous serions pas remis en question une seule fois le long de ces 174 pages.

La vie sourit, le soleil les éclaire de ses rayons bienfaisants jusqu’au jour où la moitié de Colin attrape un « nénuphar ». Ce nénuphar grandit en elle et bouscule l’un de ses poumons en espérant bien se détacher de cet ennuyeux colocataire.  La pire chose qui pourrait arriver serait qu’il fleurisse. Pour éviter cela, un seul remède, Chloé doit vivre entourée de fleurs. Elle est bercée par ces délicats parfums mais souffre, lorsqu’elle approche une fleur pour la respirer, cette dernière se fane. Chloé est confinée dans sa chambre de noce, elle ne peut plus en sortir. Et avec elle, tout se meurt. Cet appartement, dans lequel elle vivait avec Colin rétrécit de jour en jour (au sens propre du terme), le plafond est de plus en plus bas, les murs se rapprochent, et même le soleil refuse d’entrer, si ce n’est par petits faisceaux qu’une souris vaillante offre à la jolie Chloé. « Le plus clair de mon temps, dit Colin, je le passe à l’obscurcir […] la lumière me gène. » Nicolas, le cuisinier vieillit de jour en jour dans une telle atmosphère, Colin n’a plus d’argent, fortune dépensée par amour dans l’achat des fleurs. De son côté, Chick, le meilleur ami de Colin, a choisi. Entre Alise et Jean-Sole Partre, il a choisi... Partre. De désespoir amoureux, Alise tue Jean-Sole Partre ainsi que tous les libraires qu’elle brûle avec leurs librairies, ayant ruiné sa vie ainsi que les économies de celui qu’elle aime. Colin, travaillant désormais dans l’annonce des morts futures voit son nom sur sa liste et comprend que Chloé va mourir. Chloé morte, lui aussi, moralement. Alise et Chick aussi. Il n’y a plus personne. Même la petite souris demande à un chat de la manger. L’auteur pousse même, ce que l’on pourrait appeler du cynisme, dans la chute du roman, en effet le chat refuse au départ, étant bien nourri, seul un réflexe pourrait lui permettre de commettre cet acte. Et c’est en ces mots que prend fin cette triste histoire « Elle ferma ses petits yeux noirs et replaça sa tête en position. Le chat laissa reposer avec précaution ses canines acérées sur le cou doux et gris. Les moustaches noires de la souris se mêlaient aux siennes. Il déroula sa queue touffue et la laissa trainer sur le trottoir. Il venait, en chantant, onze petites filles aveugles de l’orphelinat de Jules l’Apostolique. »

Même si l’humour demeure, malgré les efforts évidents réalisés par l’auteur, il est surpassé par une tragédie que l’on devine aussi rapidement que notre sourire oublie sa présence sur notre visage. La vie apparaît comme un drame. Et c’est un véritable concert de réflexions sur le travail, la religion (et la malhonnêteté), la maladie, la mort mais aussi l’amitié et l’amour. Alors lorsque l’on a reposé ce livre, on s’arrête quelques instants et l’on se dit que Boris Vian n’était pas humoriste à ses heures perdues mais philosophes à plein temps. Et je dis bravo, malgré le malaise que j’ai ressenti en le lisant.


Posté par MelanieBP à 20:47:00 - ღHღ. BIBLIOTHEQUE LITTERAIRE: PERLES et autres plaisirs - Commentaires [106] - Permalien [#]

Commentaires

    Pour ma part, je vois la souris comme une sorte de divinité tutélaire (les « pénates » latines, qui désignent des dieux personnels chargés de protéger une maison particulière) qui veille sur le couple. En effet, elle ne quittera jamais Chloé et montrera à Nicolas les signes avant-coureurs de la déchéance à venir (ch. 29). Comme elle a failli à sa mission (Chloé est morte et Colin ne va pas mieux) elle préfère mourir.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 21 décembre 2007 à 17:43:40
  • POUR VOUS AIDER

    C'est un peu long, mais je peux vous faire part de ceci :

    L'écume des jours
    STRUCTURE GLOBALE

    Le nombre important de chapitres et la grande place laissée aux dialogues, fait de ce roman un récit écrit de manière filmique, comme un scénario de cinéma. En effet, les chapitres correpondent chacun à des séquences complètes liées chacune à un événement bien particulier, un peu à la manière des scènes au théâtre. Le chapitre I est l'entrée en scène du héros, le chapitre XI est la scène de première rencontre, par exemple.
    Notons également que ce roman commence en hiver et se finit au printemps ce qui va à l'encontre de l'histoire. En effet, on situe un événement en hiver quand tout va mal (cf. le début de Germinal qui se situe en hiver) et au printemps quand la situation s'améliore ou que l'avenir est prometteur (cf. la fin de Germinal qui se situe au printemps, signe que la grève a permis la naissance de temps meilleurs pour les mineurs). Or, ici, la rencontre et le mariage de Colin et Chloé se fait en hiver alors qu'il s'agit d'un événement heureux et la mort de Chloé arrive au printemps.

    Le livre est structuré de manière très rigoureuse et fait appel à des jeux numériques précis et significatifs. Ainsi, si l'on regarde le nombre de chapites (68) et qu'on le divise par 2, on obtient 34 qui est le chapitre au cours duqul on apprend par les docteurs que Chloé est gravement malade. Ce qui pourrait s'apparenter à l'élément perturbateur du schéma narratif, donc un moment très important.
    Si l'on divise 34 par 2, on obtient 17 qui est le chapitre qui correspond aux préparatifs du mariage, autre moment important dans l'évolution de l'histoire du couple Colin-Chloé.
    34 + 17 = 51 qui est le chapitre au cours duquel Colin couve des fusils et se coupe à une fleur métallique, chapitre hautement symbolique concernant l'avenir du couple Colin-Chloé puisqu'il fait état de l'incapacité de Colin à gagner l'argent qui permettrait à Chloé de se soigner.
    Et le chapitre 68 (51 + 17) correspond à la fin, c'est-à-dire à la mort de la souris, qui est comme une sorte de divinité tutélaire (les « pénates » latines, qui désignent des dieux personnels chargés de protéger une maison particulière) qui veille sur le couple. En effet, elle ne quittera jamais Chloé et montrera à Nicolas les signes avant-coureurs de la déchéance à venir (ch. 29). Comme elle a failli à sa mission (Chloé est morte et Colin ne va pas mieux) elle préfère mourir.

    Le chapitre 11 est la scène de première rencontre, un moment-clé. Intéressons-nous à tous les chapitres multiples de 11 :
    22 : Dernier chapitre du mariage.
    33 : Colin et Chloé attendent le docteur.
    44 : Colin cherche un emploi et connaît des démêlés avec une bureaucratie menaçante et violente.
    55 : Les préparatifs du sénéchal qui doit aller saisir Chick et qui sont décrits comme la préparation d'une opération commando.
    66 : Enterrement de Chloé.

    Concernant le nombre de pages, un moment important pour tout récit est la moitié de ce nombre. L'histoire seule (sans l'avant-propos) comporte 282 pages. La moitié se situe donc à 141. Nous en sommes au chapitre 29, qui est celui au cours duquel tout se dérègle autour du couple Colin-Chloé : la souris n'arrive pas à nettoyer la vitre qui ne fait plus entrer le soleil ; Colin découvre que son coffre n'indique pas le vrai niveau de doublezons et qu'il n'est pas aussi riche qu'il le pensait ; Chloé ne va pas très bien (mais n'est pas encore officiellement malade).
    29 X 2 = 58, chapitre très court (1 page) au cours duquel la menace qui pèse sur Chick se précise. Cette constatation permet de mettre en évidence l'évolution en parallèle des couples Colin-Chloé et Chick-Alise. En effet, au chapitre qui nous fait part que des menaces pèsent sur le couple principal, on a, en écho, celui qui nous fait part de la menace qui pèse sur Chick. Evolution qu'on peut constater aussi en comparant les chapitres 44 et 55.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 21 décembre 2007 à 17:45:08
  • POUR VOUS AIDER (RE)

    L'ECUME DES JOURS
    LE JAZZ


    Le jazz est un élément important qu'on retrouve d'abord au début et à la fin du livre à travers trois lieux mêlés à des dates fantiasistes. Les dates ne sont là que pour attirer notre attention sur les trois villes qui sont, dans l'ordre d'apparition : La Nouvelle-Orléans (fin de l'avant-propos), Memphis (lieu supposé du début de l'écriture du livre) et Davenport (lieu supposé de l'écriture du livre).
    Ces villes ne sont citées que parce qu'elles sont des lieux importants concernant la naissance du jazz et son évolution à travers les Etats-Unis. En effet, né à La Nouvelle-Orléans, ce style musical lié aux esclaves noirs américains qui s'en servaient pour chanter leurs états d'âme (Blues en américain) s'est développé en suivant le Mississippi jusqu'à Davenport au nord en passant par Memphis. Une dernière ville importante pour cette musique, Chicago n'est pas citée dans le livre, mais est malgré tout évoquée à travers le prénom Chick.
    Une question se pose : quel est le rapport entre ce style musical et l'histoire de l'écume des jours dans laquelle la musique ne joue aucun rôle central ?
    La réponse se trouve dans le prénom du principal personnage féminin : Chloé. En effet, ce prénom est aussi le titre d'une chanson de Duke Ellington, très grand compositeur de jazz, qui est à l'origine d'un style particulier appelé « moody » ou « sultry tune » et qu'on pourrait traduire par triste, morose, étouffant, lourd, mais avec des connotations sensuelles assez fortes. Or, le registre du récit peut également être qualifié avec les mêmes termes. Le jazz, tout au moins celui pratiqué par Duke Ellington et ceux qui se sont inspirés de son style, est donc un élément important de l'histoire en ce sens qu'il permet d'insister sur l'atmosphère du récit.
    Dans l'ordre du livre, les allusions au jazz sont les suivantes (la pagination est celle de l'édition Le livre de Poche N°30899 de juin 2007) :

    1 – p.17, avant-propos : « la musique de La Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington »

    2 – p.18, avant-propos : « La Nouvelle-Orléans. 10 mars 1946 »

    3 – p.24, ch I : « La pièce, de quatre mètres sur cinq environ, prenait jour sur l'avenue Louis-Armstrong », l'un des grands noms des débuts du jazz style « New Orleans »

    4 – p.29, ch I : « J'ai obtenu à partir de la Black and Tan Fantasy un mélange vraiment ahurissant. » Ce titre (qu'on pourrait traduire par « Fantaisie noire et tannée », de la couleur de la peau des noirs américains à l'origine du blues et du jazz), comme Chloe, fait partie du style « Jungle » inventé par Duke Ellington et qui utilise principalment les cuivres, style dont le nom évoque ce que deviendra l'appartement de Colin.

    5 – p.30, ch I : « ...lorsqu'on joue un morceau trop hot, il tombe des morceaux d'omelette et c'est dur à avaler. » Un morceau « hot » est un morceau très enlevé et dans lequel l'improvisation joue un grand rôle. Jeu de mots avec « hot » = « chaud » en anglais.

    6 – p.30, ch I : « Je vais m'en faire un sur Loveless Love, dit Chick. » Ce titre qui s'intitule aussi Careless Love (« amour sans amour » ou « amour négligent ») annonce le comportement de Chick à l'égard d'Alise.

    7 – p.49, ch VI : « ... l'une d'elles consisterait à danser le biglemoi sur un rythme de boogie-woogie » Le boogie-woogie est un style de jeu du blues basée sur une ligne de basse répétitive de 12 mesures ramenée à 8 tandis que la mélodie improvise librement sur le thème. Cette musique rappelle le bruit des boogies d'un train, d'où son nom, et « balance » fortement.

    8 – p.49, ch VI : « Je conseille à Monsieur un tempo d'atmosphère, dans le style de Chloe, arrangé par Duke Ellington, ou du Concerto pour Johnny Hodges ... dit Nicolas. Ce qu'outre-Atlantique on désigne par moody ou sultry tune. » Sous-titrée Song of the Swamp (Chanson du marécage), Chloe annonce autant le personnage féminin que l'ambiance liée à sa maladie causée par une plante des eaux stagnantes : le nénuphar. L'atmosphère musicale est en outre mélancolique, comme le seront les personnages de Chloé et Colin. Première allusion à cette chanson.
    L'autre morceau est un titre inventé par Vian pour rendre hommage à l'un des musiciens préférés de Duke Ellington et qui interpréta, entre autres, Chloe.

    9 – p.65, ch XI : « ...êtes-vous arrangée par Duke Ellington ? Demanda Colin ... » Il s'agit d'une deuxième allusion à la chanson Chloe d'Ellington.

    10 – p.74, ch XII : « Chick écouta. C'était Chloe, dans l'arrangement de Duke Ellington. » Troisième allusion à cette chanson.

    11 – p.111, ch XXI : « L'Ouverture et le Cérémonial étaient écrits sur des thèmes de blues. » Le terme « blues » vient de l'abréviation de l'expression anglaise « Blue devils » (littéralement « démons bleus »), qui signifie « idées noires ». Cela renvoie aussi à la recherche de la note « bleue ». Il s'agit de la quarte augmentée de la tonalité principale du morceau. Elle donne une sonorité particulière caractéristique du blues. Elle a probablement pour origine la musique africaine dans laquelle le tempérament n'existait pas et fut probablement introduite au début du blues par les esclaves noirs américains. Il faudrait vendre son âme au diable pour pouvoir jouer et trouver cette « note bleue ». L'instrumentiste tente d'imiter la complainte du chanteur. L'une des plus anciennes références au blues se retrouve dans une farce de George Colman le Jeune, Blue devils, a farce in one act (1798). Plus tard, au cours du XIXe siècle, l'expression était employée comme euphémisme pour désigner le delirium tremens (affection psychiatrique liée à l'abus d'alcool et qui provoque des hallucinations terrifiantes) ou la police.
    L'utilisation de l'expression dans la musique noire américaine remonte au moins à 1912 à Memphis dans le Tennessee avec le morceau de William Christopher Handy, Memphis Blues. Dans les paroles, le mot blues traduit un état d'âme mélancolique.
    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Blues#.C3.89tymologie)

    12 – p.111-112, ch XXI : « Pour l'Engagement, Colin avait demandé que l'on jouât l'arrangement de Duke Ellington sur un vieil air bien connu, Chloe. » Quatrième allusion à cette chanson.


    13 – p.128, ch XXVI : « Colin et Chloé, l'un près de l'autre, se laissaient insoler sans rien dire et leurs coeurs battaient tous deux sur un rythme de boogie » (cf. point N°7).

    14 – p.148, ch XXX : « Ils tournèrent dans la rue Sidney-Bechet » Musicien et compositeur du style « New Orleans ».

    15 – p.156, ch XXXIII : « - Qu'as-tu mis ? Demanda Chloé. Elle souriait, elle le savait bien. »
    Cinquième allusion à la chanson Chloe d'Ellington.

    16 – p.157, ch XXXIII : « - C'était The Mood to be Wooed ... dit Colin. Chanson de Johnny Hodges et Duke Ellington dont le titre pourrait être traduit par : « l'envie d'être courtisée ».

    17 – p.160, ch XXXIV : « - Qui est malade ? / - Chloé, dit Colin. / - Ah! Dit le professeur, ça me rappelle un air ... / - Oui, dit Colin, c'est celui-là. » Sixième allusion à la chanson Chloe d'Ellington.

    18 – p.161, ch XXXIV : « Vous connaissez Slap Happy » ? Morceau enregistré par Duke Ellington et le contrebassiste Billy Taylor qui jouait en « giflant » (to slap) les cordes de l'instrument.

    19 – p.167, ch XXXV : « - Allô ? La maison Gershwin ? » Compositeur new-yorkais qui signait plutôt des mélodies commerciales pour des des comédies musicales, par exemple. D'où son utilisation pour un vitrier.

    20 – p.198, ch XLII : « ... c'était la rue Jimmy-Noone et l'enseigne était peinte à l'imitation du mahogany Hall de Lulu White » Jimmy Noone était un clarinettiste, vétéran du style « New Orleans » qui finit sa carrière à Chicago. Le Mahogany Hall était un bordel somptueux de Storyville, le quartier chaud de La Nouvelle-Orléans et Lulu White était l'une des pensionnaires les plus pittoresques. Cette allusion graveleuse est là pour montrer que la boutique dans laquelle rentre Chick est peu recommandable, ce qu'on comprendra rapidement puisqu'il va profiter de la crédulité du collectionneur de Partre pour l'escroquer.

    21 – p.217, ch XLV : « Je vais vous jouer le Blues du Vagabond », chanson enregistré par Duke Ellington, avec, entre autres, Johnny Hodges.

    22 – p.217, ch XLV : « ... les notes s'envolaient, aussi aériennes que les perles de clarinette de Barney Bigard dans la version de Duke. » Il s'agit d'un des musiciens qui a enregistré le morceau ci-dessus avec Duke Ellington.

    23 – p.217, ch XLV : « ... l'air qui ressortit de lui ressemblait beaucoup plus à Chloe qu'au Blues du Vagabond. » Septième et dernière allusion à la chanson Chloe d'Ellington. En fait, ce blues du vagabond s'apparente à Colin qui erre comme une âme en peine à la recherche d'argent pour Chloé et qui s'efface devant sa principale préoccupation : Chloé elle-même, représentée par la chanson qui porte son nom.

    24 – p.218, ch XLV : « - Si je jouais Misty Mornin' ? Proposa l'antiquaire. » Chanson enregistrée par Duke Ellington et qu'on pourrait traduire par « matin brumeux » qui représente l'état d'esprit de Colin.

    25 – p.218-219, ch XLV : « ... il joua encore Blue Bubbles ... » Chanson enregistrée par Duke Ellington et qu'on pourrait traduire par « Bulles bleues » avec une référence au Blues (cf. point 11), donc, encore une fois, à l'état d'âme mélncolique (« bluesy ») de Colin.

    En-dehors de celles la fin du livre, les références au jazz s'arrêtent ici, c'est-à-dire avec la vente du pinococktail, qui obligera Colin à travailler.
    Or le livre a été écrit en 1946, au moment de la Libération, quand la jeunesse dorée parisienne exprimait son soulagement de voir la guerre finie en faisant la fête dans les caveaux de Saint-Germain-des-Près où l'on jouait du jazz, musique arrivée en France avec les GI américains.
    Donc, Colin, contraint d'utiliser son temps à travailler, ne peut plus s'amuser avec les autres jeunes gens et se retrouve donc au même niveau que les autres, qu'il décriait pourtant aux chapitres XXIV et XXV.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 21 décembre 2007 à 17:45:35
  • LE TITRE

    Quant au titre, il est assez énigmatique, évidemment mais pas ininterprétable. L'écume est ce qui reste de quelque chose et qu'on enlève (l'écume de la mer, l'écume de quelque chose qu'on cuisine ...). Il s'agirait donc ici de parler de ce qu'on rejette du quotidien, en l'occurrence la maladie, la vieillesse et la mort.

    La makladie et la mort sont celles de Chloé. La vieillesse est rejetée en permanence. Le plus vieux personnage est Nicolas qui a 29 ans. Colin croise une vieille dame et pleure. Les parents d'Isis sont évoqués mais jamais présents. Les personnages principaux ont 22 ans pour les garçons (Chick et Colin) et 18 pour les filles (Chloé, Alise et Isis).

    Posté par LeGrizzly, vendredi 21 décembre 2007 à 17:51:23
  • POUR FINIR (JE SUIS BIEN BAVARD)

    Au cours de la lecture, faites attention aux fleurs au froid et aux toux. Jusqu'à la déclaration officielle de la maladie par le Professeur Mangemanche, vous avez une très grande quantité d'éléments en apparence insignifiants mais destinés à préparer le lecteur au dénouement. Un exemple pour vous aider : p. 25, il est fait état du "Spectre de la rose". Or la rose est le symbole de l'amour. Associé au mot spectre, il prend une dimension inquiétante surtout si l'on remet le tout en contexte.

    Un autre exemple. page 106, Chloé porte un camélia, référence évidente à "La dame aux camélias" d'Alexandre Dumas qui fait état d'un personnage appelé Marguerite qui porte un camélia rouge ou blanc selon qu'elle est libre ou non pour ses amants et qui est atteinte ... de la tuberculose.

    Bonne chasse !

    Posté par LeGrizzly, vendredi 21 décembre 2007 à 17:58:07
  • merci pour ces articles tres complets qui m'on permi de comprendre beaucoup de chose tu as fait un travail génial !!! merci

    Posté par lycéenne, mercredi 16 janvier 2008 à 06:33:02
  • Aidez moi svp

    à quel lieu nous fait penser les wagons ou sont installés les mariés ?
    enquoi ce marriage s'éloigne t'il d'un marriage traditionnel ? en quoi s'en rapproche t'il ?
    merci d'avance

    Posté par amélie, dimanche 20 janvier 2008 à 14:26:26
  • Amélie > Les wagons font penser au train fantôme des foires, mais aussi au "Tunnel of Love" (à cette différence que cette dernière attraction se passe sur l'eau). Il s'agit de mettre en balance autant l'amour que la mort, ainsi que le fait Vian tout au long du roman. En effet, si tu regardes tous les passages où Colin et Chloé sont ensemble, il y et question autant d'amour que de mort (comme le passage où ils passent dans un tunnel où se trouvent des volières (ch 13, p 79, édition le livre de poche, celle qui figure en photo pour cet article qu'on commente en masse !)

    Le mariage s'éloigne d'un mariage traditionnel en ce sens qu'il en prend le contrepied total et s'en rapproche dans la mesure où l'auteur utilise les mêmes lieux, les mêmes acteurs, la même cérémonie.

    lycéenne > Merci pour votre compliment, mais je vais être modeste, c'est touit simplement mon métier.

    Posté par LeGrizzly, lundi 21 janvier 2008 à 22:03:04
  • Au fait, je m'excuse de squatter indûment ce blog pour étaler ma science. Vous pouvez toujours venir sur le mien et me laisser un message mail si vous voulez des renseignements sans importuner davantage notre aimable hôtesse. Cela dit, si elle est d'accord pour qu'on s'installe sur son blog, je reviendrai avec plaisir ...

    Posté par LeGrizzly, lundi 21 janvier 2008 à 22:07:25
  • Un petit peu d'aider

    J'ai du mal à répondre à une question et jaimerai un peu d'aider svp*

    La question est: Comment le thème du bonheur est-il abordé dans cette oeuvre?

    merci

    Posté par nini, jeudi 24 janvier 2008 à 16:34:37
  • nini > Cherchez dans plusieurs directions :

    1 - Le bonheur dans l'amusement (la fête chez Isis, la patinoire, etc ...)

    2 - Le bonheur dans l'amour : Colin/Chloé ; Chick/Alise ; Nicolas/Isis

    3 - Le bonheur dans le travail : réel (Nicolas) ou supposé (la mine de cuivre, par exemple)

    4 - Le bonheur dans la possession matérielle (Colin et Chick)

    Mais (car il y a un "mais"), le bonheur a toujours un revers puisque chacun de ces bonheurs sera source d'un malheur. L'amusement se finit mal (Colin apprend à la patinoire que Chloé est malade) ; les amours se finissent en drames mortels ; le travail est aliénant, mortel ou source d'épuisement (Nicolas vers la fin) ; la possession matérielle finit aussi en drame : la "collectionnite" de Chick l'amène à négliger Alise et ses impôts ce qui amènera leur mort à tous les deux / dès que Colin n'a plus de possessions matérielles, Chloé meurt.

    J'espère vous avoir guidée.

    A bientôt.

    Posté par LeGrizzly, samedi 26 janvier 2008 à 18:35:28
  • besoin d'aide

    j'ai un exposé à faire sur la violence dans l'écume des jours et j'ai une question qui me pose problème je ne sais vraiment pas comment répondre. Voici la question : "un roman violent pour le lecteur?"

    Posté par BIBI, mercredi 30 janvier 2008 à 17:41:15
  • BIBI > La violence est omniprésente dans "l'écume des jours". Une jeune fille qui meurt en pleine jeunesse, c'est violent. Un couple qui se déchire (Chock-Alise), c'est violent. Le travail est vu comme très violent. Plusieurs scènes font état d'une violence banalisée : à la patinoire, pendant la conférence de Partre, les rapports entre Chick/Colin et l'admiistration, l'enterrement de Chloé, le rapport à la religion, le rapport à l'argent, etc ... C'est comme le sable sur la plage : il n'y a qu'à se baisser. Ouvrez le livre n'importe où et lisez quelques pages, il y a de grandes chances pour que vous tombiez sur une scène violente.

    Posté par LeGrizzly, mercredi 30 janvier 2008 à 18:27:40
  • EFFETS D'ANNONCE

    L'écume des jours
    ELEMENTS PROLEPTIQUES

    Tout au long du livre et jusqu'à ce que sa maladie soit déclarée, on trouve des éléments insignifiants en apparence, mais qui ont valeur de prolepse (d'anticipation) et qui préparent le lecteur à accepter la maladie de Chloé comme allant de soi. Ces éléments sont le plus souvent relatifs aux fleurs, au froid, à la poitrine ou à des toux et se font plus nombreux et plus proches au fur et à mesure qu'on approche de l'annonce officielle de la maladie de Chloé.

    p.22 : Les souris (notamment celle à moustaches noires) dansent dans les rayons du soleil qui entrent dans le couloir de la cuisine.
    p.25 : Evocation du Spectre de la rose dansé par deux embryons de poulet dans du formol et entourés de branches de mimosa.
    p.45 : Colin cueille une orchidée bleue et rose.
    p.45 – 46 : Colin évoque les boutiques de fleuristes qui n'ont pas de rideau de fer car personne ne songe à les dévaliser.
    p.46 : Colin cueille une orchidée orange et grise et qu'il dit avoir la couleur de la souris à moustaches noires.
    p.66 (scène de première rencontre) : Colin a comme une musique militaire allemande au milieu du thorax quand il voit Chloé.
    p.67 – 68 (scène de première rencontre) : alors qu'il parle avec Chloé, colin tousse par deux fois et quand on lui tape dans le dos, ça fait comme un gong balinais.
    p.79 : alors que Colin et Chloé se promènent ensemble, ils passent dans un souterrain dans lequel il y a un courant d'air violent provoqué par les pigeons de rechange. Le petit nuage ne les a pas suivis.
    p.81 : toujours pendant la promenade, Chloé dit ne pas avoir froid quand Colin (ou le nuage ?) est là.
    p.83 : Alors que Chloé est dans le midi, le couple Alise-Chick se dégrade.
    p.95 : Pendant les préparatifs du mariage par le chuiche, le bedon et le religieux, il y a du brouillard et des nuages gris en flocons dans l'église.
    p.97 : Toujours pendant les préparatifs, les parachutes du chuiche, du bedon et du religieux sont comparés à des corolles.
    p.98 : Toujours pendant les préparatifs, Chloé se mire dans l'eau du bassin d'argent.
    p.99 : Toujours pendant les préparatifs, Alise et Isis vont enfiler une robe d'eau claire.
    p.105 : Pendant que Colin et Chick vont chercher Chloé pour aller à la noce, le ciel reste bleu, l'hiver tire à sa fin.
    p.106 : De nouveau, évocation des robes couleur d'eau.
    Toute la chambre de Chloé est pleine des fleurs blanches choisies par Colin.
    Sur l'oreiller, il y a un pétale de rose rouge.
    L'odeur des fleurs et le parfum des filles se mêlent étroitement.
    Alise porte une orchidée mauve dans les cheveux.
    Isis porte une rose écarlate.
    Chloé porte un gros camélia blanc (référence explicite à la Dame aux camélias, d'Alexandre Dumas, roman dans lequel Marguerite Gautier, l'héroïne, est atteinte de la tuberculose), une gerbe de lis et un bracelet de feuilles de lierre.
    p.114 : Fin du mariage. Le couple et douze invités (figurant ainsi une sorte de Cène) regardent les fleurs de l'autel et sentent le froid les frapper au visage.
    Chloé se met à tousser.
    p.116 : La souris à moustaches noires remarque que le soleil entre moins bien dans le couloir de la cuisine.
    Chloé a du mal à se tenir debout.
    p.119 : Pendant le trajet du voyage de noces, sur l'ancienne route, le coeur de Chloé bat trop vite.
    p.127 : Devant l'hôtel, les pommiers fleurissent puis dégénèrent rapidement en mousse verte (comme celle évoquée à la page 120, sur les bas-côtés de la route).
    p.128 : Chloé joue avec un tas de neige qui ne fond pas.
    Sous la neige, il y a des primevères, des bluets et des coquelicots.
    p.129 : Chloé tousse comme une étoffe de soie qui se déchire.
    p.130 : Le lendemain matin, dans la chambre d'hôtel, Chloé s'est réveillée la poitrine recouverte de neige.
    p.131 : Chloé dit avoir froid à cause de la neige.
    p.137 : Pendant la conférence de Jean-Sol Partre, Alise dit à Isis que Chloé n'est pas bien portante.
    p.139 : Partre tousse comme un fou après l'effondrement d'une verrière.
    p.140 : Les soleils entrent mal et les souris ne semblent pas en être gênées sauf celle à moustaches noires.

    MOITIE DES PAGES

    p.142 : La souris à moustaches noires s'abime les pattes à nettoyer en vain les carreaux du couloir.
    p.142 – 143 : Colin a le coeur en forme d'orange.
    Le coffre-fort indique un mauvais niveau de doublezons.
    p.145 : La souris à moustaches noires est soignée et marche avec des béquilles.
    p.146 : Des fleurs vertes et bleues poussent le long des trottoirs.
    p.147 : Alors qu'elle est dehors, Chloé rayonne et ses cheveux sentent les fleurs.
    p.149 : Avec Isis, Chick et Alise, Colin et Chloé parlent de la neige et Chloé porte la main à sa poitrine.
    p.151 : Colin est à la patinoire et quand il est appelé au téléphone, il devient comme la glace parce qu'il apprend que Chloé est malade.
    p.153 : Pendant que Colin court vers Chloé, le narrateur nous raconte ce qui se passe pour Chloé. C'est le seul cas de dissociation du couple par passage, dans un même chapitre, d'une focalisation interne à une focalisation zéro.
    p.155 : Des soucis (une fleur orange appelée comme ça parce qu'il est très difficile de s'en débarrasser dans un jardin) s'amassent au pied de la plate-fome du lit.
    Evocation physique de la douleur que ressent Chloé dans la poitrine.
    p.156 : Le coeur de Colin tient toute la place dans sa poitrine.
    p.158 : Arrivée des docteurs.

    MOITIE DES CHAPITRES

    p.172 : Renvoi de fleurs est le titre du dernier livre de Partre acheté par Chick. Il a des hors-textes de Kierkegaard, un philosophe du désespoir (à rapprocher de l'absurde de Camus).
    p.175 : L'air extérieur est chargé de fleurs et de soleil.
    p.182 : Le soleil entre moins dans la pièce selon Chloé.

    C'est le printemps.

    On constatera, à propos de ce dernier point, que le roman commence en hiver, une période habituellement associée à la mort dans la littérature et se finit au printemps (qui est annoncé au moment où tout va mal), période habituellement associée à la jeunesse et au renouveau dans la littérature. On comprend donc, dès le début que le roman finira mal et que Chloé ne sera jamais adulte puisqu'elle meurt au printemps.

    Posté par LeGrizzly, mercredi 30 janvier 2008 à 18:28:13
  • pouvé vs m aidez

    je dois faire une affiche sur L'écume des jours je cherche une description precise des personnage ainsi qu'une photo savez vous où je pourrai en trouver?? merci beaucoup

    Posté par laure59, vendredi 1 février 2008 à 12:08:14
  • Il n'existe malheureusement aucune description précise des personnages (relisez simplement le premier chapitre pour vous en convaincre) et encore moins de photos ! La seule photo que vous pourriez utiliser est celle de "l'acteur qui joue le rôle de Slim dans Hollywood Canteen", puisque c'est ainsi que Vian décrit Colin. Il va donc falloir faire fonctionner votre imagination et donner votre propre version picturale des personnages du roman dont la sule chose qu'on puisse dire c'est qu'ils ont aux alentours de 18 ans. Sauf Nicolas qui en a 29.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 1 février 2008 à 14:39:14
  • Il n'existe malheureusement aucune description précise des personnages (relisez simplement le premier chapitre pour vous en convaincre) et encore moins de photos ! La seule photo que vous pourriez utiliser est celle de "l'acteur qui joue le rôle de Slim dans Hollywood Canteen", puisque c'est ainsi que Vian décrit Colin. Il va donc falloir faire fonctionner votre imagination et donner votre propre version picturale des personnages du roman dont la sule chose qu'on puisse dire c'est qu'ils ont aux alentours de 18 ans. Sauf Nicolas qui en a 29.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 1 février 2008 à 14:51:26
  • bonjours, je voudrai savoir quelle est le nom de la fleur, celle qui guerie chloé du nénuphar merci

    Posté par vieille59, samedi 2 février 2008 à 15:00:25
  • vieille 59 > Aucune ne guérit Chloé. Cetraines l'aident à aller mieux, c'est vrai, mais le mieux serait sans doute de lire le livre ?

    Posté par LeGrizzly, samedi 2 février 2008 à 21:23:11
  • couple chloé/colin

    bonjour, je dois étudier le thème suivant: le couple
    Chloé/Colin.Mais j'ai du mal a m'impregner du livre... pouvez-vous m'aider? Merci

    Posté par axou, dimanche 3 février 2008 à 13:18:04
  • axou > Vous imprégner du livre ? Je ne sais pas très bien ce que vous voulez dire par là ... A moins que ça ne signifie que vous deviez le lire ?

    Posté par LeGrizzly, dimanche 3 février 2008 à 20:36:38
  • pouvez vous me dire quelle fleur achete colin pour tenter de guerir chloé de sa maladie merci

    Posté par naima, lundi 4 février 2008 à 14:11:06
  • naima > Il faudrait dire quelleS fleurS achète Colin. Et cette réponse se trouve dans le livre. Essayez à partir du chapitre 34 qui est celui au cours duquel le Professeur Mangemanche pose son diagnostic.

    Posté par LeGrizzly, mercredi 6 février 2008 à 10:34:16
  • Besoin D 'aide , urgent

    Je dois faire un commentaire sur la maladie de chloé , chapitre 42 et parlez de l univers poétique et de la modification de l espace .
    Je bloque sur l univers poétique .
    Merci de bien vouloir m aider ...

    Posté par lolo, vendredi 15 février 2008 à 16:36:27
  • Bonjour !
    J'ai moi aussi un commentaire à réalisé sur la maladie de chloé! j'ai fait mais deux première partie: - la maladie de chloé
    -La modifications de l'espace
    Seulement je ne comprend pas le dernière axe qui est l'univers poétique !De quoi faudrait t'il parlé dans ce dernier axe?
    En ce qui concerne grizzly il faudrait peut être que tu te mette a la lecture! Sa aide pour répondre au questions !

    Posté par Lycéenne, mardi 19 février 2008 à 16:57:13
  • Bonjour !
    J'ai moi aussi un commentaire à réalisé sur la maladie de chloé! j'ai fait mais deux première partie: - la maladie de chloé
    -La modifications de l'espace
    Seulement je ne comprend pas le dernière axe qui est l'univers poétique !De quoi faudrait t'il parlé dans ce dernier axe? Nopus sommes au chapitre 41
    En ce qui concerne grizzly il faudrait peut être que tu te mette a la lecture! Sa aide pour répondre au questions !

    Posté par Lycéenne, mardi 19 février 2008 à 17:03:10
  • LOLO

    l'univers poétique c'est la métaphore du cancer que l'on figure en Nénuphar!!!

    Posté par La rousse, jeudi 21 février 2008 à 10:12:59
  • le malheur

    bonjour,

    J'ai un commentaire à faire sur le thème de malheur dans le livre. Mais je ne sais pas vraiment sur quoi axer mes recherches ( à part mort, violence, maladie), je ne sais pas vraiment quelles significations donner au nénuphar ( je sais qu'il symbolise la mort etc...)
    pourriez vous me donner quelques pistes de reflexions ???
    merci d'avance :-)

    Posté par titoudu30, jeudi 21 février 2008 à 14:24:37
  • HELP ME !!

    Saluut
    J'ai une fiche de lecture à faire sur l'écume des jours pour le 28/02/08 & parfois je ne comprend pas du tout les questions :S
    Donc j'aimerais que vous m'aidier sur sa :

    1)comment interpréter vous le titre ?
    et ..
    2)contexte d'écriture de l'oeuvre ?

    Merci beaucoups de me donnez les réponces :)

    Posté par J o o y, jeudi 21 février 2008 à 14:39:30
  • Lycéenne > L'univers poétique c'est tout ce qui concerne l'utilisation non utilitaire du langage : les images poétiques, l'utiloisation de mots étranges ou décontextualisés.

    Jooy > L'écume, c'est ce qui remonte à la surface. Comme les nénuphars. Mais aussi l'amertume.

    Contexte : époque d'écriture, l'immédiat après deuxième guerre mondiale à Saint-Germain-des-Prés dans le milieu de la jeunesse dorée parisienne avec l'effervescence jazz (Duke Ellington, par exemple) et existentialiste (Jean-Paul Sartre (= Jean-Sol Partre) et Simone de Beauvoir (= La duchesse de Bovouard))

    titoudu30 > N'xez pas vos recherches que sur Chloé/Colin, mais ussi sur le couple Alise/Colin, qui va lui aussi vers le malheur mais à cause du comportement addictif de Colin. Il y a aussi le malheur de travailler et celui de manquer d'argent. Sinon, vos pistes étaient déjà très bonnes.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 22 février 2008 à 15:28:55
  • Lycéenne > J'ai déjà répondu à Lolo pour l'univers poétique. Sinon, pour ce qui concerne la lecture, je pense avoir déjà donné (voir mes longs messages ci-dessus que j'ai également reproduits sur mon blog).

    Pour ce qui est des réponses, je donne des indications. Pas LA réponse, puisqu'en littérature, il n'existe pas UNE réponse mais DES réponses qui peuvent être toutes aussi bonnes et intéressantes à partir du moment où elles sont justifiées par des éléments précis tirés du texte.

    Vous estimez que vous pourrez trouver une réponse toute faite à la question que vous posez alors que ce n'est qu'une illusion. S'il n'y avait qu'une seule réponse à toutes les questions qu'on se pose en littérature, pourquoi des étudiants de doctorat ès lettres feraient, aujourd'hui encore, des thèses de plusieurs centaines de pages sur "l'écume des jours" ?

    Que vous cherchiez des indications pour vous aider, c'est très légitime, mais n'attendez pas (de moi en tous cas) qu'on fasse votre travail à votre place.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 22 février 2008 à 15:33:14
  • Lolo > Je rajouterai que la manière, pour un romancier, de mettre en place un contexte spatio-temporel (un décor, par exemple) fait partie de son univers poétique. Voyez "une vie" de Maupassant ou "le lys dans la vallée" de Balzac où certaines descriptions de paysages sont très érotiques ; ou bien encore "Germinal", de Zola où les descriptions font écho aux préoccupations des personnages : sombres quand le malheur les environe, plus gaies quand l'espoir revient.

    Posté par LeGrizzly, vendredi 22 février 2008 à 15:36:53
  • Mercii =D

    Sérieux mercii beaucoups pour les réponces
    Troop contente =D

    Bisouuuus ( K )

    Posté par J o o y, samedi 23 février 2008 à 12:21:00
  • help me!! c'est important

    J'aimerai avoir un paragraphe sur la souris avec toute les étapes et bien structuré car il me manque encore des éléments.
    Je dois le rendre le 25 février 2008
    Merci d'avance

    Posté par alex, dimanche 24 février 2008 à 12:49:26
  • besoin d'un petit coup de main merci d'avance

    bonjour je suis éleves de seconde et mon proffesseur de francais ma donner un commentaire litteraire de francais a faire sur la maladie de chloe de "boris vian" et je doit le rendre demain je me suis uen peu laissé prendre au dépourvu donc si vous avez des informations pouvant m'aidez cela m'aiderez beaucoup merci d'avance

    Posté par boris, lundi 25 février 2008 à 15:51:49
  • le contexte

    BOnjour,

    j'aimerais avoir quelques infos sur le contexte historique, culturel et social lorsque Boris vian a écrit l'Ecume des jours.
    ( je sais que c'est l'après-guerre etc... mais c'est quelque chose d'assez maigre, et je doute que ça plaise à ma prof )
    merci d'avance

    Posté par titoudu30, mardi 26 février 2008 à 11:09:53
  • Exposé URGENT !!!

    Voilà, nous avons besoin de votre aide. Nous avons (un groupe de la classe et moi) un exposé(niveau seconde) à préparer de toute urgence de préférence avant demain (si possible) ou jeudi au plus tard. L'exposé porte sur le langage et le réel dans le roman, le plan est :

    I Comment le langage mène t-il a un monde réel et imaginaire.

    II L'humour et la cruauté dans le roman

    III La fonction du langage dans le roman


    Merci d'avance pour votre aide !

    Posté par Mario et Luigi, mardi 4 mars 2008 à 16:40:59
  • urgent

    expliquer moi la relation amoureuse entre chick et alise et cloé et colin

    Posté par morgane1315, samedi 8 mars 2008 à 18:40:57
  • quel sont les motif récurent du livre

    Posté par morgane1315, samedi 8 mars 2008 à 18:42:40
  • luniver fantésiste à partir d'exemple representatif

    Posté par morgane1315, samedi 8 mars 2008 à 18:44:22
  • Urgent

    c'est quoi la situation sociale de colin et chloé et de chick ?
    quels sont les gouts et les occupations de colin ?
    dans quel but colin a-t-il donné 25 000 doublezons a chick ? A quoi les a-t-il utilisés ? quelles skont les aides de Colin ? sont-elles efficaces ?

    Posté par Manon, mercredi 12 mars 2008 à 16:45:19
  • Svp aidez-moi ..

    Posté par Manon, mercredi 12 mars 2008 à 16:54:55
  • Aidez moi vite svp

    J'aimerais savoir si Boris vian dénonce dans ce livre le mouvement existencialiste ou au contraire fait partie de ce courant, répondez moi svt c'est important est urgent, merci pour toutes les info déjà présentes sur le site !

    Posté par Loulou, samedi 15 mars 2008 à 17:28:06
  • Dsl j'en ai aucune idée mais je cherche aussi une réponse donc s'il vous plait les gens répondez !

    Posté par Justine, samedi 15 mars 2008 à 17:30:32
  • Excellent commentaire pour un roman qui ne laisse pas indifférent !

    Posté par nicolas, mardi 27 mars 2007 à 21:20:59
  • Le rôle de la souris

    Pouvez_vous en dire plus sur le rôle de la souris dans l'ecume des jours svp?

    Posté par Lola, dimanche 22 avril 2007 à 18:02:46
  • Je ne sais trop... Rôle du témoin peut-être? Elle regarde mais est aussi victime de son environnement. Comme le lecteur qui lit et qui se retrouve malgré lui "victime" de l'avalanche de questions philosophiques, il sait que les diatribes indirectes lui sont adressées, il sent cette vie qui ne tient qu’à un fil… La souris l’aide en son interprétation car c’est comme si lui-même était dans l’histoire à travers elle. Lui et elle sont extérieurs à l’action en quelques sortes mais aussi directement concernés. Apportant des rayons de soleil elle apporte de la lumière dans tous les sens du terme: elle éclaire et la pièce et la situation.
    Je suis désolée de ne pas trop pouvoir vous aider, comme je le disais je n'ai pas lu ce livre dans un cadre d'étude, et la souris n'a à elle que quelques lignes par-ci par-là, et j’interprète toujours très personnellement. Par contre, si vous trouvez son rôle exact, je serais ravie de le connaitre!

    Posté par MélanieLP, dimanche 22 avril 2007 à 18:14:27
  • bonjour

    pouvez vous m'expliquez la conclusion de Boris Vian à en tirer sur l'amour dans l'écume des jours ??
    je vous remerci d'avance !!
    a bientot !!

    Posté par cricri, lundi 14 mai 2007 à 19:35:42
  • L'Amour de l'Autre me semble apparaître ici comme une véritable abstraction de sa propre personne. Mais ce n'est pas très réjouissant, il faut tout de même penser à soi. Ou alors, on peut aussi remarquer que c'est comme si l'un se fondait dans l'autre. Chloé est malade, tout dans le livre s'en ressent, l'appartement se meurt mais Colin aussi. Hélas l'Amour ne sort pas triomphant, l'Amour de Colin pour Cholé ne la sauve pas, et l'Amour d'Alise pour Chick entraîne au crime et se conclut par leur mort à tout deux. Je pense que Boris Viant laisse au lecteur la possibilité de se faire sa propre opinion, à savoir Amour=Espoir et Avenir ou Amour=Décadence ou sans issue.
    A part çà, je ne vosi pas, quelques temps déjà que je l'ai lu...

    Posté par MélanieLP, lundi 14 mai 2007 à 19:42:17
  • titre

    pouvait vous m'explique le titre? votre interpretation du titre?

    Posté par Loris, jeudi 31 mai 2007 à 04:18:30
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