ღ♥ Mon aire de repos ღ♥

André Gide: "Le plus grand bonheur après qu'Aimer est de confesser son Amour..."... pour sa passion. Mon aire de repos : un temps de pause, des pensées, des écrits (scolaires ou non), du ciné, des livres… I’m lovin’ it !

dimanche 18 février 2007

Tentation, Stephenie Meyer

tentation« "Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. " Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence.
Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ? »

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J’en ai encore le souffle coupé (et c’est le cas de le dire). Petite sortie habituelle avec ‘titit frère à la bibliothèque. En général, la procédure est simple : chacun son étage, lui au premier, moi au second. Mais pas cette fois. Il faut dire que cela fait déjà quelques années que j’ai quitté les rayons du premier, à un tel point qu’avec le déménagement de la bibliothèque, je n’avais toujours pas découvert ce fond de salle aux ouvertures en forme d’hublots. Décor très neutre certes, deux sièges et une petite table basse. Et dessus, deux, trois livres sortis récemment déposés en bataille. Parmi eux, fond ténébreux orné d’une unique fleur blanche, aux extrémités rouges sang, et quelques lettres argentées « Tentation ». Et il était bien vrai qu’il était réellement tentant de s’en saisir, de l’ôter de cette simple table… et de le savourer. Et c’est ce que j’ai fait. Pour quelques jours j’ai délaissé mes précieux XVII et XVIII ème siècles, voilà, rangés ils ré-appartenaient pour la première fois depuis fort longtemps, à leur époque… le passé et je ne cherchais pas désespérément à m’y plonger, désireuse d’oublier le siècle dans lequel je me trouve. Bref, et c’est alors que, comme à mon habitude, toujours beaucoup trop passionnée, je me suis lancée corps et âme dans ma nouvelle lecture. Que de larmes versées. J’avais l’impression, assez paradoxalement que le livre ouvert n’était pas celui que je tenais sur mes genoux, mais moi. Moi. J’ai retrouvé d’innombrables sentiments, des sensations inexprimées, inexprimables. J’étais Isabella Swan. Ne riez pas. Certes, Bella est passionnément amoureuse d’un vampire, ce qui n’a jamais été mon cas (je pense ^^), mais elle, est humaine, et a donc des sentiments humains. C’était en mai, le 9 mai précisément. Le jour où j’ai cru que je mourrais. Ou plutôt le jour où d’un coup de couteau habile, il m’a coupé mes ailes et mes rêves de jeune fille trop romantique, une fois de plus. Je ne voulais pas y croire, je me suis faite toute petite ce jour-là, avec ma jupe blanche à volants et mon petit haut vert pomme, j’ai pleuré tout mon soul. J’ai tenté de me ressaisir lorsqu’il a commencé à parler, les autres n’auraient pas compris, mais je palpais sa confusion, son gène. Alors je suis sortie, pour la première fois je n’ai pas cherché à briller devant lui, j’ai fui, loin, loin de mon bourreau, en larmes. Mais le mal était fait, je ne m’en remettais pas, ce n’était plus des larmes mais des torrents, torrents dans lesquels je me noyais, torrents qui m’emportaient un peu plus loin de jours en jours. Puis il est parti, mon bourreau est parti. Un peu comme le départ d’Edward, de l’Edward de Bella « Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m’en mêlerai plus. Ce sera comme si je n’avais jamais existé. ». Avec la seule différence que moi je n’y ai pas eu droit à ces quelques mots. Il est parti, parti, comme cela, sans prévenir. Et en effet, je ne l’ai plus revu, plus jamais. Seulement le « comme si je n’avais jamais existé », lui n’est jamais passé, je ne m’y suis jamais faite. Comme le dit Bella, j’ai longtemps eu la sensation d’avoir été « cassée au-delà du récupérable » car depuis tout ce temps, il n’a jamais cessé d’exister dans mon cœur. Peut-être qu’il y a une part de comique dans la situation si l’on sait que, tout en étant si près, vous êtes tout de même indéniablement parti… loin… très loin… Après le départ d’Edward, Bella s’est noyée dans le travail pour oublier. Ce fut mon été, et c’est encore le cas depuis septembre. Travaille, tu t’y noies parfois mais au moins tu n’y penses pas. Hélas cela ne marche pas toujours, et parfois, un mot, un papier égaré rappelle ce que l’on voudrait oublier et à la fois ne jamais perdre, et c’est très douloureux. Sûrement que je suis un peu masochiste d’avoir aimé lire ce livre, et d’avoir entretenu l’ouverture d’une plaie qui peine à se refermer.

Bref, je m’égare, comme toujours lorsque j’écris. Si je poursuis dans cette voie, je serai dans l’obligation de rebaptiser mon article, alors, par résignation (mais emprunte d’un grand soulagement cependant) je me réengage dans le livre, dans l’histoire. C’est étrange lorsque l’on sait que je suis si peu pieds sur terre quand il s’agit de l’amour et du prince charmant, que je trouve aussi beaucoup d’attrait dans ce genre particulier de livres traitant des vampires. « Vampire », le mot est dit. A mes yeux, le vampire est tout ce que l’être humain se refuse d’être, un vampire est torride, immoral, excessif, délicieux, il vit (même si c’est paradoxal). Peut-être que le vampire serait le « ça » freudien. Evidemment, je ne suis pas là à parler de quelques stupides films d’horreurs égarés, faisant de l’histoire issue de Vlad l’Empaleur un simple « business », moteur à frissons dont le berceau se trouve en Transylvanie (notre Roumanie actuelle). Non, je vois plutôt le roman Dracula de Bram Stocker naturellement qui mérite haut la main le nom d’œuvre littéraire. Encore un livre qui m’a totalement enivrée et pas que j’ai des tendances bizarres, seulement que la rédaction est plus que fine et que le mythe Dracula est inévitable. Bref, même si Dracula est un buveur de sang, il garde une part d’humanité je trouve, ce n’est pas une bête assoiffée. Et bien dans Tentation, Edward, le petit copain vampire démissionnaire est la perfection incarnée, on imagine aisément le dieu grec. De même pour sa famille, tous ont une beauté parfaite, ce sont de gentils vampires qui ont fait une croix sur la chasse à l’homme. Du coup, pour les septiques à tout ce qui peut badiner avec le surnaturel, vous ne vous en rendrez presque pas compte, et oublierez vos réticences en prenant conscience que tous les personnages de ce livre sont aussi humains les uns que les autres. Bon, je ne cacherai pas que c’est surtout destiné aux adolescents, Bella étant lycéenne, vous y retrouverez vos petits tracas, vos chagrins d’amour… Bref, parfait.

Oops, j’allais oublier, dans la mesure du possible, lisez Fascination avant, qui est le premier tome de la série. (Par non-information, la bibliothèque qui ne sait pas ce qu’elle achète, ignorait qu’il y avait un premier volume). Cependant j’ai commencé par le second, mais il peut aussi être intéressant de savoir comment a débuté la relation enflammée et passionnée entre Bella et Edward, après avoir vécu la rupture. A vous de voir !

Bien belle après-midi à tous.

alone

Commentaires

Qui n'a jamais connu de chagrin d'amour ? Moi aussi j'avais 16 ans la première fois que j'ai cru que je ne m'en remettrai pas. Je comprends tes sentiments, aujourd'hui encore je ne peux pas penser à ce garçon sans amertume... En tout cas, tu écris vraiment très bien :) Bonne journée (surtout si c'est les vacances) !

Posté par Lilly, lundi 19 février 2007 à 10:20:10

Merci...
Ah ces garçons, s'ils savaient... mais bon... De tout manière je crois encore au Prince Charmant et nah! ;-)

Posté par MélanieLP, lundi 19 février 2007 à 10:47:25

Moi aussi j'y crois. J'en connais plein d'ailleurs :o)

Posté par Lilly, lundi 19 février 2007 à 21:00:20

Tentation

Difficile parfois de ne pas être tenté par la tentation !
Serge.

Posté par Serge, jeudi 22 février 2007 à 11:33:12

Je voulais te remercier de m'avoir fait découvrir les livres de Stephenie Meyer. Je viens de terminer le premier tome, il est absolument génial. Je n'ose pas me jeter sur la suite, j'économise un peu avant la sortie du troisième tome...

Posté par Lilly, samedi 28 avril 2007 à 21:35:18

Déçu...

Après lecture du premier tome, je suis loin de rejoindre le tapage qu'on peut faire autour de la série. Certes ce n'est pas mal écrit, mais l'ensemble comporte de grosses lourdeurs, et est beaucoup trop noyé dans son statut de roman pour adolescent (je dis ca sans arrière pensée). Pas mauvais mais loin d'être aussi culte qu'on le dit.

Une autre chronique ici : http://blog.vampirisme.com/vampire/?306-meyer-stephenie-fascination

Posté par Vladkergan, vendredi 27 juin 2008 à 18:28:34

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